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Orville Peck, tête à masques

Orville Peck
Orville Peck

Orville Peck, chanteur canadien notoirement masqué et discret sur sa biographie, a sorti en début d’année son premier album sur Sub Pop. Auparavant, ce personnage masqué n’avait jamais existé, pas même un EP. Comme une idole opportune, la légende raconte qu’il est arrivé chez son label avec un album fin prêt sous le coude. Ce Ponyqui lui permet d’être aujourd’hui en tournée européenne et de passage au Pitchfork Music Festival, est un assemblage de chansons d’inspiration country qui s’encanaillent beaucoup sur du post-punk, comme pour y trouver une fraîcheur et une crédibilité nouvelle. Continuer « Orville Peck, tête à masques »

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Le territoire de Corridor

Première signature francophone sur le label américain Sub Pop

Corridor
Corridor / Photo : Dominic Berthiaume

Un lundi pluvieux de septembre, je retrouve la moitié de Corridor (Dom et Jo) dans un hôtel cosy du nord est parisien. Le contexte est inédit : je les interviewe et ils répondent à mes questions. La dernière fois que j’ai vu Jo, c’était après son concert de l’Espace B organisé par La Veillée Pop, nous avions partagé une bouteille de vin avec le reste du band en devisant les différentes entre le Québec et la France. Dom était quant à lui au concert de ses potes Jesuslesfilles, quelques jours plus tôt au Supersonic, inratable avec sa veste à frange toute nord américaine (et excentrique) qu’il porte également le jour de l’interview. Je déclenche mon enregistreur, et nous voilà parti pour trente minutes de conversation, autour de moult sujets passionnants, comme la place du rock dans la pop ou les différentes scènes canadiennes. Mais revenons au préalable sur la genèse du groupe. Continuer « Le territoire de Corridor »

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Weyes Blood, Titanic Rising (Sub Pop / PIAS)

Weyes BloodDe la musique d’usage

Pourquoi déposer ou insérer un disque sur ou dans sa platine ? Pourquoi sélectionner sa pochette dans le flow d’un appareil numérique ? Parce que nous avons envie de l’écouter. Parce que nous éprouvons suffisamment longtemps l’envie suffisamment forte d’en faire usage. Une envie qui seule procure l’énergie de choisir ce disque, lui et aucun autre, lui et pas le silence, lui et pas le bruit, pour nous accompagner les dizaines de minutes à venir. Un disque est une compagnie. Continuer « Weyes Blood, Titanic Rising (Sub Pop / PIAS) »

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Playlist Codeine : The White Birch a 25 ans

Le trio le plus original du label Sub Pop en pleine fureur grunge rêvait de « sonner comme du Dusty Springfield repris par Jesus & Mary Chain » et était avant tout un groupe sur l’acceptation de la vie ordinaire. Surtout, il utilisait les larmes et les silences plutôt que les notes. La preuve par 18.

codeine The White Birch

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J Mascis, Elastic Days (Sub Pop)

Certains albums résonnent dès la première écoute comme des classiques instantanés. Nul besoin de se les approprier, la familiarité est installée. De la chambre au bureau, ils s’invitent et, mis au défi du quotidien, se révèlent : soit comme les bons paris pressentis, soit comme des emballements éphémères. Quelques semaines après sa sortie chez Sub Pop, Elastic Days semble bel et bien être l’un de ces albums-réconfort difficiles à déloger des platines. Continuer « J Mascis, Elastic Days (Sub Pop) »

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Transmission #6 — 30 Ans de Pop Indé U.S.

Spéciale 30 Ans de Pop Indé U.S.
Émission du 18 novembre 2018.
Avec Thomas Schwoerer, Xavier Mazure et Alexandre Gimenez-Fauvety.

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Rolling Blackouts Coastal Fever, Hope Downs (Sub Pop)

Sub Pop fut, quelques décennies plus tôt, un haut lieu du grunge et du son de Seattle. Le catalogue actuel ressemble pourtant plutôt à un inventaire à la Prévert: Beach House, Low, King Tuff, Mudhoney, Shabazz Palaces, Downtown Boys, etc. D’excellentes formations, mais dont nous peinons à identifier l’héritage commun. Cependant, la force de frappe de la structure américaine, en 2018 impressionne, et en quelques mois, les Américains ont placé les Australiens de Rolling Blackouts C.F. dans les espoirs les plus attendus de la pop indépendante. Continuer « Rolling Blackouts Coastal Fever, Hope Downs (Sub Pop) »

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Low’s « Double Negative » by Jonathan Caouette

Jonathan Caouette
Jonathan Caouette

After 25 years as a band, Low have reached a new high. With theit formation, the married couple Alan Sparhawk and Mimi Parker broke new ground, bringing unparalleled slow and sad intensity to every note. And yet, Double Negative (Sub Pop), their latest album, is their most radical work, underlining the fact that the band is going through a full-scale metamorphosis. They teamed up with producer B. J. Burton (Bon Iver, Lizzie, and Francis and the Lights) to make an excruciatingly minimal, bare and powerful album. I discovered Low fourteen years ago thanks to Tarnation, by Jonathan Caouette, a mind-blowing and unforgettable documentary made in 2003. Back then, the band had already produced some of its most beautiful albums. For this first autobiographical home movie edited on IMovie, the filmmaker displayed intimate and tragic snippets of his life. His whole life was laid bare through the prism of his mother’s struggle with mental illness and the exploration of his sexual identity. His experience was recorded with a hypnotic mixture of snapshots and Super-8 videos sometimes sourced from his childhood. The soundtrack to these haunting images was beautiful. It featured Lisa Germano, the Cocteau Twins, Mavis Staples, Marianne Faithful and the Magnetic Fields. It also included three Low songs (Laser Beam, Embrace and Back Home Again), which appeared symbolically in the first and final frames, as well as in the middle of the film. When I first listened to Double Negative, I immediately thought of Jonathan Caouette, wondering how he would have reviewed this album. Here is his answer. Continuer « Low’s « Double Negative » by Jonathan Caouette »