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The Garden, Mirror Might Steal Your Charm (Epitaph)

The Garden Mirror Might Steal Your CharmQu’il fasse sortir de votre bouche sèche un soupir de contentement ou une nausée incontrôlable, impossible d’enlever au troisième album de The Garden, Mirror Might Steal Your Charm, son étourdissante propension à provoquer des réactions aussi épidermiques qu’imprévisibles. Depuis haha en 2015 et la poignée de singles et EP’s qui l’ont suivi (dont le toujours délicieux Call This # Now en 2016), les frères jumeaux Wyatt et Fletcher Shears semblent avoir perfectionné leur punk oblique et quasi-aléatoire pour en faire aujourd’hui la plus excitante démonstration d’un rock en négation, crachant de l’idée tordue par hectolitres, à des lieues de la lente décomposition d’un certain indie rock aux guitares papiers-peints tricotant de l’accord bossa-nova sous péridurale. Continuer la lecture de « The Garden, Mirror Might Steal Your Charm (Epitaph) »

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Donzii

Donzii
Photographie : David C. Gordon alias Funkiller

Qui ?

Jenna Balfe (chant, claviers)
Dennis Fuller (basse, machines)
Monroe Getz (batterie)
Nick DeLucca (guitare)

Où ?

Miami, New-York (Etats-Unis)

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The Other People Place, Lifestyles Of The Laptop Cafe (Warp)

The Other People PlacePlus de quinze ans après l’arrêt de leur carrière, Drexciya reste l’un des secrets les mieux gardés de Detroit, et en même temps, une des figures les plus importantes de la scène locale, celle qui a vu émerger ses pères fondateurs : les Belleville Three (Kevin Saunderson, Juan Atkins et Derrick May), Mad Mike et le collectif Underground Resistance, ou Jeff Mills, pour faire court. En dix ans (1992-2002), Gerald Donald et James Stinson, producteurs techno issus de la seconde génération, ont posé les bases d’une musique électronique subtile, hypnotique et incroyablement riche, sous une pléthore d’avatars, dont le plus fameux reste Drexciya.

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The Yetis

The Yetis

Qui ?

Christian Luengen (voix, guitare solo)
Nick Gillespie (basse, voix)
Patrick Gillespie (batterie)
Freddy Kempel (guitare rythmique, voix) Continuer la lecture de « The Yetis »

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Peaches, Rub (I U She/INgrooves/K&B)

Elle, c’est l’impératrice officieuse du beat vicieux, de la punchline chargée de sexe brut, une performeuse hors normes idéologiquement militante, allergique aux clichés et au premier degré. Mais depuis I Feel Cream en 2009, Peaches semblait avoir disparu des bacs à disques. Constat à moitié vrai puisqu’à défaut d’un véritable album, elle a expérimenté d’autres formes d’expression : l’opéra rock avec Peaches Does Herself (2012) précédé par la tentative avortée du show Peaches Christ Superstar (2010), et une pléthore de featurings aussi variés qu’hétéroclites : un single aux côtés du guitariste de Rammstein dans son groupe Emigrate l’an dernier, des collaborations électro avec les allemands de Gomma et Boyz Noize en 2012, une autre avec le rappeur queer Cazwell en 2011, sans oublier celle auprès de The Flaming Lips et Henry Rollins pour une version alternative de The Dark Side Of the Moon (2010) et un caméo au même moment chez Christina Aguilera. Cherchez-là, et elle ne réapparaîtra jamais où on l’imagine. Continuer la lecture de « Peaches, Rub (I U She/INgrooves/K&B) »

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The Young Sinclairs, This is The Young Sinclairs (Ample Play / Modulor)

The Young Sinclairs est un des secrets les mieux gardés de la scène indépendante américaine. Leur nouvel album, This Is The Young Sinclairs est le premier à bénéficier d’une distribution française grâce à une signature sur l’excellent label Ample Play (Sudden Death Of Stars, Bed Rugs). Membre de la famille informelle The Magic Twig Community (Bleeding Rainbow, Eternal Summers), le groupe de Roanoke (Virginie) s’est fait le chantre d’un folk-rock élégant et gracieux depuis une dizaine d’années. 45 Tours après 45 Tours, Sam Lunsford, principal compositeur et initiateur du groupe, a perfectionné un son majestueux et cristallin qu’il déroule fièrement sur ces quinze compositions. La première face de l’album compile une sélection de titres édités en simples dans lesquels Dylan croise les Byrds. Gorgés de Rickenbacker 12 cordes, Problems, New Day et Turned Around font mieux qu’imiter les maîtres, ils les égalent. Chansons égarées dans une faille spatio-temporelle, entre 1966 à Los Angeles et 1987 à Glasgow, l’émotion et la sincérité qui les parcourent sont intemporelles. Dans le second acte, The Young Sinclairs, à la surprise générale, remisent les guitares, place aux pianos et orgues ! That’s All Right et Between The Summer And The Fall tiennent ainsi autant d’Otis Redding et Booker T Jones que du Zimmerman et McGuinn. Country et Soul s’unissent dans un slow langoureux culminant sur la sublime All Fallen Down. Lui succède une anodine I Could Die. Conclusion bien trop bruyante pour un disque si délicat et sensible.

 

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L’interview collégiale de Lee Hazlewood

Lee Hazlewood
Lee Hazlewood

Ce n’est pas tous les jours que l’on a l’occasion de rencontrer une légende vivante. Un personnage culte. Un génie de la musique pop, rock, country, j’en-passe-et-des-meilleures. Et ne perdez pas de temps à essayer de rayer l’une de ces mentions. Elles sont toutes exactes. Quoique… Peut-être un peu en dessous de la vérité. Lee Hazlewood, donc. Ni un poète, ni un idiot, ni un minable. Un producteur, compositeur, arrangeur intelligent, malin et drôle qui a fondé son premier label, Viv Records en… 1955. Un type dont les chansons, au ton souvent bien plus ironique qu’il n’y paraît, ont été reprises, au fil des âges, par Elvis Presley, Dusty Springfield, Dean Martin, Einstürzende Neubauten, The Jesus And Mary Chain, Slowdive ou Robbie Williams.

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