
D’abord, il y a eu cette pochette, aperçue un dimanche soir sur Instagram, sur le compte du très recommandable Nacho Canut – pour ceux qui ne suivent ou ne savent pas, cet homme est la moitié de Fangoria et l’une des figures emblématiques de la Movida et de la scène pop espagnole depuis la fin des années 1970, en particulier pour avoir cofondé, avec son éternelle complice Alaska et le regretté Carlos Berlanga, Alaska Y los Pegamoides puis Alaska Y Dinarama. Des groupes qui, un peu à l’instar d’Orange Juice à la même époque, rêvaient de marier les Ramones et Chic. Alors voilà : quand un type de cette envergure poste sur son compte une pochette, vous avez forcément envie d’en savoir un peu plus. Surtout quand ladite pochette donne une idée assez précise de ce à quoi aurait pu ressembler en vitrine un disque de The Smiths avec Syd Barrett période The Madcap Laughs comme effigie. Et puis, le titre et le nom de l’artiste attisaient aussi la curiosité : Tragedia Española par Confeti De Odio (une traduction approximative en serait : Tragédie Espagnole par Confetti de Haine). Et moi, quand il s’agit de musique pop, j’aime bien les mots qui ne donnent pas le choix : c’est l’amour ou la haine – justement –, il n’y a pas de place pour un milieu plus ou moins juste…
I believe that thoughts can change my body, répète
Soy Tonto!, proclamait-il déjà haut il y a bientôt treize ans sur l’un des titres de son deuxième album,
Les vertus auditives et indirectes du confinement continuent, à juste titre, d’être suffisamment soulignées pour que l’on s’attarde un instant sur le revers de la médaille. Alors que le temps s’étiole et se fige, l’investigation archéologico-réflexive des vestiges de nos propres passions musicales ne cesse d’apparaître comme un dérivatif captivant à la circularité de l’ennui. Comme autant de
J’ai rencontré
« Enlacé par ces eaux glacées qui m’ont gelé le
Rennes fut longtemps une place forte du garage contemporain français, avec en tête de proue 