LA PLAYLIST DES NOUVEAUTÉS D’OCTOBRE 2021

Cette playlist de nouveautés du début d’automne, on y glisse comme dans un cocon groovy, à la chaleur bienveillante et aux rythmes apaisés, mais pour mieux revenir à l’électricité et à la tension. Richesse des contrastes et beauté des découvertes, c’est tout section26.

Écoutez cette playlist sur votre plateforme favorite : YouTube, Deezer ou Spotify et en version mixée sur Mixcloud. Et aussi, sur agnès b. radio.
NDLR : Les playlists Deezer et Spotify ne comportent pas l’intégralité des titres de cette sélection.

1. Kit Sebastian, Elegy for Love (Mr Bongo)

Troisième et dernier extrait du nouvel album du duo anglo-turque. Elegy for Love confirme leur évolution vers un son plus jazz et orchestral. L’album Melodi sort le 1er octobre sur Mr Bongo. (EB)

2. Mild High Club, It’s Over Again (Stones Throw Records)

Mild High Club vient de publier son quatrième album, toujours chez Stones Throw. Un disque ambitieux mais peut être un peu moins accessible que leurs albums précédents, comme en témoigne It’s Over Again. (AGF)

3. Pearl & The Oysters, Flowerland (Feeltrip Records/Tip Top Recordings)

Pearl & The Oysters revient avec un troisième album. Changement de label mais pas de son, le groupe franco-américain s’amuse toujours à brouiller les pistes entre pop bricolée, exotica et influences plus sérieuses. (AGF)

4. Maston feat. L’Eclair, Do You Feel it Working? (Innovative Leisure/Calico Discos)

La bonne nouvelle du mois ? Maston avait charmé avec le magnifique Shadows, paru chez Trouble In Mind en 2013. Depuis, on avait eu quelques nouvelles éparses, dont Tulips qui n’avait pas eu de distribution ici. Le revoilà avec un projet commun avec le groupe suisse L’Eclair, chez Calico Discos, une association entre les Allah-Las et Innovative Leisure. (AGF)

5. Tonstartssbandht, What Has Happened (Mexican Summer)

Premier extrait lancinant et hypnotique du nouvel album des frères White, Petunia. Le morceau parfait pour un réveil difficile après une nuit d’excès. (DJ)

6. Homeshake, I Know I Know I Know (Sinderlyn)

Le Canadien Peter Sagar aka Homeshake a dévoilé en septembre son cinquième album. Ecrit en 2019 avec la contribution de Jerry Paper, il témoigne d’une longue période de dépression. A l’écoute, on retrouve les slow beats, le doux mélange de synthés et de guitares, et cette vibe RnB qui le caractérisent depuis ses débuts. (CG)

7. Andy Shauf, Call (ANTI- Records)

Le Canadien revient avec neuf chansons, toutes issues de la cinquantaine de titres enregistrés durant l’élaboration de The Neon Skyline, son précédent album. Il nous les présente brutes, sans filtre, et c’est bien comme cela qu’on les préfère. (CG)

8. Hand Habits, Graves (Saddle Creek)

Et c’est tout ce que tu as ? / Un trou dans ta chanson / Que tu remplis avec ce qui a foiré / Comment peux-tu dire que la vie s’arrête là ? Extrait de l’album Fun House, sortie annoncée pour le 21 octobre 2021. (CC)

9. Big Thief, Certainty (4AD)

Avec ce qui semble être un outtake du futur album de Big Thief, enregistré à la faveur d’une longue coupure de courant (trois jours) chez Sam Evian sur un quatre-pistes branché sur allume-cigare, la basse passant dans une enceinte bluetooth, on se pose la question : si les outtakes ont des allures de classiques dignes de Stills ou de Young, les paroles craignos/débilos et l’über-cokage en moins, à quoi vont ressembler les chansons de l’un des albums les plus attendus (par moi et certain.e.s de mes potes) de l’année ? Comme l’explique l’ami Buck : on a fait trois prises le temps d’apprendre les accords, on a gardé la troisième, puis on a fait des pancakes. (CC)

10. Aimee Mann, Burn it Out (SuperEgo Records)

Toute chanson d’Aimee Mann suspend instantanément toute velléité d’investir tout débat esthétique quel qu’il soit. Elle est. Là. (CC)

