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SECTION26 NEWS#8 : 08.2020

Playlist section26 Août 2020

Une année pas comme les autres et un été étrange donneront forcément une rentrée décalée. À l’heure où nous n’avons toujours pas vraiment de nouvelles précises quand à la réouverture des salles de concert et des clubs, exsangues pour la plupart, les sorties se réveillent en douceur, les nouveautés pointent le bout de leur nez. Voici notre moisson aoûtienne, en priant pour que ce gouvernement se réveille enfin et que des mesures soient dictées. Achetez des disques pour le moment, les disquaires indépendants n’attendent que vous. (TS)

Playlist disponible en cliquant juste ici sur YouTube, Deezer et Spotify.

01. Dent MayEasier Said Than Done

On vous a déjà placé un extrait en juin de son Late Checkout qui est sorti le 21 août sur Carpark Records, mais comme point trop n’en faut… En attendant de le retrouver dans nos pages. (TS)

02. Whitney, Rain

Certes, cela fait déjà quelques mois que l’on chantonne ce single, mais Candid, l’album dont il est extrait, lui, vient d’être révélé. Si le tout semble si familier dès la première écoute, c’est qu’il ne s’agit là que de reprises. Parmi elles, un incontournable du répertoire américain, Take Me Home, Country Road, chanté en duo avec Waxahatchee, ou Hammond Song, la chanson phare du regretté trio des soeurs Roche. Un concentré de réconfort. (CG)

03. The Lemon Twigs, Live in Favor of Tomorrow

Suscitant généralement indifférence (au mieux) ou mépris, les frères D’Addario n’ont que faire des critiques et s’obstinent à « honorer » leurs idoles. Pour leur troisième album, ils lorgnent désormais parfois du côté de Sweet et Meat Loaf, sans aller jusqu’à la parodie complète façon The Darkness. Il serait toutefois dommage de passer complètement à côté de ce troisième album intitulé Songs For The General Public, ne serait-ce que pour ce titre, qui évoque davantage Creedance Clearwater Revival, voire The Hollies, qu’un tribute band de Gary Glitter. Un peu d’air et de nostalgie ensoleillée, c’est parfois tout ce que l’on peut souhaiter en cette fin d’été. (PR)

04. Home Blitz, What We Wore

Daniel Di Maggio revient sans crier garde avec un nouveau 4 titres, paru chez Sophomore Lounge. What We Wore, qui ouvre l’EP, est courte et relativement classique, ce qui n’est pas le cas des trois autres pistes beaucoup plus expérimentales. (VDPJ)

05. The Sweethearts, Suzie

Deux ans après la disparition brutale de Sam Merhan, Zak Mering a exhumé six chansons inédites de The Sweethearts, le projet qu’ils menaient ensemble il y a une décennie. En voilà le premier extrait agrémenté d’une vidéo d’Alice Cohen. On se croirait en 2009. Tube ! (XM)

06. Jorge Elbrecht, This Time Or Never

Jorge Elbrecht continue à dévoiler des extraits du prochain disque de Presentable Corpse, et chaque nouveau titre est meilleur que le précédent. Attention : couplet à tiroirs obsédant. (XM)

07. Astrel K, You Could If You Can

Le chanteur et guitariste d’Ulrika Spacek, Rhys Edwards, présente son nouveau projet Astrel K au travers de deux premiers titres magnétiques. Un 7 pouces paru en version ultra limitée sur le label fondé par Stereolab, Duophonic Super 45s. On a hâte d’entendre la suite. (CG)

08. Motorama, Today & Everyday

Motorama nous envoûtera toujours, en témoigne si besoin était Today & Everyday, morceau de leur futur album Before The Road. « The cursed poets in the bag / Peculiar values in the head / To escape the daily life / You lie in bed / Moscow’s sidewalks in the rain / And petrichor is in the air / Life goes on in a cruel, beautiful way. » (CM)

