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Dance to the Music #4 : Brit Funk, la playlist


Pour accompagner l’article sur la Brit Funk, une playlist pour découvrir le genre et au delà. Le renouveau du jazz funk britannique fut aussi dense que varié. Retrouvez aussi la playlist et l’article sur la Brit Soul. Continuer « Dance to the Music #4 : Brit Funk, la playlist »

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Dance to the Music #4 : Brit Funk (1974-1985)

Brit Funk, photo extraite de la compilation du même nom par Joey Negro.

Les années soixante et le début de la décennie suivante sont marquées en Angleterre par la recherche d’une identité pour la soul et le funk (voir le précédent épisode). L’apport de l’immigration issu des anciennes colonies, particulièrement caribéennes, amène cependant un souffle et une singularité aux productions nationales. Si les premiers succès soul sont plutôt classiques (The Foundations, Sweet Inspiration etc.), dans l’underground, des formations (Cymande) tentent de créer des ponts avec une musique à cheval entre le rock progressif et le funk, l’Afrique et les Caraïbes. 1974 marque l’émergence d’une production britannique assumée et authentique. Celle-ci culmine à la fin des seventies grâce à l’émergence d’une scène jazz-funk fertile aussi regroupée sous la bannière brit funk. Continuer « Dance to the Music #4 : Brit Funk (1974-1985) »

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Dance To The Music #3 : Brit Soul, la playlist

Pour accompagner la lecture de l’article sur la Brit Soul, voici une playlist de 20 morceaux racontant l’évolution de la musique soul, puis du funk, en Angleterre, entre 1965 et 1974. Version jukebox ou playlist commentée, pour varier les usages. Continuer « Dance To The Music #3 : Brit Soul, la playlist »

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Dance to the Music #3 : Brit Soul (1965-1974)

PP Arnold accompagnée par les Small Faces

Quand les Beatles sortent Love Me Do en 1962, le rock britannique n’a certainement pas l’aura de son équivalent nord-américain en dehors des frontières de l’île. La British Invasion a cependant vite pris une ampleur inédite, y compris aux États-Unis, inscrivant le pays européen comme l’une des grandes nations du genre, la seule capable de rivaliser avec les frangins du nouveau monde dans un duel esthétique relevé. Le cheminement de la soul, et plus généralement la musique noire de l’autre coté de la Manche n’a cependant pas été aussi immédiat. À quel moment les Britanniques ont su s’affranchir du modèle étasunien, s’approprier cette sweet soul music et développer leur propre esthétique ?  L’histoire commence avec les débuts de la Brit Soul, des années soixante au milieu de la décennie suivante. Continuer « Dance to the Music #3 : Brit Soul (1965-1974) »

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The Proper Ornaments, Six Lenins (Tapete records)

Presque dix ans de carrière discographique pour The Proper Ornaments et toujours le même sentiment diffus : le groupe semble être si fragile et pourtant il résiste fort bien. Peut-être que sa modestie n’y est pas étrangère, la formation évoluant régulièrement dans l’ombre des autres projets de James Hoare. Qui aurait misé un penny sur le duo formé par Max Oscarnold (ex-Let’s Wrestle et actuel membre de TOY) et le guitare de Veronica Falls à l’époque de la sortie du premier single sur le label Make a Mess ? Continuer « The Proper Ornaments, Six Lenins (Tapete records) »

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Slow Emotion Replay – The The

17 secondes qui ont changé ma vie

On ne dit pas adieu comme on dit bonjour. Non. On n’abandonne pas un bout de sa vie comme on accueille le facteur. A moins, peut-être, de s’appeler Marc Almond, de n’avoir jamais su faire la différence entre sa joue gauche et sa main droite, et de présenter la claque et la bise comme des siamoises de cabaret lorsqu’il chante Say Hello, Wave Goodbye avec Soft Cell. Mais c’est une autre histoire. Celle qui nous occupe commence il y a vingt-six ans, à Londres, lorsque je découvre Slow Emotion Replay sur l’album Dusk de The The, le deuxième et dernier disque qu’enregistrera Johnny Marr, l’ancien guitariste des Smiths, avec l’Anglais Matt Johnson, sorte de Tom Waits égaré au rayon fournitures scolaires d’un Sainsbury’s. Continuer « Slow Emotion Replay – The The »

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Toy : “Se rapprocher au maximum de qui tu es, c’est l’objectif lorsque tu fais de la musique.”

Toy
TOY / Photo : Steve Gullick
C’était en décembre 2016, au Nouveau Casino, que nous les avions vu à Paris pour la dernière fois. Le quintet de Brighton, propulsé en 2011 par The Horrors, venait de nous gratifier d’un troisième LP, Clear Shot, leur plus riche en date, confirmant une audace qui n’allait pas tarder à les placer au-dessus de leurs aînés. C’est désormais chose faîte avec Happy in the Hollow, attendu le 25 janvier chez Tough Love RecordsUlrika Spacek, Part Time ou Girls Names complétant l’écurie du label londonien au bon goût difficile à égaler. Un ouvrage frappant par la variété des influences qui le composent. L’esprit krautrock, évidemment, dicte toujours la conduite : rythmiques hypnotiques et abondance de synthétiseurs portent la voix rassurante de Tom Dougall. Ce sont ces incursions nouvelles du côté de l’acid folk et de la surf qui, en occasionnant les plus belles réussites de l’album (The Willo, You Make Me Forget Myself), le hissent sur un autre palier. J’ai retrouvé Tom Dougall, chevelure ombrageuse et regard fuyant, accompagné de Max Oscarnold, bassiste de The Proper Ornaments dernièrement recruté, dans un bar du XIIe. Derrière la timidité du leader s’est très vite dévoilée une verve de passionné. Ensemble, ils se sont livrés sur leurs aspirations et leur quête ultime en tant que musiciens : la recherche de leur identité propre.

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Big Beat, une playlist et 50 raisons de le détester

Le Big Beat fut probablement, quelques années durant, la bande son des troisièmes mi-temps noyées sous les pintes de bières tièdes et des poutres d’amphétamines (selon ceux qui y étaient) dans les pubs du royaume britannique, pourtant le genre représente une sorte de parenthèse délirante et hédoniste dans les (assez) sérieuses quatre-vingt dix. Très loin du rock indépendant faisant une fixette sur le Velvet, tout aussi espacé des expérientations à la lisière de la Drum & Bass ambitieuse (pour ne pas dire chiante) de Photek, à rebours de l’éthique underground de la House américaine, petit frère sous-doué plus marrant du Trip Hop, l’éphémère genre cumule toutes les tares possibles : dégoulinant à souhait, novelty dans son essence, totalement dédié à la fête sans prise de tête. Continuer « Big Beat, une playlist et 50 raisons de le détester »