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Selectorama : Deliluh

Deliluh
Deliluh

Nous ne vous avions jamais parlé de ce groupe devenu duo originaire de Toronto et expatrié en Europe, et c’est bien dommage car leur musique âpre et pessimiste colle complètement à notre époque. Post quoi, exactement ? Kyle Knapp et Julius Pedersen ne cherchent pas trop à ce qu’on les catégorise, et c’est tant mieux. Flaut Lines, le troisième album de Deliluh libère des atmosphères pesantes, où les notes psyché s’écrasent dans un décor industriel. En attendant de les voir vendredi 27 à Mains d’Œuvres sur la scène du Mofo 2023, voici quelques-unes de leurs influences, puisant autant dans le film noir que les musiques rares et prégnantes. Continuer la lecture de « Selectorama : Deliluh »

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Lightships, Electric Cables (Geographic)

lightshipsAu petit jeu des tentatives extraconjugales, les membres de l’équipage Teenage Fanclub, monstre sacré d’une certaine pop parfaite depuis 1990, ont largement procédé par pointillisme, au gré de diverses collaborations généralement familiales et heureuses (BMX Bandits, The Pastels, Kevin Ayers) plutôt que par des projets clairement identifiables. Norman Blake fut le premier à s’illustrer dans une échappée belle sous le pseudonyme de Jonny en 2011. Continuer la lecture de « Lightships, Electric Cables (Geographic) »

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Sous surveillance : Récréation

Récréation
Récréation / Photo : Renaud Sachet

Qui ?

Léo Heitz-Godot, basse de guitare
Olivier Stula, guitare de fuzz
Alicia Lovich , percussions debout
Marie Lagabbe, batterie rythmique
Peran André, cassette électronique

Où ?

Strasbourg, Alsace.

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Modern English, les années folles

Modern English
Modern English

Il y a des albums dont on a pensé, des années durant, qu’on était seul à les aimer. À les chérir. Seul ? Pas tout à fait. Il  y avait aussi les copains, les copains de la résidence de la banlieue ouest. Au sommet de nos hit-parades imaginaires, il y avait ce disque et je ne sais plus exactement comment on l’a découvert – peut-être grâce à Thierry, comme souvent ; peut-être grâce à Bernard Lenoir et Feed-Back, comme toujours – et le concert des Bains-Douches à Paris diffusé en direct un soir de fin d’été 1982 mais écouté un peu plus tard sur cassette vierge (comme, dans le désordre, les prestations de Depeche Mode, Cocteau Twins ou Tears For Fears…).  After The Snow, donc. Continuer la lecture de « Modern English, les années folles »

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Climats #39 : Ben Lee, Florian Illies

La musique de Yo La Tengo entre deux giboulées et une éclaircie prend toute son ampleur mais Liz Phair dans la brume, cela ne sonne plus pareil.

Climats met en avant disques et livres selon les aléas de la météo. Continuer la lecture de « Climats #39 : Ben Lee, Florian Illies »

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Le Singles Club revu par le label breton Too Good Too Be True


Qui n’a pas été irrésistiblement attiré par les 7’’, n’a pas craqué juste pour la pochette, tel un enfant devant un stand de bonbons ? Mais pas seulement, car ce format a permis à nombre d’entre nous de connaître, à moindre frais, un nouveau groupe. Les labels ont vite compris l’enjeu dès les années 80 et ont lancé les Singles Club, avec un abonnement donnant droit à un single par mois, avec des inédits. En 1988, c’est Sub Pop qui s’y colle, suivront 7 volumes à ce jour, où l’on retrouvera, entre autres, Nirvana, Flaming Lips, Les Thugs, Beat Happening, Codeine, Modest Mouse, J Mascis, Deerhunter, Porridge Radio, Washed OutRough Trade enchaîne à partir de 1991 avec Vic Godard, The Auteurs, Tindersticks, Mazzy Star, Mercury Rev, Strangelove, My Bloody Valentine… Une initiative qui s’exporte jusqu’en France avec le label Lithium, notamment.

Et voilà que le flambeau est repris par les activistes musicaux brestois Too Good Too Be True Records. On connaissait déjà l’excellent magasin de vinyles Badseeds – associé récemment avec Kuuutch, le carrefour des Arts graphiques et de la micro-édition – et leur label Music From The Masses promouvant la scène brestoise et bretonne. L’an passé, Too Good To Be True Records naissait des cendres de beko disques pour aller dénicher des petits trésors de l’Angleterre à la Russie, en passant par le Canada, Singapour, la France, les États-Unis ou la Norvège. Ils viennent de créer le Singles Club. Un challenge au vu de la situation actuelle ? Réponses d’Emmanuel, l’un des deux défricheurs.

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Selectorama : Kael

KAEL
KAEL / Photo : Maxime Ortega

Tout juste un an après la sortie de son excellent E.P Diagnostic, KAEL revient avec quatre nouveaux titres des plus enthousiasmants. Le groupe marseillais emmené par Théo Serre – qui officie également dans les très recommandables Pogy et les Kéfars –, a montré, à l’instar d’autres formations hexagonales comme Asphalt ou Alvilda, que la power-pop la plus distinguée pouvait se marier avec bonheur avec la langue française. Continuer la lecture de « Selectorama : Kael »

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« Lee Hazlewood, l’homme qui faisait chanter les femmes » par Christophe Deniau (Le Boulon)

Avec la parution en octobre 2022 aux éditions Le Boulon de la seule et unique biographie française du monumental Lee Hazlewood, Christophe Deniau a réparé une injustice aberrante. Comment un musicien, chanteur, compositeur, parolier, producteur, arrangeur, patron de label d’une telle envergure n’avait-t-il pas encore inspiré un livre destiné aux lecteurs français ? Ce n’est pas comme si Lee Hazlewood était un artiste obscur, seulement connu d’une poignée de dévots s’adonnant à un culte ésotérique dans des catacombes ! Lee Hazlewood fait au contraire partie des ces musiciens de génie qui ont eu la chance de connaître à la fois un succès populaire massif – grâce à de légendaires duos avec Nancy Sinatra -, accumulant les disques d’or et les royalties, mais qui ont également – de manière plus souterraine -, acquis un véritable statut de mythe auprès des mélomanes les plus pointus comme les frères Reid (Jesus and Mary Chain), Stuart Staples (Tindersticks), Richard Hawley, Steve Shelley (Sonic Youth), Nick Cave ou encore Jarvis Cocker (Pulp), qui ont maintes fois crié sur les toits leur admiration pour les disques solos du Texan. Continuer la lecture de « « Lee Hazlewood, l’homme qui faisait chanter les femmes » par Christophe Deniau (Le Boulon) »