De nouvelles sorties nous enthousiasment chaque semaine et, parce que nous ne pouvons parler de tout, certaines ne trouvent parfois pas leur chemin jusqu’à nos pages. Pour soigner cette frustration, nous lançons notre playlist mensuelle, commentée par nos chroniqueurs dans l’article ci-dessous, ou à écouter sur votre plateforme préférée dans le player ci-dessus. En espérant que ces sélections vous révèlent quelques belles découvertes…
Pour fêter la sortie de son troisième album solo, (L’appel de la forêt, ce vendredi 31 janvier sur Born Bad Records), nous avons demandé à Julien Gasc (membre d’Aquaserge, entre autres) de nous donner son Selectorama. Ceux qui connaissent l’animal savent que sa culture musicale est impressionnante, et particulièrement en matière de pop. Gasc est un vrai boulimique de musiques, de films, de littérature, d’art. Ses influences sont palpables, mais jamais écrasantes. Son Selectorama reflète assez bien ce qui fait la quintessence de sa musique : de la pop électronique brésilienne qui rend lascif, des vocaux soul pour garder la joie, du soft rock pour sangloter, du bricolage pop pour faire la fête… En attendant de vous parler un peu plus de L’appel de la forêt dans les jours à venir, voici donc onze titres qui ont inspiré cet enfant des bois.
Pour les bruxellois (ou pour ceux que la route n’effraie pas) : il y aura deux releases-parties au lieu Un Peu, à Bruxelles, Julien Gasc jouera accompagné de tous les musiciens ayant participé au disque vendredi 31 janvier et dimanche 2 février, et seront exposées les oeuvres de Sophie Vendryes, qui a réalisé la belle pochette de « L’appel de la forêt » . (info : https://www.unpeu.info/). Continuer la lecture de « Selectorama : Julien Gasc »
En Attendant Ana a toujours eu une place particulière dans le cœur de Section26. En Décembre 2017, dans le fanzine Mushroom, ils étaient Sous Surveillance aux côtés de Melenas. Funfact : les deux groupes ont depuis signé sur le même label (Trouble In Mind). Puis, le premier album de la formation parisienne nous avait enchanté et confirmé ce que nous pressentions : un groupe un peu à part, capable de faire sonner l’indie-pop comme elle devrait toujours résonner, c’est-à-dire un subtil équilibre entre la finesse des mélodies et l’énergie vitale du punk originel, celui des Buzzcocks ou de Subway Sect. En Attendant Ana parle volontiers de garage pop, pourquoi pas, en tout cas cela résume tout à fait les intentions de la formation que nous situerions dans cette grande famille qui irait des Pastels en passant par The Pains of Being Pure At Heart, Chook Race, The Shifters ou encore The Primitives. Continuer la lecture de « Mixtape Section26 #7: En Attendant Ana »
Toujours dans la famille pop indépendante parisienne qui vit de beaux jours en ce moment, Pop Crimes, un nouveau venu composé de membres d’Amazone, Blondi’s salvation, Young Like Old Men et un ex-En Attendant Ana. Sur ce quatre titres enregistré à peine le quatuor formé, on retrouve ces envolées de guitares qui rappellent les Pastels, Pavement et Sarah Records. Avant de les retrouver un peu plus en détail pour un Sous Surveillance dans peu de temps sur section26, voici ces morceaux que leur label Howlin Banana (très productifs ces jours-ci) nous propose de découvrir au cul du camion, juste avant leur sortie.
C’était il y a quinze ans, pendant l’été – et la saison était plutôt bien choisie : le premier album d’une chanteuse américaine dont le nom d’artiste avait tout pour (me) plaire – A Girl Called Eddy, en clin d’œil même pas dissimulé à A Girl Called Dusty – sortait un premier album formidable de pop vintage. Un album qui devait beaucoup à la période charnière des années 1960 et 1970, aux filles dont le prénom se terminait par le son « i » et au savoir-faire d’un admirateur métamorphosé en producteur, le toujours hautement recommandable Richard Hawley. D’une voix légèrement voilée, Erin Moran chantait avec cette pointe de mélancolie qui rythme si souvent la vie des mélodies jolies comme des cœurs, parfaitement servies par des arrangements d’un autre temps. En dix compositions et une reprise, la jeune femme surgie d’un peu nulle part signait le genre de disque qui allait faire que nos nuits allaient être pendant plusieurs mois plus belles que vos jours. Continuer la lecture de « Selectorama : A Girl Called Eddy »