
Au jeu des costumes et des masques, Laurent Gérard a.k.a. Èlg est très fort. Preuve en est car, qu’il soit cavalier seul ou en bande organisée (par exemple au sein d’Orgue Agnès ou d’Opéra Mort), il sort depuis plusieurs années de son chapeau de magicien démons et merveilles, autrement dit des bandes-sons intrigantes et à géométrie variable qui ravissent les oreilles en mal de révélations soniques sous forme d’inattendu. Ici musique-de-film (courez voir Les Particules de Blaise Harrison sorti en 2019) ou là tête-de-radio (écoutez un peu pour voir les 10 épisodes d’Amiral Prose), il s’amuse à se laisser aller à l’onirisme le plus délirant, tout en cris ou en murmures, et bâtit un tout fait des bris de glace d’un espace-musique en ruines. Quoi de plus normal alors qu’il nous propose aujourd’hui d’écouter, tel un Dr. Frankenstein facétieux (le titre était initialement sorti sur une compilation du label Vilain chien), une reprise d’une reprise entre quatre z’yeux bleus chers à notre cœur. Sous les visages de Bacharach et d’O’Rourke donc, « j’avais envie d’y injecter un peu de robotisation sensuelle et quelques harmonies plus mélancoliques » — nous dit-il. Something big ? Eurêka !



Alors que nous vivons reclus derrière nos fenêtres ou bien que nous déambulons par devoir dans les rues des villes dépeuplées, une autre vie que la nôtre, elle, semble ne pas avoir été troublée par le soudain bouleversement de vous savez quoi. Dans le silence nouveau de ce brusque changement du rythme de l’humanité, le règne des oiseaux pendant ce temps là, lui, s’affirme en décibels charmants et mélodieux semblant nous faire passer délicatement le message que sans nous, un monde parallèle continue de tourner. Et pourtant, de tous temps — de 
J’ai une affection toute particulière pour les âmes qui ne débarquent jamais à l’endroit où elles sont attendues. J’ai une affection toute particulière pour ces amitiés au long cours qui se font et se défont au gré d’un hasard qui semble fort étonnement déterminé par l’Univers. Ce n’est plus le goût du cœur qui parle, mais quelque chose de plus grand que soi quand tout à coup débarque dans votre vie une figure qui fut loin pendant un temps, mais dont le visage apparaissant soudain vous rappelle à quel point votre amour pour elle a été d’une constance absolue. Ce bel-ami s’appelle
Il y a un truc que les Américains savent faire, c’est avoir une sorte de singer-songwriter charmant dans chaque (aéro)port. Ici, c’est l’Illinois, c’est Chicago, ça pourrait être n’importe qui mais c’est