11. Triptides, So Many Days (Curation Records)

So Many Days, nouveau single de Triptides, fleure bon l’Amérique. Quelque part entre The Byrds et The Jayhawks, la country-rock va très bien à nos Californiens. (AGF)

12. The Hepburns feat. Estella Rosa, The Other Side of Grey (Elefant Records)

We love indie-pop, jangle, sunshine pop. We don’t have to keep saying it. We love bossa nova. Depuis le milieu des années 80, de Cherry Red à Elefant Records, les Gallois nous distillent une pop C86 élégante et accrocheuse aux textes soignés. La sortie de leur 11ème album, Architecture of the Ages, est annoncée pour le 15 octobre. (CM)

13. Jarvis Cocker, Aline (ABKCO Records)

En parallèle de la sortie de The French Dispatch, Wes Anderson a proposé à Jarvis Cocker d’enregistrer un album de reprises en français. Si ce premier extrait est séduisant, nous verrons si le charme opère sur la longueur d’un disque. (DJ)

14. Flóp, Les Beatles (Le Pli)

Flóp excelle dans cette science de la drôlerie lettrée, entre hommage amoureux et pastiche simple et inspiré. Tiré de son nouvel album Deep Fake Flóp. (RS)

15. Boost 3000, Cinéma (Pop Supérette/Another Record)

Même dans un exercice de style aussi ingrat et ardu que le “lâcher de noms”, Boost 3000 s’en tire avec élégance. La classe jusqu’au bout. (RS)

16. Pasta Grows On Trees, L’impression d’y passer (Another Record/Entre-soi)

Simon aka Pasta Grows On Trees revient avec un titre mélancoliquement addictif. Album Tout ce temps passé là prévu le 27 octobre. (CM)

17. Bryan’s Magic Tears, Excuses (Born Bad Records)

Benjamin Dupont revient avec un troisième disque sous le nom de Bryan’s Magic Tears, le 12 novembre prochain chez Born Bad Records. Plongé dans la noisy pop et rock baggy britannique des années 80/90, le groupe promet d’offrir une belle collection de tubes dont Excuses donne un excellent avant-goût. (AGF)

18. Magdalena Bay, You Lose! (Luminelle)

Magdalena Bay continue d’aligner les singles interstellaires en amont de leur premier album, et signe un très étonnant virage noise pop sur l’excellent You Lose!. Style inédit, mais qui leur va à merveille : la voix susurrée façon shoegaze de Mica Tenenbaum propulse l’un des refrains les plus entêtants de la rentrée sur un alliage addictif de guitares disjonctées et de synthétiseurs rêveurs. (EV)

19. Snail Mail, Valentine (Matador Records)

Valentine est le premier extrait de l’album du même nom, le deuxième de l’Américaine, à paraître le 5 novembre prochain. Sur la couverture, la jeune Lindsey Jordan semble avoir (un peu) grandi. Sur le disque, toute l’énergie de l’adolescence, et l’essence-même de la pop 90’s sont là : les chuchotements et les plages de synthés atmosphériques du couplet se transforment, au refrain, en décharges dignes d’un concert de stade. (CG)

20. Poppy, Her (Sumerian Records)

Après avoir fait de la pop bubblegum et du metal industriel (son excellent dernier essai dans le genre, l’EP Eat, était sorti en juin seulement !), Poppy continue son impossible rythme d’un album-un genre avec Flux. Cette fois-ci, virage vers l’alt-rock US de l’an 2000 avec un album de power pop suffisamment bien ficelé pour dépasser la simple parodie, comme sur ce Her, qui évoquerait un bon vieux Garbage. (EV)

21. Amyl and The Sniffers, Hertz (ATO Records/Fontana North)

Parce qu’il n’y a pas que The Go-Betweens, Kylie Minogue et Nick Cave en Australie, il y a aussi des jeunes gens énervés. Au-delà de la hâblerie du propos, le second album d’Amyl and the Sniffers, Comfort to Me, est un concentré de violence légitime et d’énergie non canalisée, qui donne plus qu’envie de les voir sur scène. (PR)

