
Oui. L’album est en effet sorti au printemps dernier mais après tout, pourquoi toujours confondre vitesse et précipitation – encore plus à une époque où il n’existe plus d’ailleurs que la précipitation –, comme si un nouveau disque, après tout, avait une date de péremption – et qu’en parler quelques semaines, mois, voire années après sa sortie relevait de l’incongruité et que cela revenait à se ridiculiser pour n’avoir pas crié avec les loups… De toute façon, je m’en fous car cela s’imposait pour moi comme une évidence et la pochette disait beaucoup : ces feuilles mordorées qui jouent des coudes pour imposer leur reflet dans l’eau faisaient forcément de cet un album un disque d’automne ou d’été indien. Un disque de lumières plus douces, d’air plus léger, de nuits qui tombent ni trop tard ni trop tôt, de conversations qui se murmurent. Continuer la lecture de « Maxwell Farrington & Le SuperHomard, Window Tax (Talitres) »
La musique électronique et la pratique du live ont toujours entretenu des relations complexes. Un certain cliché irait même jusqu’à en opposer les termes : quoi de plus éloigné de la plus ou moins grande spontanéité de l’interprétation instrumentale que la soi-disant froideur des séquenceurs et autres systèmes de programmation. Évidemment, comme tout cliché, c’est sa part de fausseté qu’il convient de souligner. On pourrait même établir une histoire passionnante du live électronique et de ses singularités : du concert d’enceintes avec la musique acousmatique à l’impro live néo-psych du côté de la free party, en passant par les expérimentations de la scène indus ou de la scène laptop/Extreme Computer Music. Ou encore plus précisément, ces quinze dernières années, du côté du revival analogique. 
Je m’en suis rendu compte il y a quelques jours : j’entretiens avec certains artistes – pour la plupart, les artistes qui ont participé activement à mon éveil musical et m’ont ouvert quelques horizons – des relations amoureuses pas si éloignées que cela de celles qui (dés)unissent Ana et Oscar dans la série
On ne l’a pas tout de suite su, mais c’était là dès le début. Dès l’achat de
Je n’écris pas de chansons tristes, j’écris des chansons sur la solitude. Je crois que c’est à partir de ce moment là, quand j’ai lu ces mots, ces mots qui m’ont parlé, que j’ai définitivement chaviré et que j’ai plongé tout entier dans les 14 titres de
Quand on écrit sur un disque, on commence généralement par parler du label, de l’historique, tout ça — c’est l’usage, ça marche, c’est bien. En l’occurrence, ce serait cependant mentir un peu : je ne connaissais ni Milla Pluton, ni
Avec une régularité presque métronomique, à raison d’un album tous les deux ou trois ans,