Cette semaine, c’est la tuile. Pas de reprise inédite à proposer. Mais puisqu’on vient d’apprendre que l’excellent Joel Jerome édite pour la première fois en vinyle When Beck Was Cool Vol. 1, sa compilation de reprises d’un autre Californien, on s’est dit que l’occasion était parfaite pour rappeler l’existence de l’une des meilleures blagues pop des dernières années. Voici donc le fameux hommage, irrévérencieux et potache, d’un fan à son idole partie trop tôt, dans des circonstances qui, vingt ans plus tard, paraissent toujours aussi nébuleuses.
RIP Beck.
PS : On apprend qu’un second volume de reprises est en préparation.
À n’en pas douter, le premier album du trio Crosby, Stills & Nash, sobrement intitulé Crosby, Stills & Nash (1969) figure dans de nombreuses discothèques de darons à travers le monde entier. Disque hippie par excellence, l’album est l’un de ces vinyles que tout le monde a sur ses étagères. S’il est devenu un point culminant de la culture classic rock, ce n’est pas uniquement parce qu’il est sorti à la bonne période. Crosby, Stills & Nash, hors contexte, reste un très grand disque, voire un chef d’œuvre. Continuer la lecture de « Crosby, Stills & Nash, Crosby, Stills & Nash (1969, Atlantic) »
L’été fut l’occasion de rattraper un peu notre retard sur l’année écoulée en matière de nouveautés. Sorti mi-mai, quelques jours après la fin du confinement, Abracadabra de Jerry Paper n’avait pas eu l’honneur d’une chronique ici contrairement à Like a Baby, son prédécesseur, sorti fin 2018. Enfin physiquement récupéré et posé sur la platine, Abracadabra est aussi séduisant que le précédent si ce n’est plus. Certes Jerry Paper reste fidèle à son esthétique et continue d’œuvrer dans la même direction mais le résultat est toujours aussi charmant, espiègle et élégant. Continuer la lecture de « Jerry Paper, Abracadabra (Stones Throw Records) »
Le californien Alex Izenberg a tout de l’élève trop doué et fantasque qui sait qu’il n’a pas besoin d’en faire trop. Son premier album Harlequin, paru en 2016, en a sûrement perdu plus d’un alors que celui-ci célébrait une belle folie dandyesque masquée par un certain je-m’en-foutisme. Il faut reconnaître au garçon, par ailleurs diagnostiqué schizophrène, le don de frustrer son auditoire et maquiller sous des faux airs de démos à peine abouties des compositions pop baroques et psychédéliques pourtant au final vraiment exquises. Quelque chose comme les ambitions démesurées d’un jeune Van Dyke Parks enregistrées sur un 4-pistes de seconde main et accompagnées par la fanfare de la MJC du coin. Continuer la lecture de « Alex Izenberg, Caravan Château (Domino) »
J’ai croisé Ben Schwab pour la première fois en mai 2019, sur la terrasse du Point Ephémère à Paris. Drugdealer, pour qui il donnait de la voix et de la guitare, venait avec sa bande d’achever un moment inoubliable. Alors que je tombais sur lui à la sortie de la salle, je ne manquais pas de le féliciter pour ce qui était déjà (et est resté) pour moi le plus beau concert de l’année. Puis, craignant une suspicion de fayotage, je glissais un compliment impassible sur un autre de ses accomplissements : Golden Daze, son projet partagé avec Jacob Loeb, et Simpaticoqui, sorti à peine trois mois plus tôt, tournait en boucle dans mes oreilles et dans ma tête. C’est en pleine pandémie, à plus de 9 000 kilomètres de distance, que nous avons eu l’occasion de poursuivre cette discussion maladroitement entamée un an plus tôt. Le prétexte ? La publication des premiers enregistrements de Simpatico (réunis sous le simple titre de Simpatico Demos), ou l’occasion de redécouvrir un album resté trop confidentiel. Continuer la lecture de « Golden Daze – Été indien »
A moins d’être né aux États-Unis dans les années 70 ou d’être fan de Dire Straits, la phrase I Want My MTV ne vous dira rien.C’est le slogan de la première campagne de publicité virale, orchestrée par une bande de passionnés de rock et de télévision, qui décidèrent à la fin des 70s que la musique ne se devait plus uniquement d’être écoutée mais également vue. C’est aussi le titre du documentaire réalisé par Tyler Measom et Patrick Waldrop qui retrace la naissance de la chaîne, depuis le premier «videoclip» jamais réalisé, (Mike Nesmith, ex-Monkees) jusqu’à la création de The Real World, première émission de télé-réalité non-scriptée sur un groupe de jeunes gens vivant ensemble dans une maison. Continuer la lecture de « Musical Ecran 2020 : « I want my MTV » de Tyler Measom et Patrick Waldrop »
Un duo new-yorkais formé de Kat (chant, guitares) et Andi (chant, guitares, basses, synthétiseurs). Le couple, en musique comme dans la vie, a fréquenté les mêmes écoles en Chine mais n’ont commencé à vraiment se fréquenter que depuis leur installation à New York.