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« J’avais envie de réfléchir à des instruments nouveaux pour une nouvelle forme de musique. »

Rencontre in situ dans l’atelier de Léo Maurel, fabricant de vielle à roue, entre autres.

Léo Maurel / Photo : Marie Lagabbe
Léo Maurel / Photo : Marie Lagabbe

Fin du mois d’août, je prends ma Berlingo, direction Dangolsheim pour enfin rencontrer in situ Léo Maurel, artisan au service de musiciens bien connus de par chez nous, de Yann Gourdon (France) à Stephen O’Malley (Sunn O)))), en passant par Kali Malone ou Clément Vercelletto et son Engoulevent. Au volant en cet après-midi agréable, je repense à ma collègue de médiathèque Sandrine qui avait invité Léo il y a une dizaine d’années à son animation L’heure instrument : le luthier était venu présenter en public une vielle à roue et ses petites boîtes à bourdon motorisées et j’étais alors bien loin de me douter que se jouait derrière ses objets étranges une petite révolution qui changeait la donne dans une partie du milieu des musiques (néo) traditionnelles et expérimentales. L’artisan, installé dans la région de Strasbourg, allait rayonner bien au-delà et permettre à des musiciens passionnés de répertoires anciens ou avides d’expérimentations actuelles d’accéder à des instruments de facture originale sans se ruiner, en leur proposant de surcroit des personnalisations (notamment à base de moteurs et d’électronique intégrés). Un certain folklore revisité pouvait entrer ainsi de plein pied dans le XXIe siècle, provoquant un regain d’intérêt hors de nos frontières, notamment chez nos amis britanniques (tiens donc) et des passeurs aussi pointus que The Quietus. C’est un garçon souriant, réservé mais affable qui m’a accueilli dans son atelier, au rez-de-chaussée d’une vieille bâtisse, en contrebas de l’église du village, pour me raconter son histoire d’artisan, sa trajectoire d’inventeur d’une lutherie tenant de la tradition mais embrassant des technologies nouvelles, électroniques mais pas que. Rencontre avec un facteur, rêveur d’instruments peu communs. Photographies pour Section 26 et Beurre Noir* : Marie Lagabbe. Continuer la lecture de « « J’avais envie de réfléchir à des instruments nouveaux pour une nouvelle forme de musique. » »

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Avant-gardes folk

Ce week-end, le festival Rage Sacrée à Petit Bain explore la puissance immersive des musiques expérimentales associées aux instruments folk et traditionnels.

Malicorne
Malicorne / Photo : DR

Il peut au premier abord paraître paradoxal d’associer musiques expérimentales et musiques folks ou traditionnelles. Le plus souvent, la posture avant-gardiste semble exclure tout rapport aux formes sur le long terme, pour lui substituer une logique de la table rase − la projection futuriste comme seule option défendue. Pourtant, une filiation minoritaire semble pouvoir être repérée : sans remonter jusqu’à Bartók et son intérêt pour les musiques folkloriques d’Europe centrale, la séquence psyché aura été particulièrement féconde en croisements acid et folk – Incredible String Band, Tim Buckley, Robert Wyatt, et pour la France Malicorne ou Alan Stivell. Continuer la lecture de « Avant-gardes folk »

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Transmission #28 – Spéciale Langue Pendue

Spéciale Langue Pendue.

Emission du 1er décembre 2019 (enregistrée le 24 novembre 2019)
Présentée par Thomas Schwoerer et Etienne Greib, avec Renaud Sachet, du fanzine Langue Pendue.

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