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Vaughan Oliver par ceux qui l’ont aimé

Une célébration du travail de l’immense graphiste pour le label 4AD

Vaughan Oliver
Vaughan Oliver / Photo Giles Revell via Designboom

Il est rare que les fans de musique pleurent la disparition d’un artiste n’ayant jamais enregistré la moindre note. C’est ce qui s’est passé fin décembre avec le décès du designer Vaughan Oliver. Ses pochettes de disques inventives, intrigantes, parfois dérangeantes pour les Pixies, Cocteau Twins, Lush et tant d’autres ont transporté les auditeurs dans un univers unique. Parfois plus que celui de la musique des artistes pour lesquels il travaillait. Section26 a voulu lui rendre hommage en recueillant les témoignages de quelques-uns de ses collaborateurs, amis ou fans. Autour de leur pochette préférée de Vaughan, ils évoquent pour nous des expériences de travail insensées, les traits de caractère bien marqués de l’un des plus grands graphistes de sa génération, ou simplement le choc de la découverte de son travail. Continuer « Vaughan Oliver par ceux qui l’ont aimé »

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Vaughan Oliver by the ones who loved him

A celebration of the work of 4ad’s huge art director

Vaughan Oliver
Vaughan Oliver / Photo Giles Revell via Designboom

It is very rare that music fans mourn the loss of an artist who has never recorded a single note. Yet this is exactly what happened when we lost the designer Vaughan Oliver at the end of December. His inventive, intriguing and often downright disturbing album covers for Pixies, Cocteau Twins, Lush and so many others, transported listeners to his unique universe. Sometimes more so than the very music of the artists for whom he worked.
Section26 wanted to pay tribute to him by collecting the memories of some of his collaborators, friends and fans. It’s by remembering the album design which marked them most that they recall their extraordinary experiences of working alongside him, his singular character traits or simply the shock of discovering his work for the first time. Continuer « Vaughan Oliver by the ones who loved him »

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Mixtape Section26 #6 : Studio Electrophonique

Début juillet, lorsque notre ami Pascal Blua nous envoyait ce message révélant la première composition d’un jeune artiste de Sheffield qui figurerait sur le tout premier ELP de Studio Electrophonique (dont il avait réalisé la belle pochette), nous n’en sommes pas tout à fait revenus. Jayne nous a littéralement dévastés, et Christophe Basterra a presque instantanément pris la parole, comme c’est le cas quand quelque chose d’aussi important qu’un coup de coeur se produit dans sa vie : « Très vite, on pense au Velvet Underground du troisième album, à Candy Says, à Pale Blue Eyes, et c’est plutôt une bonne chose. Surtout quand un clavier qui sonne comme un orgue vient souligner la mélodie avec une discrétion parfaite. » Avec les six titres de son ELP au compteur, qu’il est venu défendre à Paris au début de l’automne devant une poignée de spectateurs instantanément attachés à ce jeune homme d’une simplicité désarmante, James Leesley nous a convaincus qu’il s’agirait très certainement du début d’une belle histoire. Dans la chronique de son disque, Christophe Basterra disait : « Je n’ai à ce jour aucune idée de quels sont ses disques de chevet. Je sais juste que le sien va devenir l’un des miens. » Voici quelques éléments de réponse, qu’il a accepté de nous livrer dans une mixtape d’une heure, teintée des couleurs pâles de l’hiver, au moment où l’on n’a envie que d’une chose : retrouver un peu de chaleur, d’une façon ou d’une autre. Continuer « Mixtape Section26 #6 : Studio Electrophonique »

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Studio Electrophonique, Buxton Palace Hotel (Violette Records)

Studio ElectrophoniqueC’est très précisément au moment où l’on se dit qu’on ne nous y reprendra plus que ça nous tombe sur le coin de la gueule. C’est très précisément au moment où l’on se dit : « ouf, finies les histoires improbables qui foutent la vie sens dessus dessous » qu’en commence une nouvelle – dont bien sûr, on ne connait pas la fin. C’est très précisément au moment où l’on sait que, de toute façon, on a déjà tout vu, tout entendu, que se pointe un jeune type à la gueule d’ange, la mèche négligée et le look impeccable (comprendre un peu sixties) qui en dit long sur les ambitions. Même pas trente ans au compteur et pourtant. Et pourtant, ce garçon écrit des chansons qui bouleversent les habitudes. Des chansons dont on tombe amoureux en un claquement de doigt – parce qu’on est d’accord, hein, c’est bien de cela qu’il s’agit quand on écoute un disque ? – à cause d’un changement d’accord, d’une note d’orgue haïku qui se pointe au détour d’un refrain, d’un mot comme murmuré du bout des lèvres. Continuer « Studio Electrophonique, Buxton Palace Hotel (Violette Records) »

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Sweet Jayne

Coup de cœur : Studio Electrophonique (Violette Records)

Studio Electrophonique
Studio Electrophonique / Photo : Ryan Lee Turton

C’est amusant de constater à quel point des gens qui ne vous connaissent pas « vraiment » vous connaissent pourtant si bien. Mais je vous l’accorde, depuis qu’on se fréquente sur les réseaux avec Pascal Blua, on a largement eu le temps de se rendre compte qu’on partageait pas mal de groupes, de chansons, de coups de cœur – et d’autres centres d’intérêt aussi. Et puis, pour tout vous dire, on s’est même croisé une fois dans la vraie vie, le temps d’un dîner clermontois – et avec deux autres amis, nous avions partagé du vin, mais surtout des groupes, des chansons, des coups de cœur. Continuer « Sweet Jayne »