
Il y a vingt-et-un ans, un fou de musique publie à 300 exemplaires un premier album qui n’a pour ambition que de faire copuler les fans du label Mo’Wax et ceux de Thrill Jockey. Sa sortie ne passe pas inaperçue et, porté par une critique dithyrambique, Supermalprodelica est courtisé par les labels. La filiale française d’une multinationale mise sur lui. Et alors qu’un avenir radieux lui semble promis, l’affaire s’enlise… Supermalprodelica ne donnera plus de nouvelles pendant 10 ans, silence auquel Michel Wisniewski mit un terme en lançant son propre label. Continuer la lecture de « Supermal II »
Le 
Initialement publiée en 
Un soir de printemps au début du siècle à La Pointe Lafayette (qui ne jouxte pas encore ce qui allait devenir le Point Ephémère), on annonce tardivement que Gruff Rhys des Super Furry Animals passera des disques, on se dit qu’on a rien de mieux à faire. À un moment retentit un riff sabbathien, comme sorti des entrailles de la terre. Passée la surprise, il faut absolument s’enquérir de la chose et outrepasser cette règle fondamentale de ne jamais importuner le DJ. C’est alors que le débonnaire gallois nous montre la pochette d’un disque dont on notera avec soin le nom. Un disque de
De la scène québécoise underground rock actuelle, il ne filtre pas tant de groupes que ça dans l’Hexagone. Tout au plus, nous connaissons les formations ayant été éditées par des labels français, comme Chocolat (
C’est au fin fond de la campagne bretonne que The Missing Season s’est réuni, en huit-clos, pour engendrer son sixième album. Frequency est un produit brut, enregistré en une seule prise, les voix seules ayant été ajoutées au mixage ; volonté des rennais de retranscrire au mieux leur résonance sur scène et l’esprit de corps qui les anime. Que l’on se rassure : s’il se place sous les auspices du terroir, le quintet n’a pas seulement été biberonné au lait de chèvre – comme le laisse penser le visuel de la pochette – et délivre là son album le plus pop, le plus électrique.