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Magdalena Bay, Mercurial World (Luminelle Recordings)

Avant même de se lancer tête baissée dans un plébiscite sans filtre du premier album du duo américain Magdalena Bay, envie de tout simplement leur dire merci pour avoir eu le bon goût d’être à la hauteur des attentes. Une série de quatre singles égrainés au fil des mois, tous plus réussis, entêtants et dingues les uns que les autres, culminant sur un album du même acabit, délesté de toute faute de goût. Ne pas décevoir quand on a tout à prouver, quel bonheur en ces temps de blase. Et d’autant plus grand quand il vient d’un groupe qui jusqu’ici avait eu un léger goût de divertissement, façon verre de grenadine un peu trop dilué. Certes il y avait eu de charmants EP et d’amusants petits tubes (How To Get Physical, bas du front mais diaboliquement attachant), mais il était difficile de parier un organe sur le fait que la paire serait capable de sortir de son chapeau le meilleur album de synthpop de 2021. Et pourtant, nous y voilà, il s’appelle Mercurial World, et il est im-pe-ccable. Continuer la lecture de « Magdalena Bay, Mercurial World (Luminelle Recordings) »

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Cory Hanson, Pale Horse Rider (Drag City)

La dernière fois que le guitariste et chanteur de Wand nous avait impressionnés, c’était avec Laughing Matter (2019), un album dans lequel la formation californienne poursuivait sa recherche, entamée avec Plum (2017), d’un son plus progressif et expérimental. Certains titres les rapprochaient alors davantage de Beak> que de Ty Segall, auquel Wand, avec un début de carrière étiqueté « garage » et un label en partage (Drag City), était souvent assimilé au milieu de la décennie dernière. Pour son second essai en solitaire, Cory Hanson reste fidèle au label de son groupe, et dévoile une pochette drôlement proche de celle de Laughing Matter. Par chance, ce n’est pas tout ce que Pale Horse Rider emprunte à cet album paru trois ans plus tôt : on y retrouve la même élégance, le même souci du détail. Certains noms y reviennent aussi : celui de l’ingénieur du son Zac Hernandez, ou du musicien Robert Cody, qui en signent ensemble l’enregistrement.

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