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Subtle Turnhips débarque sur SDZ Records

Subtle Turnhips / Photo : DR
Subtle Turnhips / Photo : DR

Rien depuis 2019 et leur 45 tours Ras L’bol du Moyen Age, les presque anonymes Charentais de Subtle Turnhips roulent leur bosse depuis 1992 et leur single mythique Fromage à Patou paru sur Black & Noir Records, le label de Eric Sourice des Thugs. Confidentiels en France et reconnus par leurs pairs souterrains Américains ou Australiens, dont deux labels qui ont sortis d’excellents disques (Hozac à Chicago et Homeless à Melbourne). Avec Hum, le seul morceau disponible à l’écoute, c’est immédiat et dur, on sent bien la radicalité qui fait la beauté du groupe. Rare mais libre dans sa musique et ses envies. Une guitare âpre, une batterie qui agresse, on peut penser à un mélange Swell Maps, Brainbombs et Thugs qui fait du bien.

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Mark Tranmer (Gnac / The Montgolfier Brothers) à travers ses disques

Mark Tranmer
Mark Tranmer

Il s’en est passé bien des choses depuis ce jour de novembre 2021 où l’on avait brisé les routines mornes d’un énième jour de confinement au fil de cette conversation à distance avec Mark Tranmer. Quelques dizaines de minutes – forcément trop brèves – pour tenter de dresser un bilan synthétique d’un parcours musical qui s’étend désormais sur quatre décennies et au cours desquelles il avait évidemment été question de The Mongtgolfier Brothers, ce duo essentiel formé avec le très regretté Roger Quigley et qui, le temps de trois albums incrustés à proximité du cœur, avait incarné l’une des formes musicales les plus précieuses de la mélancolie. Continuer la lecture de « Mark Tranmer (Gnac / The Montgolfier Brothers) à travers ses disques »

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Èlg et la Chimie, Immense éboulis rouge (Murailles Music / République des Granges)

Èlg et la Chimie, Immense éboulis rouge (Murailles Music, République des Granges)

« Un wagon bouge à peine,
l’autre wagon fait la fête »

Purée, mais quel disque. Ce sont les premiers mots qui me sont venus très naturellement alors que je jonglais hier entre le semainier de l’arrière-magasin – lister, trouver les liens, agencer les titres pour trouver un sens, un message à l’amie Clara de Paris Banlieue et l’écriture d’un texte sur un autre disque (qui devait prendre place ici mais qui est du coup un peu reporté). La chanson Hypnose brève que j’avais placée dans le peloton de la semaine s’est mise en boucle sans que je m’en rende compte et a interrompu ce petit ballet dominical. Sans doute que je voulais être un peu sûr, c’est plus de 6 minutes quand même, pas vraiment un truc pop. Après cette écoute répétée inattendue, j’ai tout laissé tomber pour visiter le bandcamp d’Èlg et la Chimie. Continuer la lecture de « Èlg et la Chimie, Immense éboulis rouge (Murailles Music / République des Granges) »

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KCIDY, l’humain et la sensibilité

Kcidy / Photo : Nicolas Despis
Kcidy / Photo : Nicolas Despis

En octobre dernier, nous avons rencontré Pauline Le Caignec dans les locaux de So Press qui héberge également Vietnam. Nous avons évoqué ensemble le dernier album de KCIDY, son nom d’artiste, L’Immensité et L’Immédiat. La discussion fut passionnante et riche, à l’image de ce dernier disque. Il fait suite aux Gens Heureux (2021) et à Quelque Chose de Bien (2024). Habituée de nos colonnes, que ce soit avec son projet solo ou en groupe (Tôle Froide), la musique de la chanteuse résonne avec notre ligne éditoriale. Nous en avons profité pour évoquer de nombreux sujets avec elle, que ce soit sa conception de la musique en groupe, sa manière de composer, la scène lyonnaise… Continuer la lecture de « KCIDY, l’humain et la sensibilité »

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J’Aime, Anachronistic d’Amour (Jabalina)

