
Si la guitare à douze cordes sera éternellement associée aux sixties, et en particulier aux Byrds, elle a été prisée par d’innombrables groupes à travers toutes les décennies qui ont suivi.
quotidien pop moderne since 1991

Si la guitare à douze cordes sera éternellement associée aux sixties, et en particulier aux Byrds, elle a été prisée par d’innombrables groupes à travers toutes les décennies qui ont suivi.

Alors qu’il vient tout juste de célébrer la sortie de son très réussi quatrième album solo Drink Up, Rainforest Sinatra (Gone With the Weed), le fantasque Australien installé en France Nathan Roche – par ailleurs frontman du Villejuif Underground -, nous a fait le plaisir de sélectionner dix chansons d’artistes qui ont particulièrement compté pour lui. Le commentaire accompagnant son e-mail illustre particulièrement bien la nature hybride et foutraque de de la musique de Nathan Roche, à la croisée de différents courants du rock : « Je veux dire, il est presque impossible de lister toutes mes chansons préférées avec dix titres. La liste est plus ou moins infinie comme la galaxie… mais, c’est au moins 30% de quelque chose qui pourrait ressembler à une influence… dans mon cosmos… mes influences les plus importantes viennent des gens, des lieux et de l’expérience. Toute la musique est un désordre confus de merde et de couleurs… Tu m’as demandé d’écrire ceci, et j’y ai réfléchi pendant 5 minutes et je l’ai envoyé en 10 minutes. Si je me donnais une heure, les choses seraient différentes. »
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Quelques secondes avant la prestation d’une virtuose de la harpe lors d’une édition des Victoires de la musique classique, Frédéric Lodéon avait lâché cette phrase en direct à la radio : « Vous savez ce qu’on dit des harpistes ? Ils passent la moitié de leur temps à s’accorder et l’autre moitié à jouer faux ! ». Tous ceux qui ont un jour eu une douze cordes entre les mains comprendront. Dieu merci, les pionniers de la douze cordes savaient (pour la plupart) s’accorder et ont su tirer le meilleur des possibilités de cet instrument au son carillonnant très typé.

A la suite de notre mixtape précédente, il fallait bien deux volumes pour célébrer la descendance des irlandais My Bloody Valentine. Par Etienne Greib, Pauline Nunez, Coralie Gardet, David Jégou et Xavier Mazure.
Continuer la lecture de « Le club du samedi soir # 43 : My Bloody Babies »

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Chez Section 26, nous sommes nombreux à avoir su garder une âme d’enfant et toute l’ingénuité qui va avec. Aussi, en début de semaine, lorsque My Bloody Valentine s’est fendu d’un tweet énigmatique pour teaser du vent, nous avons à nouveau caressé bien des espoirs. La seule véritable information est venue d’une interview accordée au New York Times publiée le 31 mars dans laquelle Kevin Shields a annoncé que lui et ses amis étaient en plein travail sur deux nouveaux albums lorsque la Covid les a interrompus. On y apprend aussi que Kevin Shields est (probablement pour la première fois de sa vie) pressé de mener à bien ce projet.
Continuer la lecture de « Le club du samedi soir # 42 : My Bloody Boomers »

Après Bones (2013) et Dur Au Mal (2015), on attendait une continuation dans la graduation de l’excellence pour les ex Bosco et Prototypes (Stéphane Bodin et François Marché) flanqués de l’ex Beat Mark Sylvain Coatleven. On s’est pourtant méchamment pris dans les dents cette Hallucination française, scan possible et affligeant (pas le disque en revanche) de l’état d’un pays psychiquement cerné par quatre années de présidence Macron et d’un an de pandémie gérée comme une problématique de grande école par la pire classe (crasse ?) de bureaucrates auto-centrés et définitivement incompétents. Si l’écoute du disque ne colle pas comme les précédents l’envie de se la mettre dans les grandes largeurs avant de dévaster un dancefloor improbable, son pari est pourtant rempli, assurant même plusieurs pistes possibles pour le futur de Blackmail, groupe trop sous-estimé à l’heure où l’on glorifie une énième fois les petits marquis d’une variété rock, un peu déviante certes, mais finalement ridicule et prévisible. Comme il disent, tu flippes ta race et ça nique tout. Pour le coup ce Selectorama pose une thématique hallucinatoire dont les prolongations n’ont rien d’un pois(s)on d’Avril. Continuer la lecture de « Selectorama : Blackmail »

Dans un effort de concision, nous avons composé cette première sélection du printemps d’une trentaine de titres, dont l’éclectisme ne surprendra pas les habitués. De Squid à Lana del Rey en passant par Gruff Rhys, Floating Points & Pharoah Sanders ou Spiritual Mafia, voici ce que nous avons découvert et apprécié ce mois-ci. Notez que nous sommes désormais également diffusés sur agnès b. radio, sur leur compte Spotify, ainsi que dans leurs boutiques à travers le monde. Si jamais vous entendez un morceau de pop ou de post-punk dans une boutique à Paris, Kyoto, Berlin ou New York, c’est nous !
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