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Handle, In Threes (Upset The Rhythm)

In Threes est un de ces disques trop rares qui vous cueillent sans prévenir, au moment où l’on s’y attend le moins. Pas besoin de quelconque préambule, introduction, note d’intention, ni même d’une première écoute attentive. Ça tombe bien : on ne sait rien ou presque sur ces jeunes gens de Handle qui sortent de nulle part. On nous souffle seulement que l’un des membres a été élève dans le bahut de Martin Moscrop, ce qui n’est pas anodin mais n’explique pas entièrement l’affaire. Continuer « Handle, In Threes (Upset The Rhythm) »

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FAME 2020 : Cool Daddio, The Second Youth of R. Stevie Moore de Monika Baran et Imogen Putler

+ Interview « Mots-Clés » et Playlist consacrée au parrain du home recording

Cool Daddio, The Second Youth of R. Stevie Moore de Monika Baran et Imogen Putler
Cool Daddio, The Second Youth of R. Stevie Moore de Monika Baran et Imogen Putler

Difficile d’échapper aux chiffres quand il s’agit de R. Stevie Moore. Cinquante années d’enregistrements, quatre cents albums, des centaines de vidéos. Des chiffres et des nombres hors normes, fruits du travail d’un passionné toujours resté à la marge. Surtout, il est dommage qu’il n’existe pas d’unité de mesure de la liberté et de l’honnêteté, car ce sont les domaines d’excellence de R. Stevie. C’est justement de ce double mérite que le film de Monika Baran et Imogen Putler, Cool Daddio : The Second Youth of R. Stevie Moore, tente de témoigner. Continuer « FAME 2020 : Cool Daddio, The Second Youth of R. Stevie Moore de Monika Baran et Imogen Putler »

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Bill Baird ou comment réussir dans l’industrie du disque

Bill Baird
Bill Baird / Photo : Fabian Villa

Après être tombé en admiration devant Spring Break Of The Soul (2013) et avoir rédigé à la va-vite un Sous Surveillance pour la RPM sur son auteur (un Sous Surveillance sur artiste qui avait déjà enregistré une bonne dizaine de disques – quelle idée !), j’ai manqué presque toutes les occasions d’écrire sur Bill Baird. Il faut dire que le prodigieux secret-le-mieux-gardé-des-USA, qui a revisité à sa façon presque tous les genres de la pop (des Beach Boys au krautrock) sans jamais se départir de son style, fait curieusement peu de vagues, dans nos contrées comme ailleurs. Pourtant, on ne peut dire que les opportunités de chroniques ont manqué, puisque l’ancien jeune premier devenu outsider enregistre en moyenne deux albums par an depuis qu’il a claqué avec panache la porte de C(r)apitol Records. Désormais, le Texan résidant en Californie compte une trentaine de disques et cassettes à son Bandcamp sous les noms de Sound Team, Sunset et Bill Baird. Mea culpa, donc. Toutefois, à l’heure des bonnes résolutions, je prends chaque année le temps d’écouter ses derniers disques sortis confidentiellement en me disant que c’est dommage, toutes ces occasions manquées. Et puisque les dernières livraisons (composées entre autres de Gone, Owl (Arthur King Presents) et Daily Ever Drawning) sont excellentes, l’occasion semble (enfin) parfaite pour rattraper minutieusement le temps perdu.

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Jeremy Jay, Dangerous Boys (Switchblade / Domino Publishing)

Jeremy Jay, Dangerous BoysJe me rappelle la première fois où j’ai rencontré la musique de Jeremy Jay. J’avais pris l’habitude de guetter la programmation des concerts de The Smell à Los Angeles qui constituait le meilleur vivier de cette époque et où se croisaient la plupart des musiciens que j’aimais. C’était en 2006 ou 2007, et un nouveau nom était au menu. Aussitôt, je me suis rendu sur la page MySpace de Jeremy Jay, où le curieux était accueilli par Secret Sounds dans sa version primitive (la plus belle), celle avec sa guitare désaccordée et son énergie juvénile. Surprise de découvrir une chanson aussi immédiate et élégante à la fois : le coup de foudre. Puis vinrent  l’écoute du fameux single Airwalker, avec en face B la reprise d’Angels On The Balcony et les deux excellents premiers albums parus sous le protectorat de Calvin Johnson (A Place Where We Could Go en 2008 et Slow Dance, l’année suivante). Continuer « Jeremy Jay, Dangerous Boys (Switchblade / Domino Publishing) »

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Ariel Pink’s Haunted Graffiti : Le pot aux roses

Ariel Marcus Rosenberg Pink
Ariel Marcus Rosenberg

« L’avenir de la musique !? Le passé est tout ce que nous avons. Le futur est tellement ennuyeux… » Je me souviens que cette réponse du génial Ariel Rosenberg m’avait soufflé, alors que je réalisais ma première véritable interview — qui plus est avec l’idole qui m’avait donné envie d’écrire sur la pop moderne. Cette assertion inattendue, évidemment provocatrice, était bien aux antipodes du cool tel qu’il était défini en cette année 2010 alors que le monde connecté faisait encore mine de croire, chaque mois, à l’embryon d’une nouvelle révolution musicale. Continuer « Ariel Pink’s Haunted Graffiti : Le pot aux roses »

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Grouper, A I A : Dream Loss / Alien Observer (Kranky)

 

La fin de la décennie annonce le temps de la rétrospection et des bilans. La réédition d’A I A, composé d’Alien Observer et de Dream Loss tombe donc à point… Depuis dix ans (probablement quinze), à l’exception de Mount Eerie et Sore Eros, les seuls artistes folk dont j’ai aimé les disques de façon durable ont été composés par des femmes œuvrant en solo. Il est même curieux de parler de folk pour qualifier la musique créée par ces musiciennes tant celle-ci est mutante, faite de drone, d’ambient, de couches de réverbérations et de vapeurs tout en demeurant si évidente et limpide. Liz Harris, comme sa compatriote Tara Burke (Fursaxa) et la Finlandaise Lau Nau, appartient à ce petit groupe de musiciennes dont l’esthétique musicale est marquée par une forme de panthéisme et une approche très expérimentale du plus intime et dépouillé des genres musicaux.

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Première : Joseph Black, Wildest Dreams

Joseph Black, Wildest DreamsOn s’étonnera toujours du relatif insuccès de Joseph Black. Sous Surveillance avec son premier projet Honeydrum, single du mois de mai 2014 avec sa chanson Minha Menina et élu troisième meilleur album de cette même année toujours sous le nom de Donovan Blanc dans la RPM, on a eu le temps de ruminer nos espérances et nos frustrations. L’an passé, il a aussi fait paraître Northern Exposure, une jolie cassette parue sur le petit label Chill Mega Chill. Depuis, l’ami Joseph a décidé de mettre les petits plats dans les grands et de peaufiner avec un soin obsessionnel son nouvel album. Continuer « Première : Joseph Black, Wildest Dreams »