09. Luke Abbott, Kagen Sound

Le retour de l’ovni électro Luke Abbott, qui n’avait rien sorti depuis 6 ans, ne peut que nous réjouir. Kagen Sound est le premier extrait de l’album Translate qui sortira chez Border Community. Kagen Sound « is one of the simpler tracks on the record, it’s based around the Korg Monopoly, which is one of my favourite sounding synths. […] To me the track feels like a a huge opening in the earth, like a cosmic doorway, which is why it’s the opening track on the album. » (CM)

10. William Basinski, O, My Daughter, O, My Sorrow

Des boucles éternelles qui puent le cafard ? Des fréquences aiguës ratatinées ? De la réverbération par hectolitre ? Mais oui, c’est l’ami Basinski qui revient aux affaires. Premier single de son prochain album Lamentations (dont la tracklist a de quoi surprendre avec 12 morceaux relativement courts), ce O, My Daughter, O, My Sorrow nous introduit lentement dans sa chute ténébreuse avant qu’une voix vienne finalement déchirer les nuages. Parfait pour une fin du monde, ou une fin d’été, au choix. (EV)

11. Angel Olsen, Whole New Mess

A peine un an après le grandiose All Mirrors paru en octobre dernier, c’est avec Whole New Mess, une collection d’arrangements plus intimes de ces chansons parues en 2019, qu’Angel Olsen nous surprend. La chanson-titre fait partie des quelques inédits qui s’y sont glissés. L’américaine ne se doutait certainement pas, en composant ce texte de rupture il y a des mois, de la portée nouvelle que son texte prendrait aujourd’hui. Un “tout nouveau désordre”, en effet. (CG)

12. Big Search, Infinite Mirror

Il paraît que quand Matt Popieluch a.k.a. Big Search a commencé a écrire Infinite Mirror, c’est la voix de Chris Cohen qu’il a entendue dans sa tête. Un songe devenu réalité, puisque les deux musiciens de Los Angeles – après avoir joué ensemble sur le premier album et chef d’oeuvre de Cass McCombs, A, en 2003 – se retrouvent ici à chanter en harmonie et à expérimenter, instruments en main. Une énergie et une spontanéité rafraichissantes se dégagent de cette collaboration qui, on l’espère, ne s’arrêtera pas là. (CG)

13. Gruff Rhys, Negative Vibes

L’album de Gruff Rhys, Babelsberg, avait été enregistré en 2018 avec le National Orchestra of Wales. Le prolifique frontman de Super Furry Animals nous en livre désormais une version épurée mais toujours aussi prenante, qui sortira pour le Record Store Day sous le nom (Don’t) Welcome The Plague As A Blessing / The Babelsberg Basement Files. (CM)

14. Sylvie Simmons, The Thing They Don’t Tell You About Girls

Pour son deuxième album, Blue on Blue évoqué ici chez nous, la journaliste-chanteuse Sylvie Simmons a ressorti son ukulélé et se laisse accompagner, entre autres, par un formidable solo de cloches joué, avec maestria, par l’inénarrable Howe Gelb. (CR)

15. The Ex, Human Car

Superior Viaduct continue son travail de réédition en s’attelant aux débuts de The Ex, formation punk (mais pas que) des Pays-Bas. On commence par celle prévue pour fin août, All Corpses Smell The Same, leur premier 45 tours sorti en 1980. (VDPJ)

16. Sweeping Promises, Hunger For A Way Out

Y’a du Kleenex/Liliput dans ce Hunger For A Way Out, qui ouvre le premier album de Sweeping Promises. Une bonne rasade de post-punk décalqué et pan-dans-les-dents, avec sa grosse basse au riff-autoroute et le parfait chant scandé de Lira Mondal (qui pourrait jouer dans un biopic imaginaire de Lora Logic). Ajoutez à ça un son joliment crado que le trio de Boston affirme avoir obtenu grâce à une « méthode d’enregistrement à un micro », et vous avez là une pure perle DIY, de celles qui justifient le temps passé à écumer mille médiocres LP passéistes sur Bandcamp. L’ivresse quoi. (EV)

