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Continuer la lecture de « Sous Surveillance : Walk Home Drunk »
quotidien pop moderne since 1991

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« Premières lueurs du jour.
Effet retard pour ceux qui n’ont pas appris la nouvelle. Ceux qui ne se sentiront pas concernés, et puis ceux qui réagiront spontanément, par des pleurs ou des cris. »
John Lennon est mort le 8 décembre 1980. Je ne m’en souviens pas, cela ne m’a pas marquée. Je vivais alors avec ma mère qui n’écoutait pas les Beatles et, par la suite, je ne les ai guère écoutés moi non plus. Je me souviens vaguement que certaines de mes amies de lycée le trouvaient beau, aimaient ses chansons ou portaient des lunettes de la même forme que les siennes. Rien de cela pour ma part, j’aurais sans doute été du camp des non concernés.
Continuer la lecture de « « Vies et morts de John Lennon » de Hugues Blineau (Mediapop Editions) »
Échantillons d’une histoire du label Lithium, prélevés dans l’édition spéciale du fanzine Langue Pendue #11, Les Années Lithium
Il y a deux ans et demi, j’ai sorti un numéro de mon fanzine sous-titré, un peu pompeusement, Les Années Lithium. L’idée de rendre hommage à ce label, Lithium (1991-2003), était très importante pour moi, et ce, pour deux raisons :
– parce qu’à l’époque, j’entendais enfin des gens de ma génération qui me parlaient, à moi, sans filtre (style, langue). J’ai ainsi eu, sur le moment, la chance de pouvoir vivre intensément des sorties de disques qui m’ont impressionné (La Fossette, le #3, Mon cerveau dans ma bouche) et d’assister à des concerts de Dominique A, bien sûr, mais aussi de Peter Parker Experience (dans le sous-sol d’un restaurant kebab ou à l’Arapaho à Paris), de Lucievacarme, Mendelson, Diabologum, Françoiz Breut (tous à Colmar), d’Expérience (à la Laiterie de Strasbourg), de Programme (à Ososphère, toujours à Strasbourg)…
– parce que bien au-delà de cette explosion générationnelle et de la simple nostalgie qui pourrait en découler, le label, malgré sa fermeture vers 2003, a continuellement alimenté mon rapport à la musique, m’a interrogé jusqu’à aujourd’hui, notamment sur l’expression en français, qui est au cœur de Langue Pendue et de Groupie. Une question qui reste centrale dans les textes que j’écris aussi pour Section 26 où j’ai toujours le plaisir de découvrir les nouvelles aventures – et d’en rendre compte parfois – de Superbravo, La Fresto, Michel Cloup, Mocke, Bertrand Betsch, Nicolas Paugam, Institut... Tous, jeunes musiciens en devenir, sont passés par la maison (de disque) fondée par Vincent Chauvier. Continuer la lecture de « Essaie de comprendre 1/8 »

Du précédent et bien nommé Mother Fist And Her Five Daughters (1987), nous avions un souvenir biaisé, évoquant les bas fonds barcelonais, le stupre (toujours, oui) et une atmosphère à la fois feutrée et vaguement angoissante. Suite à une dithyrambe bien sentie de Bayon dans Libé, nous rentrions enfin de plain-pied dans un disque solo de Marc Almond, et le réécouter aujourd’hui (pourquoi se gêner, hein) nous constatons ébahis que la veuve poignet n’était pas si honteuse et étouffante que ça. Bien que jouant encore sur sa fibre méditerranéenne, Almond y met déjà beaucoup plus de lumière qu’à l’accoutumée. Mais rien ne nous préparait alors à la luxuriance du suivant, le parfaitement intitulé The Stars We Are (1988), richement réédité ces jours-ci via Cherry Red. Ici, fini les caves sombres du Barrio Chino, tout y est excessif, merveilleusement troussé, en un mot : fabuleux. Fini la bamboche, bienvenue à Las Vegas. Qu’Almond quitte alors Virgin pour Parlophone, tout en gardant ses attaches chez Some Bizzare, ne doit pas être étranger à cette débauche absolue de lyrisme, d’intensité et de lumière. Si sur son successeur Enchanted (1990*) le beau Marc s’étouffe parfois sous les paillettes et le régime chantilly y amarena, le strass est ici alors à une dose parfaitement maîtrisée, excessive mais juste, le glaçage est toujours épais mais encore digeste. Continuer la lecture de « Marc Almond & La Magia, The Stars We Are (Strike Force entertainment / Cherry Red) »
On n’entend que trop peu parler dans nos contrées de rock indépendant Helvétique, scène foisonnante sans restrictions de styles. Et pourtant, ce split 45 tours sorti il y a quelques jours présente deux projets solo, Augenwasser et Léopardo qui méritent le coup d’oreille.Continuer la lecture de « Augenwasser / Leopardo (We Don’t Make It Records) »
Cela fait plus de 8 ans, mais je me souviens assez bien de mon premier coup de foudre pour une chanson de Rat Columns. Et si je ne me rappelle pas les circonstances exactes de ma première écoute de Spectre Hole, je serai plus précis sur l’émotion instantanée que m’a laissée la chanson Summer Thighs. C’est rare, mais ça arrive parfois, d’être ému immédiatement par une chanson. Dans un magma bruitiste et lofi, lorsqu’arrive l’éclaircie et que la mélodie s’élève, j’ai été pris de jalousie : j’aurais aimé écrire cette chanson faite de trois bouts de ficelle. La pureté d’une mélodie surgie du chaos, l’élégance et la distance, alors même qu’on imagine le jeune homme suspendu à une paire de jambes (« ces compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie », comme chez Truffaut). En peu de mots : le romantisme et une certaine grâce… Certes, je m’égare, mais puisse l’écoute de Summer Thighs vous donner l’envie de prolonger jusqu’au titre suivant, This Night Mocks Lovers.
Continuer la lecture de « Rat Columns, Pacific Kiss (Tough Love) »

Pas un moment de répit entre les nouvelles sorties, nombreuses, d’un mois de février pourtant si court. C’est comme si les artistes, jusque là réticents à dévoiler leurs ouvrages en temps de pandémie, s’étaient finalement résignés : puisque le bout du tunnel semble encore loin, autant en animer le chemin. Notre dernière compilation, à rallonge donc, est là pour cela. (Coralie Gardet)
Continuer la lecture de « LA PLAYLIST DES NOUVEAUTES DE FEVRIER 2021 »

Quatrième invité·e du Club du samedi soir dans la catégorie fanzine, j’ai nommé Ductus pop, joli exemple de ce que l’on peut faire de ses dix doigts et de son amour de la musique. Depuis Toulouse, Manon, à la tête du fanzine qui se distingue par de jolis collages en une, raconte : « J’ai créé Ductus pop en 2016 il me semble, après avoir tenu des blogs musicaux pendant des années, tous fermés les uns après les autres parce que je glissais des liens mp3 à télécharger. Je lisais des fanzines papiers et je me suis dit que ça correspondrait finalement bien à ma vision des choses, à un rythme moins effréné. » Vingt-cinq numéros à son actif, et une aventure en parallèle avec son label, Hidden Bay Records. Continuer la lecture de « Le club du samedi soir #37 invite le fanzine Ductus Pop »