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Christmas Overdose

Quand la rédaction de Section26 décide de compiler ses meilleurs morceaux de saison façon cadavre exquis… il y en a pour 5 heures de playlist et on frôle l’overdose. Alors évidemment, pour l’écoute, c’est selon le bon vouloir de chaque plateforme, en fonction de la rareté de chaque morceau. Whatever. PLAY IT LOUD AND BOTTOMS UP. Continuer « Christmas Overdose »

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Selectorama : Lisa Balavoine

Lisa Balavoine

Deux coups de cœur en une seule année, ça fait quand même beaucoup penseront certains… Du premier, qui dure trois minutes et quelque et s’intitule Swimming – première chanson de jeunots australiens cachés sous le nom d’Ultracrush (mais tellement) –, j’ai déjà beaucoup parlé. Sur le second, je suis resté jusque-là plus discret. Paru en début d’année 2018 – mais découvert il y a à peine quelques semaines –, Éparse est le premier roman de Lisa Balavoine – enseignante de jour, écrivaine de nuit (c’est rarement l’inverse) –, responsable d’un livre dont la forme est aussi personnelle (une succession de scènes et flashes de son existence évoqués dans le désordre forment un drôle de puzzle que le lecteur tente de reconstituer) que le fond est universel – comment (sur)vit-on après une séparation et ce qui en découle… Universel à tel point qu’on a l’impression de se retrouver parfois face à son propre portrait. Contrairement à Dominique A (Le Courage Des Oiseaux fait une brève apparition dans le livre) qui conte sa Vie En Morceaux, la jeune femme, dont on jurerait qu’elle est la fille de Nick Hornby (une certaine tendresse pour les listes) et Annie Ernaux (le quotidien en guise de seul décors), dévoile, elle, des morceaux de sa vie, armée d’une intrigante “impudeur pudique”…

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Machine Girl – The Ugly Art (Kitty On Fire)

pochette Machine Girl, The Ugly ArtMonolithe effréné d’ultraviolence ultrasensible, The Ugly Art est le plus pur et le plus nécessaire précipité de rage punk post-moderne que pouvait sécréter un monde comme le nôtre en 2018, paysage dévasté aux horizons aussi laids que putréfiés, foutant la haine à chacune de ses circonvolutions débiles. Un disque infiniment furieux envers absolument tout, montrant les dents et écumant sa bile électronique pendant près d’une intense heure de digital hardcore buté et crâneur. Continuer « Machine Girl – The Ugly Art (Kitty On Fire) »

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79,5 , Predictions (Big Crown Records)

Notre époque semble être une succession d’événements anxiogènes ne nous laissant guère de répits. Trump, Brexit, Paris à la croisée des flashballs et des voitures cramées… Les étoiles s’alignent pour remettre en cause les fondements de nos existences pacifiques. Au delà de ces événements qui nous touchent tous, il y a nos soucis personnels, ceux au fond plus difficiles à évoquer que les maux de notre temps. Au carrefour de nos vies, plus ou moins accidentées, la musique agit souvent comme un pansement à l’âme, de ceux capables de nous aider à affronter les turpitudes triviales comme les plus confuses. Continuer « 79,5 , Predictions (Big Crown Records) »

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VIDEO : The Apartments au Sonic à Lyon, le 12 octobre 2018.

On dit du souvenir qu’il embellit – c’est alors, je crois, qu’il se métamorphose en nostalgie. Sincèrement, je n’en sais rien… Mais ce n’est peut-être pas faux. Combien de fois, sur la seule foi d’une photo, d’une mélodie qui trottait dans la tête, d’une odeur, d’une sensation, est-on parti sur les traces d’un passé plus ou moins récent pour – parfois, souvent ? – constater que ce n’était plus tout à fait comme avant – comprendre que c’était un peu décevant ?

