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Selectorama : Lithics

quotidien pop moderne since 1991

Il y a eu ce moment, que je perçois aujourd’hui comme un songe. Pearl Charles, se produisant sur la scène de l’Hotel Vegas, dans la moiteur d’une nuit texane, en août 2019. La californienne avait déjà attiré mon attention, non pour sa musique que je ne connaissais pas encore, mais pour son image : toujours joliment mise en scène sur les réseaux sociaux, cette cowgirl des temps modernes nourrissait mon rêve américain. Continuer la lecture de « Pearl Charles, Magic Mirror (Kanine Records) »
Il ne s’agit pas d’une session totalement inédite puisque Flennen, le label berlinois dont nous vous avions parlé dans un Sous Surveillance vient de poster la vidéo. Mais l’urgence et l’excellence des deux titres de Liiek nous a semblé être une évidence à partager. One / Two et Reckless, ou 4 minutes 29 de post punk du meilleur cru enregistrés à ADK à Berlin il y a quelques mois à peine, et mis en images par Julius Berger. Pas une seconde à perdre, on appuie sur play.
« Ouais… C’est super ! C’est génial ! «
Marrant d’évoquer des oeuvres si minuscules (après Les Sapins de la nuit de Renz, ça va devenir une habitude), celle-ci tirée en vinyle 45t à 10 exemplaires par le label suisse bien nommé Poor. Son support, sans doute épuisé en quelques minutes, qu’en reste-t-il après le jour (l’heure) de sa sortie (jeudi dernier)? Il en reste déjà une empreinte numérique augmentée de trois inédits qui permettra à ceux à qui l’objet des Porta’s aurait échappé de se rattraper. Et surtout, une étrange vibration, celle de sa chanson titre Insupérable, néologisme (je comprends : « qui ne peut être qualifié de super »?) qui met sur la piste de la nature même de sa petite musique : impure, mutante, amateure, spontanée, elle émerge en petit comité d’un terreau familial et amical qu’on devine patient, passionné, artisanal.
Continuer la lecture de « Porta’s, L’Argenté du Népal (Poor Records / Stomoxine) »

Continuer la lecture de « LA PLAYLIST DES NOUVEAUTES DE JANVIER 2021 »

Le 1er Janvier 2020, en buvant le premier café de l’année, j’apprends la mort de Daniel Dumile Thompson AKA MF Doom, célèbre producteur de hip hop Anglais né en Angleterre et qui a grandi à New York. Sa discographie si riche m’a donné envie de fouiner dans mes cds et disques durs à la recherche de ce que j’ai pu écouter par période, le hip hop. De fil en aiguille, j’ajoutais des morceaux sur lesquels il a collaboré, comme le projet Madvillain, mais aussi des artistes qui ont compté dans sa carrière comme Jaylib (J Dilla et Madlib) ou Madlib en solo, la liste est non exhaustive.
Continuer la lecture de « Le club du samedi soir#33 : Back in the days »

Un Breton aux origines espagnoles, amoureux du Pays Basque et du ballon ovale : a priori, il y avait de fortes chances pour qu’on s’entende, Éric et moi. D’autant qu’en plus de tout cela, il y avait une certaine insouciance, un gout sûr pour le Rioja et donc, la musique. Dans l’équipe de Magic Mushroom puis parmi les quatre cofondateurs de la RPM, il tenait à merveille le rôle du taiseux : observateur plus que bonimenteur, il prenait la parole toujours à bon escient et se démarquait de nous tous par ses gouts fortement ancrés dans une certaine tradition rock – à prendre dans son sens non galvaudé – et je crois que sa sélection de photos confirme un peu cela. Continuer la lecture de « Pictures on my wall : Éric Pérez »
Collage sauvage et de mauvaise foi de l’actualité culturelle de la semaine

Comment ai-je connu Hélène Frappat ? Je n’arrive pas à m’en souvenir et lorsque je me rapproche de la vérité de cet instant, tout se tait – tout meurt à la lumière. Peut-être était-ce près de la Fonte Gaia, à Sienne ? Jour de pluie où le brun sale des façades me remplissait d’une immense mélancolie. Non, c’était une nuit. C’était, une nuit d’été à La Rochelle. Le parfum de la glycine, les murs blancs et les mots prononcés très bas. Je lisais Sous Réserve, petit livre violet que je trimballais dans ma poche. Je tombais amoureux d’une écriture. Continuer la lecture de « La Chanson d’Hélène – Hélène Frappat, Still Corners, Vittorio de Sica »