
J’ai toujours aimé les reprises. Parfois, j’ai même préféré les reprises aux versions originales. Parfois, je n’ai même aimé d’un groupe que la ou les reprises qu’il avait pu jouer. Mais ce n’est pas le cas ici. Ici, j’ai d’abord découvert ce groupe par une reprise – une reprise assez décalée et jouée, je crois, avec une certaine irrévérence qui n’était pas pour me déplaire. Pourtant, sans le savoir – sans que le principal intéressé ne le sache non plus –, j’avais sans doute ou peut-être déjà croisé l’un des deux responsables de ce groupe-ci dans la vraie vie, le soir du 14 janvier 1996, dans la petite salle barcelonaise baptisée Nitsa alors que se succédaient sur scène Spring puis Le Mans – et que je passais aussi quelques disques (et je me souviens même avoir enchainé Washer de Slint et Da Funk de Daft Punk, mais je ne sais plus dans quel ordre…). Mais le groupe en question, lui, n’existait pas encore. Continuer la lecture de « Hidrogenesse, deux sur une banquette »

Pourquoi s’embêter à vous parler des
Vivre en France pourrait donner à certains amateurs de pop l’impression d’être éloignés de l’action. Certes, nous sommes séparés du Royaume-Uni par un petit bras de mer et des États-Unis par un océan, mais l’aventure est parfois au coin de la rue, et ce, même sans être à Twin Peaks ! À moins de 500 km de Paris se trouve Amsterdam, capitale (constitutionnelle) des Pays-Bas et ville natale des 


Je l’ai écouté pour la première fois un vendredi soir dans le bus 46 entre Montgallet et Voltaire, à la nuit déjà tombée. Vous voyez un peu la scène, vous connaissez le moment : la fin de semaine un peu hard, celle qui déconnecte des sentiments, qui laisse une pellicule un peu dégueu sur à peu près tout. À la première seconde d’écoute, je sais déjà que Touché Coulé va être un de mes trucs préférés. Comment se peut-il qu’on puisse encore en faire quelque chose comme ça, un truc, un disque, un EP. Que je trouve ça formidable de ne pas en revenir d’avoir un cœur, une pompe, un truc qui marche alors que tout autour est cassé. J’en reviens pas des êtres humains qui font encore des trucs d’êtres humains.