
Même au nom de la grande déflagration noisy pop qui sauva notre adolescence de la frustration et de l’ennui terminal, on saura gré aux frères Reid d’avoir eu la mesure, le recul et la décence nécessaire pour ne pas avoir tenté de nous infliger une bruyante et vaine tentative vengeresse de type Psychocandy II, la mission. Étrangement familier, mais doté de son propre mystère au-delà d’une nostalgie qu’on peine grandement à évacuer tout à fait, Damage And Joy aura finalement prouvé qu’ils avaient encore quelque chose à nous montrer. Et sur scène, la magie opère encore, sans volonté de nuire mais sachant encore doser et le bruit et l’émotion. Les cris de joie et les yeux embués qu’on a pu voir à la dernière Route du Rock ou à Rock en Seine peuvent en attester. On attend donc encore avec impatience les frères Reid le Vendredi 1er Juin sur la scène Flamingo du This Is Not A Love Song Festival à Nimes, à minuit passé. Continuer la lecture de « The Jesus And Mary Chain : les personnages clés de Jim Reid »




Michel Amato a dans les dix-sept ou dix-huit ans sur le cliché ci-contre, et écoute en boucle Depeche Mode dans son walkman. En 2017, il sort le troisième album de The Hacker, Le Théâtre Des Opérations, sur Dark Entries, mais écoute toujours le groupe qui fut le fer de lance de Mute, et les autres artistes du label londonien mythique. Rencontre avec le producteur grenoblois, qui feuillette le livre rétrospectif Mute, A Visual Document From 1978 → Tomorrow de Terry Burrows avec Daniel Miller (Thames & Hudson), dédié à sa maison de disques fétiche.
C’est un peu plus qu’un heureux hasard si Dan Bejar figure au générique de ce Mushroom version 2017. Bien avant que ne sorte Ken, douzième album de Destroyer, le Canadien au talent polymorphe a souvent figuré en bonne place des palmarès très subjectifs de bien des rédacteurs de la revue pop moderne.