
On aurait pu imaginer que New York, ville-monde, ville-monstre qui a vu naître tant de groupes depuis des décennies, finirait un jour par ne plus être féconde. Ce moment est pourtant bien loin d’être arrivé. Et les fans de pop ne s’attendaient certainement pas à voir apparaître au cœur de la Big Apple de très bons groupes à tendance twee, comme Ribbon Stage ou Jeanines. D’ailleurs, le virus twee n’a pas non plus épargné le reste du pays, comme en témoigne la musique des Californiens de Cindy – dont le dernier LP Why Not Now est un petit bijou –, ou encore celle de The Umbrellas, eux aussi réminiscents de ce genre musical qui a fait florès dans les glorieuses années 1980 au Royaume-Uni, avec The Pastels et autres Talulah Gosh. La twee est donc bien vivante outre-Atlantique. Continuer la lecture de « Un Jeanines par jour éloigne le docteur pour toujours »
Par quel disque appréhender un artiste ou un groupe ? Il est souvent coutume de préférer l’album au best-of. Pourtant, certaines de ces anthologies ont leurs propres lettres de noblesse, comme par exemple The Singles (1969-1973) des
There is nothing simple about this.
« Dans ma vie j’ai du prendre plus de 6000 doses de
Dès les premières secondes de l’une des chansons les plus chéries, une autre voix, la même voix pourtant, les mêmes accords, la même évidence, et tous les fils sont tirés, on aperçoit la trame, on la voit, on ne voit qu’elle, rien d’autre que ce moment, une chanson. On ne se demande rien, on ne fait pas mine d’être surpris·e : c’est tellement là.
C’est la bonne nouvelle de ce mois de novembre : une compilation de
Véronique Sanson