
Après les excellents Soleil ’96 (2021) et La Clairière (2023), la chanteuse québécoise Vanille (Rachel Leblanc) revient avec un troisième album intitulé Un chant d’Amour, toujours sur le label Bonbonbon. Entourée de Christophe Charest-Latif ainsi que de Julien Comptour, Philippe Noël et Christophe Rosset-Balcer, Vanille s’est inspirée de la sunshine pop qu’elle apprécie tant. Pour Section26, elle a accepté de nous proposer une sélection de chansons qui l’ont inspirées ou parmi ses favorites dans le genre. Voici donc dix merveilles des sixties, sélectionnées avec Amour par Vanille, autant d’occasion de redécouvrir cette grande période musicale dont le souvenir s’éloigne à mesure que ses participants tirent leur révérence. Cette musique reste pourtant d’une fraîcheur et d’une puissance évocatrice unique comme en témoigne les choix avisés de Rachel Leblanc dont on attend aussi l’album avec impatience.

Déjà repérées il y a plusieurs mois sur la foi d’une très belle proximité avec quelques révolutions new-yorkaises pré-punk de pas beaucoup,
La découverte d’un nouveau disque est toujours une expérience contradictoire : partagée entre l’immédiateté de l’affect et une logique plus oblique, mobilisant un savoir référencé typique de l’érudit-pop. C’est précisément ce qui se produit avec Even the Dog Knows du duo londonien
Si on s’attache souvent à dégotter le plus souterrain et le moins convenu, la moisson saisonnière commence cette fois par un groupe qu’on n’imaginait pas forcément trouver dans nos pages. Un signe qu’on n’est jamais définitif avec nos goûts, et qu’il y a toujours des choses à (re)découvrir, avec l’envie d’élargir et de renouveler notre passion pour une musique amplifiée et indépendante qu’on ne prend plus vraiment la peine de catégoriser.
Là où le champ de l’expérimental rejoint l’immémorial folk : un ode, un node, un nœud — là au fond de la gorge qui prend aux tripes mammifères où le reptilien ne sait plus s’il est poule ou œuf — c’est un nouvel album de 
