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Le club du samedi soir #9 – Tales Of The Riverbank, the genius of Ian Broudie

Pour beaucoup, la carrière de Ian Broudie se résume à Lightning Seeds, groupe qu’il a fondé en 1989 et qui a rencontré un énorme succès outre-manche. Ce serait oublier la richesse d’un parcours qui a commencé sur les cendres de la scène punk de Liverpool. Aux côtés d’Holly Johnson et de Bill Drummond, il se fait remarquer au sein de Big In Japan. Dès leur séparation, il ne cessera d’alterner entre projets au sein de différentes formations (Original Mirrors, Care, Bette Bright and the Illuminations) et une carrière de producteur entamée en 1980 avec le single Rescue d’Echo & The Bunnymen. Avant de fonder Lightning Seeds en 1989, on le retrouve associé à la production de plusieurs albums majeurs dont certains pour The Pale Fountains, The Colourfield, The Fall ou bien Noir Désir. Si certaines collaborations n’ont pas toujours bien vieilli (on lui reproche souvent d’avoir massacré le premier album de Shack, Zilch), il a su s’adapter aux principaux mouvements musicaux trois décennies durant avant de quasiment disparaître de la circulation en 2009. La musique qu’il publiait alors sous son propre nom, le trop méconnu Tales Told ou avec Lightning Seeds, le magnifique Four Winds, était en total décalage avec son travail pour les dispensables et déjà oubliés The Subways ou The Automatic. Il se contente depuis de tourner au royaume-uni avec Lightning Seeds. En attendant avec impatience un retour discographique, cette playlist rend un hommage à cet acteur incontournable et trop discret de la pop de ces quarante dernières années.  Continuer « Le club du samedi soir #9 – Tales Of The Riverbank, the genius of Ian Broudie »

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Badly Drawn Boy : « J’ai traversé des épreuves, mais j’ai fait la paix avec tout ça. »

Crédit Photo David Oldham
Badly Drawn Boy / Photo : David Oldham

Même s’il donnait occasionnellement des concerts, nous avions fini par nous faire à l’idée que Badly Drawn Boy ne sortirait plus de disques. Les rumeurs d’alcoolisme, de maladie grave et de dérapages ne laissaient rien présager de bon. Pourtant, dix ans après It’s What I’m Thinking, Damon Gough est de retour avec Banana Skin Shoes, album déroutant et fascinant. Il faudra plusieurs écoutes pour passer au-delà du vernis parfois un peu trop calibré FM de certains titres. Mais il faut surtout retenir que le mancunien n’a rien perdu de son talent de songwriter et d’arrangeur. En quatorze chansons ouvertement pop, il dresse un bilan personnel, politique et émotionnel de la décennie passée. Les textes ne sont pas forcément joyeux, les rumeurs n’étaient pas entièrement fausses, mais les mélodies souvent enjouées vous donnent parfois envie de danser. C’est un Damon en paix avec lui-même qui nous a accordé un long entretien, dans lequel il se livre sans retenue sur les années les plus difficiles de sa vie, mais aussi sur Banana Skin Shoes, album de transition qu’il a longtemps porté en lui et qui a réveillé ses ambitions. Continuer « Badly Drawn Boy : « J’ai traversé des épreuves, mais j’ai fait la paix avec tout ça. » »

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Selectorama : Luke Haines

Luke Haines / Photo : Tom Pilston

Comment le guitariste d’un des plus grands groupes du monde s’est t-il retrouvé à enregistrer un album avec le guitariste d’un des groupes le plus injustement méconnu du monde ? Grâce à Lou Reed. Peter Buck a en effet acheté une des peintures de la série des 72 Lou Reed réalisée par Luke Haines. Les deux hommes ont sympathisé et décidé d’enregistrer ensemble. Les exemples sont nombreux, les collaborations entre des artistes que l’on respecte sont souvent loin du résultat escompté. Beat Poetry For The Revivalist est une exception. À la fois enlevé et étrange, le disque se révèle plus proche de l’univers de Haines, on pense parfois à Baader Meinhof, qu’à celui de l’ex R.E.M.. Haines, connu pour ses textes brillants et souvent étonnants ne déroge pas à la règle avec des textes tournant autour de Pol Pot, une radio qui ne passe que du Donovan ou bien Bigfoot. On se demande comme souvent quelle est la part d’excentricité, de génie ou de mauvaise foi chez Luke Haines. Ce selectorama vous le prouvera, il est un peu tout cela à la fois. Continuer « Selectorama : Luke Haines »

