« Drive for miles, and never turn off
We’ll find a cathedral city
You can be handsome, I’ll be pretty »
Camera Obscura, c’est 2006, et ça correspond à une époque de voyages initiatiques dans une petite voiture rouge siglée de chevrons argentés, enfin, une AX Citroën, quoi. Camping, parcourir l’Allemagne de bas en haut, pour monter en Suède, en passant par un ferry, dont la moquette profonde et odorante servira de lit pour une nuit, pour arriver direct chez Kurt Wallander, remonter vers le nord, les routes droites, les forêts, les forêts et encore des forêts. On ne verra pas Stockholm, vaincus par la route. Je ne conduis pas, je te laisse cette charge, pendant que je rêvasse à la portière, devant les paysages forestiers qui défilent. Continuer la lecture de « Camera Obscura, Let’s Get Out of This Country (Elefant Records, 2006) »
La musique électronique et la pratique du live ont toujours entretenu des relations complexes. Un certain cliché irait même jusqu’à en opposer les termes : quoi de plus éloigné de la plus ou moins grande spontanéité de l’interprétation instrumentale que la soi-disant froideur des séquenceurs et autres systèmes de programmation. Évidemment, comme tout cliché, c’est sa part de fausseté qu’il convient de souligner. On pourrait même établir une histoire passionnante du live électronique et de ses singularités : du concert d’enceintes avec la musique acousmatique à l’impro live néo-psych du côté de la free party, en passant par les expérimentations de la scène indus ou de la scène laptop/Extreme Computer Music. Ou encore plus précisément, ces quinze dernières années, du côté du revival analogique. 