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Tahiti 80, The Sunsh!ne Beat Vol. 1 (Human Sounds)

Vingt-cinq ans d’existence, un premier album il y a dix-neuf ans, six autres depuis : les Français de Tahiti 80 sont désormais des briscards de la pop indépendante hexagonale, de ceux capables de traverser et résister aux différentes modes. Imaginez-vous, certains lecteurs et lectrices de cette chronique (probablement égarés) n’étaient potentiellement pas nés quand Heartbeat passait dans les clips de M6 la nuit ! Chevronnés certes, mais pas blasés, les Rouennais. A vrai dire, leur volonté de se renouveler et de garder une oreille attentive et innocente sur l’idiome pop a quelque chose d’attachant et charmant.

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Selectorama : Hervé Bourhis

C’était il y a onze ans. Pour le compte d’une revue dont on taira une nouvelle fois le nom, je croisais la route de l’auteur et dessinateur Hervé Bourhis à l’occasion de la sortie de son Petit Livre Rock, ouvrage à la couverture rouge et au format de 45 tours qui retraçait, par le parti-pris(me) de son auteur, l’histoire de cette musique qui ne cesse de mourir – ou de ressusciter, comme vous préférez – depuis sa naissance. Grandi à Tours, Parisien quelque temps avant de prendre la tangente pour poser ses crayons à Bordeaux, le jeune homme réunissait alors pour la première fois ses deux passions. Batteur et / ou chanteur au sein de groupes que l’histoire a vite oublié, mais dessinateur et / ou scénariste talentueux – que ce soit pour raconter des fictions ou croquer ce qui fut / est la réalité –, Hervé Bourhis avoue écrire dans le silence mais dessiner en musique. Celui qui, entre Lennon ou McCartney, choisit Brian Wilson a fait de son idée de Petit Livre une série, qui lui a permis de détailler la Ve République ou la bande dessinée, mais surtout de renforcer son image de mélomane aux goûts éclectiques (la musique noire, les Beatles). Aujourd’hui, il sort, avec l’aide de Hervé Tanquerelle, un Petit Livre de la French Pop (Dargaud), qui conte l’histoire musicale hexagonale de 1956 à nos jours. L’occasion était trop belle pour ne pas demander à Hervé Bourhis les dix chansons tricolores qui lui filent des frissons.

hervé bourhis
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Les (bons) coups de Ash

Ash, 1994.

Grandir sans renoncer tout à fait à être soi. Pas facile, tout particulièrement lorsque l’on a connu la reconnaissance publique avant même d’atteindre sa majorité et que l’on a publié ses meilleurs albums – Meltdown, 2004 et Twilight Of The Innocents, 2007 – alors  que fans et critiques les accueillaient avec une indifférence croissante. Il a fallu presque huit ans pour que Tim Wheeler et Ash parviennent enfin à inventer la meilleure manière de vieillir sans se laisser flotter sur l’air du temps. Huit ans de tâtonnements plus ou moins approximatifs – une flopée de singles numérique inégaux enregistrés en 2010 puis, en 2014, pour le chanteur, un album solo à la Tchao Pantin, ambitieux mais inabouti consacré au décès de son père – avant de renaître, presque à l’identique. Brutalement interrompue en 2007, pour ce qui concerne les albums, la discographie du trio irlandais a donc fini par retrouver une nouvelle jeunesse, sonique et fougueuse, avec le détonnant, Kablammo !  (2015) suivi cette année par l’excellent Islands. Désormais exilé aux USA, Ash semble avoir accepté son identité en enregistrant encore une fois un LP qui ressemble à s’y méprendre au rêve le plus fou de ses admirateurs : un condensé de power pop ultra-efficace, regorgeant de mélodies imparables et de refrains bébêtes à souhait, et où les guitares métalliques – Flying V en tête – rivalisent d’intensité. Mais c’est encore sur scène que le groupe sait le mieux nous faire partager sa joie insouciante du jeu collectif. Et réapparaître, pour notre grand bonheur, sous les traits inaltérables de l’éternel adolescent qu’il n’aurait jamais du cesser d’être. Continuer « Les (bons) coups de Ash »