
Des premiers Kraftwerk à Neu!, il y a déjà un monde. A de nombreuses choses près, ce que l’on nomme Krautrock peut paraître indéfinissable. En revanche, dans nos esprits, de la fin des années 60 au début des années 80, presque tout ce qui est allemand est Kraut.
Dans le plus parfait désordre, voici une sélection forcément expérimentale (dés)unie par le goût du chou-caillou (bijou, genou, hibou, pou), du chou amer, du chou froid, du chou confit, du chou synthétique, du chou planant, du chou cosmique, du chou industriel, du chou psyché, du chou nippon, du chou dub, du chou glamour et même… du chou de velours. Soit un chou teuton au groove toujours froid, et droit dans sa motte.
Une playlist composée par Gunter Ferchäud, Beatus Ceßbron et Xaver Mazür


J’étais à peu près sûr de ne pas avoir jeté « jeté » ces premiers mails reçus le 18 septembre 2017, à une époque où j’avais la tête ailleurs. Je n’avais donc pas tout à fait réagi comme il se devait à la nouvelle – comme il se devait ? Faire des bonds de cabri dans le salon, ressortir tous les disques des personnes concernées (une vingtaine de disques au total), déboucher une bouteille de vin (Rioja, merci), passer une nuit blanche à tout réécouter et tirer quelques plans sur la comète. Pour résumer, depuis Londres, un ami un peu perdu de vu — mais beaucoup croisé dans les années 1990 – m’annonçait la naissance d’un nouveau projet avec sa compagne. Cette nouvelle, en fait, je l’attendais depuis plus de deux décennies.
Une fois de plus, sans qu’on ne parvienne jamais à en percer les mystères, les flux musicaux transatlantiques semblent avoir miraculeusement franchi les océans pour resurgir, au mépris de toute cohérence géographique, au beau milieu des hautes terres écossaises. C’est en effet depuis une improbable enclave américaine édifiée en plein Glasgow qu’
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