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Purple Mountains, Purple Mountains (Drag City/ Modulor)

On ne pourra pas dire qu’il ne nous a pas prévenu. Pour son retour après dix années d’absence, David Berman a balancé un titre sous forme de profession de foi abandonnée, All My Happiness Is Gone. On regrettera simplement que l’intro dudit scopitone soit absente du disque final, car elle avait une texture d’abandon et de tristesse dont seuls les soixante treize fans des Supreme Dicks (moi inclus) ont du saisir la vraie teneur, l’enchainement avec le morceau (un futur classique à n’en point douter, je me trompe rarement) arrangeant d’ailleurs tout le monde et tout cela dans une belle harmonie disjointe et avec une nappe de synthé new wave pas si incongrue. Continuer « Purple Mountains, Purple Mountains (Drag City/ Modulor) »

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David Bermude

David Berman

Je viens d’une génération musicale qui s’est heurtée trop violemment au réel. La génération qui a gaspillé ses poètes, comme le disait Roman Jakobson. Jason Molina bouffé par l’alcool, Mark Linkous régurgité violemment par les stupéfiants, tout comme Elliott Smith – voilà des ruines ensorcelantes. Jeff Buckey noyé et perdu dans les eaux du Mississippi ? Ah ! Quel triste inventaire. Il demeure pourtant des vivants, des grands vivants, qui ont choisi, eux, de disparaître. David Berman s’est réfugié, sans compromission, dans le secret. Il est un modèle. Continuer « David Bermude »