Catégories dossierÉtiquettes , , ,

Dance to the Music #6 : Electro-Funk

Bloc Party avec DJ Kool Herc

En 1982 sort Planet Rock d’Afrika Bambataa & The Soul Sonic Force. Le morceau est une onde de choc dans les clubs et sur les radios. À mi-chemin entre le hip hop naissant et la dance music, portée par une irrésistible TR-808 et son kick surpuissant, le titre propulse un nouveau genre sur le devant de la scène : l’electro-funk, aussi appelé electro-boogie ou electro. Si le style est relativement éphémère, son influence sur la techno et le hip hop en fait un jalon essentiel de la musique contemporaine, un trait d’union entre l’Europe et les Etats Unis, les block-parties et les clubs, la musique noire et blanche. Continuer « Dance to the Music #6 : Electro-Funk »

Catégories dossierÉtiquettes , , , ,

Machines #8 : DX7, squatteur de la bande FM

Yamaha DX7

Souvent honni, le DX7 n’en a pas moins marqué les eighties à coup de rutilants cuivres plastiques et de pianos électriques aujourd’hui datés, mais particulièrement impressionnants vers 1983. Qu’il soit détesté (souvent pour de mauvaises raisons) ou adoré, le synthétiseur culte de Yamaha a complètement bouleversé le marché des claviers et indirectement la production de la musique pop de cette époque et ce, grâce à une nouvelle forme de synthèse, inventée quelques années plus tôt à Stanford… Il y a un avant/après DX7, et l’impact de ce clavier fut incommensurable. Essayons de comprendre pourquoi. Continuer « Machines #8 : DX7, squatteur de la bande FM »

Catégories dossierÉtiquettes , ,

Machines Hors Série #2 : Quelques fameux presets et sons dérivés

Fairlight CMI
Fairlight CMI / Photo : Claude Germain pour la Philharmonie de Paris

Après les effets vocaux dans le précédent hors-série, nous nous attaquons à certains presets et sons dérivés. Les presets apparaissent sur les synthétiseurs avec le développement de la mémoire à la fin des années 1970. Sur les premières machines, il était en effet tout simplement impossible de sauvegarder ses sons autrement qu’en les notant sur une feuille de papier. Un preset enregistre les différents paramètres, il constitue une sorte de photo des commandes (qui doivent donc être numériques) qu’il est possible de rappeler à loisir. Avec l’apparition d’instruments comme le Prophet 5 de Sequential Circuits en 1978, les compagnies livrent avec leurs machines des presets déjà programmés pour montrer les capacités des instruments. Ils vont être utilisés par énormément de musiciens. Avec le recul, certains presets deviennent des véritables marqueurs de leur époque. Ils évoluent avec les modes, tombent en désuétude avant d’être réutilisés pour ce qu’ils évoquent. Ils sont ainsi omniprésents dans la musique que nous écoutons depuis une quarantaine d’années. S’ils peuvent venir de machines cultes (méritant un article ici même), ce n’est pas toujours le cas. Parfois, il n’y a tout simplement pas grand-chose à dire de plus qu’évoquer le preset. Au-delà des presets, avec l’apparition des sampleurs (dont le Fairlight CMI évoqué fut l’un des pionniers), ce sont également des sons qui vont naviguer d’un disque à l’autre et retranscrire la psyché d’une époque… Le récent versus entre Teddy Riley et Babyface rappelle à quel point certains de ces sons (lately bass et orchestra hit) sont intimement liés à des chansons que nous adorons. Voici une petite sélection hautement subjective de presets et de sons célèbres. Continuer « Machines Hors Série #2 : Quelques fameux presets et sons dérivés »

Catégories dossierÉtiquettes , ,

Machines Hors Série #1: du vocodeur à l’autotune, les effets vocaux

Roger Troutman de Zapp et sa talk box home made
Roger Troutman de Zapp et sa talk box home made

