« Connais-tu un produit chimique pour me détacher de toi ? »
L’histoire, c’est que j’ai vu Colombey fin du printemps début de l’été, j’avais été invité pour une plancha chez un copain, c’était super bon, un truc un peu fantasmatique de nourriture hybride cajun créole. Et puis, c’était la première fois que je venais seul à un repas, depuis plus de 20 ans que ça m’était pas arrivé, ça faisait bizarre. En fin d’aprèm, j’étais finalement soulagé de partir de cet endroit pourtant accueillant, où tout le monde était si heureux et que j’étais triste à mourir. Le prétexte, c’était d’aller à un concert dans la rue à côté de chez moi. Rebecca Bonté (qu’on retrouve sur Les yeux fermés d’ailleurs) ouvrait le bal et puis Colombey fermait le ban. Autant la jeune femme me perdait – et ça faisait du bien – avec son électro abstraite et sa chanson destructurée, autant le gars m’a ramené dans un état proche de l’Ohio, j’ai le moral à zéro, comme disait Isabelle. Continuer la lecture de « Colombey, Les yeux fermés (Jelodanti) »

En procrastinateur 100% perdu dans le flux costaud de sorties, il se peut que des disques m’échappent à force de repousser leur micro analyse pour 
« Drive for miles, and never turn off
On attendait un retour en fanfare un peu plus bling pour la légende
« Qui est-ce que je suis
Musique instrumentale de pleins, de déliés et de vides, cette Lyonnaise des eaux troubles nous plonge dans un monde de l’attente : d’un trajet sur une route de montagne, d’une planque dans un quartier chelou, d’une salle du même nom d’un dentiste ou d’un doc, d’un rendez-vous dans un café désert, d’une journée fériée… C’est tout un univers cinétique quasi immobile qui s’ouvre dans sa lenteur et sa masse, devant nous.