
Le temps passe toujours un peu plus vite mais il reste quand même quelque chose de rassurant : se dire que finalement, tout (oui, ou presque) reste possible. En tout cas, c’est à peu près (oui, ou plutôt très exactement) ce que j’ai pensé quand j’ai appris un peu plus tôt cette année la reformation de Black Box Recorder le temps d’abord d’un concert londonien, puis d’un concert parisien – ce vendredi 24 septembre, mais c’est complet je crois. Aujourd’hui, je ne suis pas certain que tout le monde se souvienne de Black Box Recorder. Mais dans les bureaux de la RPM canal historique, la découverte de l’existence d’un tel projet avait sans doute été fêté par une semaine d’apéritifs – non pas parce que dans ce trio mixte, figurait le spécialiste de l’humour vache et noir, Luke Haines, enfant presque chéri des critiques (de part et d’autre de la Manche, mais surtout sur nos rivages) qui avait su faire sien l’art du contre-pied : d’un disque sous très forte influence The Go-Betweens à un album produit par l’ascétique Steve Albini, il n’y avait pour lui qu’un pas. Mais dans les locaux de la RPM, c’est surtout la présence de John Moore qui avait provoqué une certaine excitation. Continuer la lecture de « Black Box Recorder : noir, c’est noir »

Et si la meilleure chanson d’indie pop jamais enregistrée était l’œuvre d’un groupe dont même bien des vétérans des eighties n’ont jamais entendu parler ? Bon ok, je démarre peut-être un peu fort là, mais je n’exagère qu’à moitié, car je tiens vraiment Big Pink de 



Ça y est, yeah, ça me refait le coup, l’obsession. Le morceau qui ne me lâche plus. Que je suis obligé d’écouter plusieurs fois par jour tant je l’aime, tant je l’adore, tant il me porte, tant il m’obsède. Et il porte assez mal son nom :