17. Idles, Model Village

Idles présente un quatrième single extrait de leur prochain album Ultra Mono, qui sortira chez Partisan Records. Le clip est réalisé par Michel Gondry. Énergie brute et réjouissante pour nous parler d’un village pas si modèle, mais on s’en doutait. (CM)

18. Liiek, One Two

Après un 8 titres paru en avril, le trio berlinois sort des cartons un 7 pouces très efficace enregistré au célèbre club SO36. Il nous tarde de les voir par chez nous. (VDPJ)

19. Marie Davidson & L’Œil Nu, Renegade Breakdown

Elle avait annoncé ses Adieux au Dancefloor mais heureusement la québécoise Marie Davidson nous revient, avec un nouveau groupe, L’Oeil nu (un trio qu’elle compose avec son mari, Pierre Guerineau, l’autre moitié d’Essaie pas, et leur ami Asaël R. Robitaille), et un nouvel album à paraître le 25 septembre. Ce premier extrait convoque une basse disco, la pop kitsch des années 80 et l’ombre électronique de Moroder, mélange l’anglais et le français et nous invite à nous trémousser jusqu’au coma. Boule à facette exigée. (LB)

20. A.G. Cook,Soft Landing

Après une décennie à ne sortir que des singles, le patron de PC Music, A.G. Cook, a décidé de faire taire tout le monde avec un septuple album de 49 morceaux. Parfois portfolio de luxe, parfois rasade de démos qui auraient du rester au fond d’un disque dur, 7G reste un puissant tour de force venu d’un type responsable des plus puissants moments de la pop des 2010’s. Et, niché au milieu du troisième disque A.G. Supersaw, Soft Landing est un superbe exemple de la façon dont Cook sait faire émerger la beauté dans le crissement synthétique d’ondes dissonantes. (EV)

21. A Certain Ratio, Yo Yo Gi

Voici un troisième extrait du prochain album – le premier en 12 ans – des toujours excellents A Certain Ratio. Cet album, ACR Loco, sortira chez Mute. Selon Jez Kerr : “This album is a culmination of everything we’ve ever done”. Et Martin Moscrop enchaîne : “Digging into the past for the boxset [2019’s ACR:BOX] must have rubbed off on us and influenced the current album. I think it helped spark up our imagination. It allowed us to work in some of the past as we move forward into the future”. Mission réussie. (CM)

22. Kelly Lee Owens, Corner Of My Sky

Son nouvel album est très attendu. Kelly Lee Owens frappe fort et a réussi à convaincre son légendaire compatriote, le toujours affuté John Cale, de venir poser sa voix, en mode mi chanté mi parlé, en anglais et en gallois s’il vous plait, sur cette longue montée atmosphérique et menaçante. (LM)

23. NLF3, B

Les trois compères de NLF3, Fabrice Laureau, Nicolas Laureau et Jean Michel Pirès fêtent les 20 ans du groupe cette année et en ont profité pour concocter un bel album, ABCDEFG HI!, sorti le 21 août chez Prohibited Records. Le morceau qui suit, B, est “un blues, un morceau qui invite à méditer autour de l’idée de fuite en avant. Comme pour la plupart de nos morceaux, il n’y a pas de paroles, mais le clip nous a permis de préciser un peu ce qu’il évoque pour nous.” (CM)

24. Róisín Murphy, Something More

Chaque nouvel album répond à peu près toujours à la promesse de quelque chose de singulier et d’irresitible. La diva irlandaise Róisín Murphy est de retour avec un LP à fort potentiel ondulatoire et au titre explicite, Róisín Machine, et c’est au moins une bonne nouvelle pour cette fichue rentrée 2020. (TS)

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