En ces temps reclus, il est temps de relancer la série consacrée à ces Machines qui ont changé la donne. Certains d’entre vous auront peut-être ainsi envie d’ouvrir leur logiciel de musique ou de sortir leur guitare… Histoire de s’y remettre en douceur, voici un hors série sur les principaux effets vocaux. Nous avons choisi de ne pas parler des réverbérations, des échos ou des effets de modulations car ils ne sont pas forcément spécifiques à la voix et feront eux aussi l’objet d’un article dans ce format. Il nous a semblé intéressant d’évoquer la question du traitement créatif de la voix, car bien souvent les effets ne sont pas toujours bien identifiés, généralement mis dans le panier du vocodeur ou de l’auto-tune, selon son âge et sa sensibilité. Certains effets sont d’ailleurs difficiles à distinguer les uns des autres, y compris pour des oreilles exercées. Ainsi, nous n’avons pas mentionné certains exemples (Harder Better Faster Stronger ou Around the World des Daft Punk) car la certitude sur l’outil utilisé (vocodeur ou talkbox ?) était floue, malgré nos recherches. Continuer « Machines Hors Série #1: du vocodeur à l’autotune, les effets vocaux »

Catégories dossierÉtiquettes , , , , , ,

Bande à part 3/3

Peter Milton Walsh de The Apartments raconte les Go-Betweens

The Go-Betweens
The Go-Betweens

Peter Milton Walsh, l’éminence grise de The Apartements, a accepté que l’on publie, dans une version française signée Jean-Baptiste Santoni (avec l’aide précieuse de Catherine Cernicchiaro), les notes de pochette du deuxième volume du coffret G Stand For Go-Betweens, qui couvre la période 1985-1989. Plus que des notes de pochette, c’est une histoire magnifique que l’homme nous offre ici. Le troisième et dernier chapitre évoque l’été austral du mois de décembre de l’année 1989. L’année de toutes les fins… Continuer « Bande à part 3/3 »

Catégories dossierÉtiquettes , , , , , ,

Bande à part 2/3

Peter Milton Walsh de The Apartments raconte les Go-Betweens

The Go-Betweens / Photo : Paul Cox pour Beggars Banquet
The Go-Betweens / Photo : Paul Cox pour Beggars Banquet

Peter Milton Walsh, l’éminence grise de The Apartements, a accepté que l’on publie, dans une version française signée Jean-Baptiste Santoni (avec l’aide précieuse de Catherine Cernicchiaro), les notes de pochette du deuxième volume du coffret G Stand For Go-Betweens, qui couvre la période 1985-1989. Plus que des notes de pochette, c’est une histoire magnifique que l’homme nous offre ici, à découvrir en trois chapitres découpés par ses soins. Après Londres et l’année 1985, Sydney et le début d’année 1989…

Continuer « Bande à part 2/3 »

Catégories dossierÉtiquettes , , , ,

Bande à part 1/3

Peter Milton Walsh de The Apartments raconte les Go-Betweens

The Go-Betweens
Robert Forster et Grant McLennan, The Go-Betweens / Photo : Eric Pérez

Peter Milton Walsh, l’éminence grise de The Apartements, a accepté que l’on publie, dans une version française signée Jean-Baptiste Santoni (avec l’aide précieuse de Catherine Cernicchiaro), les notes de pochette du deuxième volume du coffret G Stand For Go-Betweens, qui couvre la période 1985-1989. Plus que des notes de pochette, c’est une histoire magnifique que l’homme nous offre ici, à découvrir en trois chapitres découpés par ses soins. Continuer « Bande à part 1/3 »

Catégories dossierÉtiquettes , , ,

Papivole #10, mon histoire avec la presse musicale, 1978-2018 : le fanzine Ductus Pop

Ductus Pop
Le fanzine Ductus Pop

Un fanzine A5, un label de cassettes… Entre Strasbourg et Toulouse, l’effet miroir avec ma petite entreprise (Langue Pendue : un fanzine A5 et ses cassettes) est étonnant. En découvrant Ductus Pop (numéro 25 déjà !) et le label Hidden Bay (plus de trente références !) par l’entremise de mes amis de Section26, mon cœur a battu la chamade, évidemment. J’y ai lu ce qui fait l’essence d’un fanzine : un mélange subtil d’auto-fiction, d’improvisations graphiques, de constat politique à la première personne, d’interventions d’amis et de proches, et de passion évidente pour les petites choses pop (souvent anglo-saxonnes mais pas que) qui constellent la toile. Manon, dont la boussole interne s’affole parfois vers le sud (l’Espagne, notamment) commente les premiers efforts de jeunes groupes balbutiants, qu’elle recrute parfois dans un même geste pour son propre label. J’avais envie d’en savoir plus sur ses goûts, ses méthodes et son expérience du présent. Rencontre. Continuer « Papivole #10, mon histoire avec la presse musicale, 1978-2018 : le fanzine Ductus Pop »