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Carambolage, Carambolage (Azbin / Howlin’ Banana)

Récemment, nous évoquions la bonne santé de la scène francilienne à travers l’excellent EP 4 titres de EggS. Rennes serait-elle à son tour et à nouveau en passe de nous surprendre ? En plus de quelques confirmations récentes (Initials Bouvier Bernois ou Tally Ho!), Carambolage et quelques autres (Born Idiot en tête) pourraient bien créer quelques vocations du coté du Bar Hic, Melody Maker et du Penny Lane, les hot spots de la cité bretonne. Continuer « Carambolage, Carambolage (Azbin / Howlin’ Banana) »

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rustin man, Drift Code (Domino)

Rustin Man Drift Code DominoC’est peu dire que ce premier véritable album de Rustin Man était attendu par une frange de connaisseurs patients qui ont suivi le parcours de Paul Webb en différents endroits au fil du temps. Chez Talk Talk d’abord, pour un phénoménal travail d’épure qui fera passer la new wave au post rock, chez .O. Rang ensuite, où il donna cours en compagnie de Lee Harris (le batteur de Talk Talk) à son goût pour une opération très étudiée sur des rythmiques inspirées des musiques du monde, puis finalement sous l’alias Rustin Man en compagnie de Beth Gibbons (Portishead, qu’il avait d’ailleurs fait débuter sur un album d’.O. Rang) pour un Out Of Season  (2002) dont certains attendent encore la suite avec des cailloux dans les bottes à force de trouver le temps long. Continuer « rustin man, Drift Code (Domino) »

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Selectorama : Olivier Martinelli

Olivier Martinelli, « Mes nuits apaches » / Illustrations : Topolino

Nous ne nous sommes jamais rencontrés. Mais nos routes se sont déjà croisées. Il y a plus d’une dizaine d’années. J’avais reçu au bureau un petit roman (par le nombre de pages) d’un auteur dont je n’avais jamais entendu parler mais dont le titre, Fanzine, avait suffisamment éveillé ma curiosité pour que je prenne la peine d’en lire les premières pages. J’avais été ensuite incapable de le reposer, le terminant d’une traite, emballé par tout ce qui s’en dégageait : l’histoire, le style, les références, les ascendances… Il y était question “d’émois et de mort, de regards fiévreux et de découvertes, de regrets et d’espoirs”, avec le rock et John Fante en toile de fond. Autant dire que par ici, on n’était pas loin du sur mesure.

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Swervedriver, Future Ruins (Rock Action)

Swervedriver Future RuinsLe temps a, une fois de plus, effectué son formidable travail de sape. Et pourtant, qui aurait parié un repas chaud sur Swervedriver, groupe d’Oxford apparu comme des suceurs de roue de Ride (même ville, même label : Creation, même genre musical, qu’on appelait alors à peine Shoegaze) avec de plus une donnée capillaire infranchissable pour les jeunes snobinards que nous étions. Car pour nous, les dreads (et les groupes de sinistre mémoire auquel on les associait : Credit To The Nation, Back To The Planet, Ozric Tentacles, j’en vois frissonner d’horreur au fond du campement et ils ont raison) étaient éliminatoires, d’office, circulez y’a rien à voir, bande de hippies. Assez peu portés sur la tolérance et l’amitié entre les peuples (exception faite du cas A.R. Kane), sales couillons que nous fumes, nous passâmes donc à coté d’un groupe qui a finalement traversé le temps et notre connerie avec une force tranquille et un talent qu’on finira par leur reconnaître sur le tard. Continuer « Swervedriver, Future Ruins (Rock Action) »

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Bertrand Belin, Persona (Cinq 7)

Bertrand Belin PersonaPar quel bout le prendre pour le dire ? Des disques écoutés dès leur sortie, ça arrive de moins en moins. Il y a toujours quelque obsession à creuser, toujours du temps pour arriver ici ou là et, avouons-le, une résignation agréable : depuis le moment où j’ai saisi que je n’aurai pas assez d’une existence pour écouter tous les bons disques, voir tous les bons films, lire tous les bons livres etc., la vie s’écoule sous des jours meilleurs.

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Cheap Riot, (We Might Not) Make It! (Metadrone) / Les Lullies, Les Lullies (Slovenly)

Cheap Riot / Photo : Camille Cier

Le 10 janvier dernier, l’Olympic fut le théâtre d’une messe punk aux allures de passage de relais entre deux groupes vibrants de la scène punk : Cheap Riot et Les Lullies (très bien raconté ici). Hasard du calendrier, leurs albums respectifs sont sortis à quelques semaines d’intervalle. Autre point commun, et non des moindres, ils ont été mis en boîte par Lo’ Spider à Swampland. Le producteur toulousain constitue une figure tutélaire de la scène garage/punk française, dont les enregistrements au son rugueux offrent toujours une vision franche et frénétique des formations qu’il produit (Magnetix, Crusaders of Love, Weakends, Sunsick, Os Noctambulos, Catholic Spray, etc). Continuer « Cheap Riot, (We Might Not) Make It! (Metadrone) / Les Lullies, Les Lullies (Slovenly) »

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Robert Forster – Le retour du messager

Robert Forster
Robert Forster

Quelques semaines avant la sortie de son nouvel album, Inferno (Tapete/Differ-Ant), et au lendemain de la diffusion d’un programme radiophonique entièrement consacré à son oeuvre, il est temps de ressortir de nos archives l’interview de Robert Forster réalisée en septembre 2015, quelques heures à peine avant que l’ancien co-leader de The Go-Betweens assiste au grand retour sur une scène parisienne de son compère de jadis, Peter Milton Walsh. En cette occasion mémorable, nous avions fait le point avec lui, sous forme de mots-clefs, sur une carrière qui s’étale désormais sur cinq décennies et dont les récents prolongements ne cessent de surprendre agréablement.

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