
A l’heure de la démat’ généralisée et des intérieurs feng-shui bois cramé, béton lisse, du plastique-ça-n’est-plus-trop-fantastique, c’est un peu la grosse shame de continuer d’entasser des trucs qui serviront, en gros, à prendre la poussière sur les étagères de nos souvenirs. Collectionner est même devenu un gros mot, on s’en défendrait. Et pourtant, dans l’échange à micro-échelle de ces petits fétiches, se joue quelque chose de la constitution de notre mémoire vive qui peut échapper encore un temps à l’archivage méthodique d’une intelligence plus artificielle. Se joue aussi le rapport à l’autre, la preuve de l’intérêt, l’envie d’échanger, la musique, son support, puis la parole, l’écrit qui va avec, le commerce. Et l’autre, derrière tout ça. Continuer la lecture de « Objets du délit #1 TrrrNctrn, Exodus Sexus vs Blason, Tina Thorner »

labels indés ou de manifestations musicales de qualité comme la Villette Sonique première version, Adrien Durand a mené sa barque en navigant vaillamment dans des sphères plus indépendantes, comme avec son projet
Le casting est attachant, la liste des morceaux va de bonnes en meilleures surprises encore. C’est comme si la grande Françoiz Brrr et Nicolas Laureau (Prohibition, Don Nino, NLF3) avaient jeté un œil sur nos premières cassettes, sans même le savoir. Et les suivantes aussi. Il faut croire qu’on a eu les mêmes points de bascule. Ou, à peu de choses près, le même âge au même moment.

Dans les années soixante et soixante-dix, le rock touche quasi universellement le monde. Du 