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Selectorama : Tim Burgess

Tim Burgess / Photo : Cat Stevens

Il est loin, le temps des premiers Charlatans. L’inépuisable Tim Burgess sort I Love The New Sky demain, son cinquième disque solo. Mi pop mi expérimental, ce nouvel album est la synthèse parfaite de ses trente années au service de la pop. De l’hommage appuyé au Boys Don’t Cry de The Cure sur Empathy For The Devil au subtil mariage électro acoustique de Laurie, Tim Burgess donne l’impression de ne rien s’être refusé. L’envie de se faire plaisir est palpable, mais la sagesse le fait rester dans la retenue. C’est cet équilibre qui fait de I Love The New Sky un album réussi. L’enthousiasme et la passion de Tim Burgess ont récemment contribué au succès des listening parties qu’il a organisé sur Twitter pendant le confinement. Pendant ces sessions d’écoute où il est souvent possible de discuter avec les artistes eux-mêmes, Burgess est capable de vanter son amour du Boat To Bolivia de Martin Stephenson & The Daintees comme du Love de The Cult. Cet éclectisme musical et sa soif de découverte transpirent dans ce Selectorama. Il y a quelques années certains indie kids arboraient un t-shirt “Who the fuck is Tim Burgess ?”. Cet homme mériterait que plus personne ne se pose cette question. Continuer « Selectorama : Tim Burgess »

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Selectorama : Jonathan Bree

Jonathan Bree
Jonathan Bree

A quelques mois de la sortie d’After The Curtains Close, quatrième album s’annonçant kitsch et expérimental,  Jonathan Bree nous offre un Selectorama dévoilant quelques pistes sur ses influences du moment. Le Néo-Zélandais masqué semble particulièrement obsédé par la musique religieuse puisque l’on retrouve pas moins de trois titres obscurs interprétés par des nonnes australiennes. Il reste toutefois fidèle aux influences et à l’imagerie 60’s qui a fait sa renommée tardive avec le titre You’re So Cool en 2018. A l’écoute de l’étincelant single Kiss My Lips avec Princess Chelsea en invitée, nous ne doutons pas que 2020 sera l’année de la consécration pour Jonathan Bree, que les franciliens avaient découvert sur scène juste avant Stereolab l’année dernière. Continuer « Selectorama : Jonathan Bree »

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Mixtape Section26 #9 : The Saxophones

The Saxophones
Alexi Erenkov et Alison Alderdice / The Saxophones, sur la pochette de « Eternity bay »

The Saxophones, duo mari et femme nord-californien signé chez Full Time Hobby, vient de sortir Eternity Bay. Si le son est plus ample et chaleureux, la formule de ce deuxième album reste inchangée. Leur chansons imprégnées de mélancolie sont fortement influencées par la musique des années 50, l’exotica mais surtout le jazz qu’Alexi Erenkov a étudié avant de jeter l’éponge, se sentant un peu trop à l’étroit musicalement. The Saxophones tient d’ailleurs son nom de l’instrument dont il jouait pendant ses études et qu’il a mis au placard le temps de s’ouvrir à de nouveaux horizons musicaux. Alexi ayant l’air d’avoir un sacré sens de l’humour, il nous offre un mix autour… du saxophone. Principalement composé de classiques jazz, on y trouve aussi Mulatu Astatke, Fela Kuti ou Orchestra Baobab. Par contre,  aucune trace de Never Tear Us Apart, Urgent, The Logical Song ou Careless Whisper, mais ce sera sans doute pour une mixtape “guilty pleasure”. Continuer « Mixtape Section26 #9 : The Saxophones »

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Selectorama : RVG

RVG
RVG / Photo : Anna Cunningham

RVG est sans conteste l’un des groupes australiens les plus surveillés du moment. Feral, leur deuxième album tout juste sorti chez Fire Records combine à merveille le post punk et une pop fortement inspirée des 80’s. Si l’esprit des Go-Betweens n’est jamais loin, les mélodies à la Johnny Marr apportent un peu de lumière aux textes intenses de la chanteuse Romy Vager. Une noirceur non dénuée d’un certain sens de l’humour, le trio allant jusqu’à utiliser un sample de perceuse pour neurochirurgie sur le titre Christian NeurosurgeonMarc Nolte et Reuben Bloxham, les 2/3 de RVG ont chacun choisi une dizaine de morceaux pour un Selectorama qui foisonne  de titres souvent rares et classieux issus de la scène australienne. Le groupe s’y raconte à travers des anecdotes de tournée, des souvenirs d’enfance. Vous apprendrez même quelle drogue est stockée dans le frigo du batteur depuis des mois… Continuer « Selectorama : RVG »

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I Like 2 Stay Home #40 : Emotional Haircut

Un mix thématique par jour à écouter en temps de confinement.

S’il n’avait pas fait carrière avec The Go-Betweens, Robert Forster aurait aimé être coiffeur. Les cheveux ont toujours été une des ses principales obsessions. Dans les années 80, il y avait même consacré un article dans Debris, le fanzine de Dave Haslam. Comme pour beaucoup d’entre nous dans cette dernière ligne droite du confinement, il doit se regarder dans le miroir de sa salle de bain le matin et être prêt à offrir un rein en échange d’un rendez-vous chez le coiffeur. S’il faut bien entendu relativiser, cette marotte de la coiffure incontrôlable est telle que la rédaction de Section 26 a joint ses forces pour vous proposer un mix autour des cheveux. Certains titres comme Devil’s Haircut ou The Long Hair Of Death n’ont jamais été autant d’actualité.

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