Cinq ans, on ne s’en rend jamais bien compte, mais ça représente vraiment quelque chose – même si à l’échelle des fans de My Bloody Valentine, ça n’est toujours qu’une broutille (mais qu’importe en fait, puisque comme album dit « à guitares », Pornography avait déjà plié le game très exactement neuf ans et sept mois plus tôt). Cinq ans, donc. Ce sont, par exemple, les années passées à l’école élémentaire – où vous arrivez sans savoir lire et dont vous sortez dorénavant avec de la presque moustache. Cinq ans, oui. Soit 2020, une année où le COVID est encore réalité, où les Vinzelles n’existent pas, où je ne sais pas que je vais vivre une nouvelle expérience professionnelle – et d’autres nouvelles aventures aussi (et pas des moindres) –, une année où Martin Duffy et Terry Hall sont encore en vie, une année où je ne connais pas encore réellement Nicolas Sauvage – qui n’avait d’ailleurs publié que deux livres ! –, où ma fille est encore collégienne, mon fils encore en primaire et le PSG encore la risée de l’Europe footballistique (et oui, vous avez raison : il y a une vraie pointe de nostalgie dans ces derniers mots-là).

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Nathan Roche, 35 rue du Théâtre (Celluloid)

France, terre d’asile. J’ai lu, je ne sais plus où (ou alors mon cerveau malade l’a inventé) un truc marrant : les dauphins que les hommes peuvent approcher sont parait-il, les parias de leur société. Ils ont été rejetés par leur communauté de dauphins, et c’est pour ça qu’ils recherchent de la compagnie auprès des hommes. Sinon, un vrai dauphin dauphin, intégré, impossible de l’approcher, tintin, walou. Je ne sais plus où je voulais en venir, si, bon, appliqué aux humains, c’est un peu bizarre mais ça marche. Une copine née au Japon est venue habiter en France, parce qu’elle ne supportait plus la façon dont les hommes là-bas la traitaient. Elle se sent vachement plus française, en fait. Elle est batteuse de jazz et s’épanouit loin des bureaux funestes aux mains baladeuses de son pays. France terre d’asile donc. Nathan Roche, on peut le voir comme ça, il perpétue cette tradition de réfugié rock’n’roll, de gars plus (re)connu chez nous que chez lui. On peut remonter aux jazzmen qui venaient passer ici un temps de liberté, alors que leur pays, les States, avaient plutôt une façon raciste de les persécuter. Ou moins loin dans le temps, une maison de disques comme New Rose qui accueillait les œuvres de parias bien aimés ici, Arthur Lee, Alex Chilton, Bruce Joyner, la liste est longue, en phase terminale de leur carrière. Bon, c’est moins tragique pour Nathan, mais il y a quelque chose de cela. Continuer la lecture de « Nathan Roche, 35 rue du Théâtre (Celluloid) »

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The Prisoners, Hurricane (Busy Bee Production)

Les occasions de voir les Prisoners en live se font rares. Si certains chanceux ont pu les apprécier en concert en août dernier, il faudra attendre février 2026 pour les voir à nouveau fouler les planches d’une scène. Il est heureusement toujours possible d’écouter et découvrir leurs différents albums. Et à ce jeu-là, la compilation Hurricane offre une superbe entrée en matière à cet excellent groupe britannique. D’abord publiée en 2004, en CD, par Big Beat/Ace, le label suédois Busy Bee Production s’est chargée d’en faire un compendium vinyle l’année dernière. Hurricane perd dix morceaux mais certainement pas la joie que procure ce groupe, à travers cette sélection au cordeau. Piochée dans les différents singles et albums du groupe, Hurricane propose une expérience d’écoute enthousiasmante, et les excellents Prisoners n’y sont évidemment pas étrangers. Continuer la lecture de « The Prisoners, Hurricane (Busy Bee Production) »

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Babehoven, UTO, Flora Hibberd : 3 groupes à voir au festival Les Femmes s’en Mêlent

Visuel : Les femmes s'en mêlent
Visuel : Les femmes s’en mêlent

Depuis le 30 octobre et pour trois semaines encore, le festival Les Femmes s’en Mêlent sillonne la France une quarantaine de dates pour une trentaine de villes tout de même , avec une programmation forcément très fournie, mettant à l’honneur des musiciennes indépendantes d’ici et d’ailleurs. Bientôt 30 ans d’existence pour ce festival qui, parce qu’il s’étire sur plusieurs semaines, se fond durant tout l’automne dans le paysage musical, par des concerts qui ponctuent nos quotidiens. Au-delà des « têtes d’affiche » américaines de cette année (on reste quand même dans l’indé, hein) que sont les géniales Frankie Cosmos et Automatic, on voulait vous conseiller trois concerts à ne pas manquer dans les jours à venir.
Deux places sont à gagner pour l’un d’entre eux en envoyant un mail à section26popmoderne@gmail.com

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