
Arrivé à la fin de la deuxième face du dernier disque de Jeffrey Lewis – The Even More Freewheelin’ Jeffrey Lewis – qu’une jolie bien inspirée m’a offert à Noël-, je me maudissais intérieurement de ne pas avoir fait figurer cet album dans mon top de fin d’année. Comment avais-je pu passer à côté de ces dix titres plus admirables les uns que les autres ? Et comment mes camarades de Section26 avaient-ils eux aussi pu n’en faire aucune mention ? Quoi qu’il en soit, je ne pouvais que constater que le génial New Yorkais, seul rescapé du mouvement anti-folk à avoir conservé intacte son éthique, n’avait peut-être jamais autant maîtrisé son art, parvenant comme il en a toujours eu le secret à marier une lucidité un peu désespérée avec l’humour et l’autodérision d’un Woody Allen, comme un Woody Guthrie qui se serait fait l’émule de Schopenhauer mais aurait su surmonter son blues grâce au rire. Continuer la lecture de « Les 100 bonnes choses de Jeffrey Lewis »






