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Sr. Chinarro, concert Life Is A Minestrone à Charenton, dimanche 8 septembre 2019

Sr. Chinarro
Sr. Chinarro / Photo : Stéphanie Boillon et Juanlu Fajardo

– Elle était très belle, la version de la première chanson du rappel, celle qui est sur le disque gris.
– Ah oui ? Merci. Mais c’est bizarre pour moi de jouer des morceaux aussi vieux : j’ai comme l’impression de jouer des reprises d’un autre groupe…

C’est une fin d’après-midi, un dimanche, juste à côté de Paris. Une maison, avec un salon aux murs blancs et un patio avec des azulejos – et je me suis dit que ce ne pouvait pas être autrement. C’est une fin d’après-midi très douce, qui vient ponctuer le premier weekend de la rentrée – un weekend un peu échevelé. C’est une fin d’après-midi, et Life Is A Minestrone a invité Antonio Luque, alias Sr. Chinarro, pour l’un de ses concerts de poche dont cette association de mélomanes amateurs a le secret. Continuer « Sr. Chinarro, concert Life Is A Minestrone à Charenton, dimanche 8 septembre 2019 »

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Playlist : El genio de Sr Chinarro

(Presque) 30 ans, 4 labels, 16 albums, 3 compilations, 1 nombre incalculable de musiciens. Ainsi résumé, le parcours du Sévillan Antonio Luque, alias Sr Chinarro, donne un peu le vertige. Ça tombe bien, l’écoute de ses chansons, ambassadrices d’une post-pop dessinée dans le clair obscur, également… Quelques semaines avant son concert de poche francilien chez nos amis de Life Is A Minestrone, cette playlist nous rappelle à son génie. Continuer « Playlist : El genio de Sr Chinarro »

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La Movida

La révolution culturelle madrilène exposée à Arles

Miguel Trillo, El Calderón, Rolling Stones concert, Madrid 1982.

Je n’arrive pas à me rappeler de l’année. Et encore moins de l’artiste qui avait eu les honneurs de la couve de ce numéro de Rock & Folk. Ce devait être en 1984 – ou peut-être l’automne 1983. Car j’avais déjà entendu parler de la scène indépendante espagnole, ça c’est une certitude. Je l’avais découverte au cours des étés que je passais en partie à Altea, une coquette cité balnéaire située à une dizaine de kilomètres de l’hallucination architecturale qu’est Benidorm – pour résumer : les années 60, le franquisme (nous y reviendrons), le tourisme. Là-bas, j’avais sympathisé avec un garçon du coin de deux ans mon ainé, qui trainait en mobylette avec sa bande de copains (en idiome local, on appelle ça une pandilla), connaissait à peu près tous les lieux cool de la côte et partageait avec moi les mêmes gouts musicaux – dans le désordre, The Cure, New Order, l’electropop et la new-wave en général. Continuer « La Movida »

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Playlist : La Movida

À l’aune de la très belle et pertinente exposition sur la Movida – ce mouvement pluricuturel avant tout madrilène né à la fin des années 1970 – qui se tient en Arles jusqu’au 22 septembre, en voici l’une des bandes originales possibles, à écouter pour mieux oublier la canicule. Continuer « Playlist : La Movida »

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The Cure, Festival Mad Cool à Madrid, Samedi 13 juillet 2019.

Robert Smith The Cure
Robert Smith, The Cure / Photo : Mauro Melis via Sound Of Violence

Et alors ? On attend quoi d’un groupe que l’on a vu plus d’une dizaine de fois sur scène – même si la dernière remonte à l’été 2002, dans un festival en Espagne déjà, à peu près à la même heure et enveloppé par la même chaleur ? On attend quoi d’un groupe qui a été la bande son de ses années d’adolescence, ce moment où sans en avoir conscience (on ne s’en rend compte que bien plus tard), tout est encore possible. On n’en attend pas grand-chose en fait – ou plus exactement, on a surtout passé l’âge de tirer des plans sur la comète. Alors, on ne se torture plus des heures avant l’entrée en scène en essayant de savoir « et ce soir, ils vont jouer quoi ? » Continuer « The Cure, Festival Mad Cool à Madrid, Samedi 13 juillet 2019. »

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The Parrots, Festival Mad Cool à Madrid, mercredi 10 juillet 2019.

The Parrots
The Parrots / Photo : CB

Mince. Le bassiste joue sur une Höfner – peut-être pas le même modèle que Paul McCartney, mais quand même… Il y a quelques années, cela aurait sans doute suffi à ce que je tourne les talons, un air dédaigneux au coin des lèvres, direction le bar situé à peine à une centaine de mètres où le spritz servi dans des gobelets en plastique coule à flot – pour cinq misérables euros. Oui, mais voilà. L’âge (le mien), la nationalité du groupe (espagnole), le site (Valdebedas, la banlieue madrilène où se trouve le camp d’entrainement du Real Madrid), la moiteur de la nuit – il est 22h00, et le soleil s’est enfin couché sur l’immense site du festival Mad Cool –, les corps qui ondulent et les bras tendus vers la scène font que l’envie de rester l’emporte sur tout le reste. D’autant que les quatre, voire cinq, puis six musiciens ont la passion chevillée au corps, une joie de vivre communicatrice et des chansons tout aussi parfaitement dépenaillées et déglinguées qu’eux. The Parrots sont à l’image de leurs morceaux, chantés dans un drôle d’idiome où se télescopent anglais et castillan : volubiles, attachants, un peu barrés, délicieusement foutraques, toujours surprenants. Continuer « The Parrots, Festival Mad Cool à Madrid, mercredi 10 juillet 2019. »

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Elefant 30 : Family

Javier and Iñaki dans leur workshop à San Sebastián en octobre 1991.

Pour mieux fêter cette année les 30 ans d’Elefant Records (petit label madrilène devenu grand, dirigé par l’infatigable Luis Calvo, soutenu depuis toujours par Montse Santalla), Section 26 multiplie les articles racontant les destinées improbables de certains artistes, disques et autres petites choses liées à la passion musicale. Après Spring et Le Mans, il était a priori impensable de ne pas évoquer l’unique album de Family, Un Soplo En El Corazón, la bande-son idéale pour tous ceux qui tombent amoureux. Continuer « Elefant 30 : Family »

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Dois, Fenòmeno EP (Discos de Kirlian)

Il y a un an, nous évoquions ici-même le 45 tours posthume du très bon groupe étasunien The Yetis, publié par la charmante maison de disques Discos de Kirlian (des amateurs de Le Mans à n’en pas douter !) Le label  barcelonais confirme à chaque sortie être de ceux que nous souhaitons chérir longtemps. La structure défend une certaine idée de l’indépendance, romantique, détachée de certaines contingences matérielles, proposant des disques pop dans l’âme. Nous ne les évoquons ainsi pas suffisamment, mais nous écoutons chacune de leur sortie avec la plus grande curiosité.  Continuer « Dois, Fenòmeno EP (Discos de Kirlian) »