22. Oi Boys feat Marc Corbo, Sur la Place (Hidden Bay Records)

Punk, new wave, oi!, on ne sait plus vraiment, c’est un langage, un son nouveau qui naît devant nous. (RS)

23. Richard Dawson & Circle, Lily (Domino)

Lorsque Richard Dawson s’associe au groupe de heavy metal finlandais Circle pour enregistrer un album autour des plantes, cela offre forcément un univers déroutant. À l’écoute de ce premier extrait, attendez-vous plus à un disque proche de Hen Ogledd que d’Iron Maiden. (DJ)

24. Deerhoof, Scarcity is Manufactured (Joyful Noise Recordings)

Si vous pensiez voir les stakhanovistes de la noise pop prendre une année sabbatique avec la pandémie, non, Deerhoof est déjà de retour avec un nouvel album, Actually, You Can, qui paraîtra en octobre prochain. En attendant, le groupe a déjà balancé quelques singles pour donner le ton, relativement inchangé : des guitares virtuoses qui se tirent la bourre, des mélodies naïves qui clopinent sur des structures instables, et une aura dans laquelle on se sent comme à la maison. (EV)

25. XIXA feat. Imarhan, Eve of Agnes (Jullian Records/The Orchard)

Xixa, groupe de deux transfuges de Giant Sand, est un mélange de rock psychédélique et de cumbia. Si vous n’avez aucune idée de ce que c’est, le clip de Eve of Agnes illustre parfaitement le propos avec son ambiance Screamin’ Lord Sutch halluciné de Tucson. (PR)

26. Nala Sinephro, Space 1 (Warp Records)

Space 1.8, le premier album de la harpiste belge de 22 ans, est l’une de ces surprises dont seul Warp peut avoir le secret. Le titre d’ouverture, remède absolu à tous les maux par la douceur poétique dont il émane, fait figure d’introduction rêvée. (TS)

27. Park Hye Jin, Let’s Sing Let’s Dance (Ninja Tune)

L’artiste coréenne Park Hye Jin sort cette semaine son premier album, joyeusement intitulé Before I Die. Porté par le premier single Let’s Sing Let’s Dance, dont les premières notes lorgnent du côté de Hear the Music de Paul Johnson, c’est l’occasion pour celles et ceux qui ne la connaissent pas encore de suivre sa voix détachée sur les dancefloors où elle vous donnera envie de danser comme si les vingt dernières années ne s’étaient pas écoulées. (PR)

28. Uffie, Cool (Company Records)

Il faut beaucoup de courage à un.e artiste ayant rencontré trop jeune le succès, puis l’indifférence, pour persévérer une fois que l’intérêt général est retombé. Dans le cas d’Uffie, cela est d’autant plus vrai qu’elle a connu son heure de gloire à « la grande époque » d’Ed Banger, du Baron et du ParisParis avant sa majorité. Pourtant, Cool et créative, Uffie l’est toujours, comme le montre ce titre qui donne envie de retourner en club, même si l’insouciance conquérante a cédé la place à l’incertitude de l’âge adulte (et son lot d’angoisses). (PR)

29. Hatchie, This Enchanted (Secretly Canadian/Ivy League Records)

Léger et dansant, le tout nouveau single de Hatchie fait penser à du Saint Etienne revu par Kevin Shields. Et oui, rien d’étonnant à ce que ce titre soit produit par Jorge Elbrecht. (XM)

30. Meyverlin, Archangel (Too Good To Be True)

Encore une sorties des indispensables défricheurs Too Good To Be True. Meyverlin, soit Thierry Haliniak (My Raining Stars), Philippe Lavergne (Les Freluquets) et le parolier Gilles Ramey, balance une indie pop C86 impeccable. L’album Daily Events sortira le 15 octobre. (CM)

31. Film School, Said Your Name (Sonic Ritual)

Le groupe californien, qui avait commencé en 2006 chez Beggars, rejoint Sonic Ritual pour la sortie de son sixième album, We Weren’t Here. Dès les premiers titres, on comprends que la bande de Greg Bertens n’a pas décidé de renoncer au shoegaze. Le deuxième, Said Your Name, bien que porté sur le sujet de la rupture, est un duo féminin-masculin tout en douceur, pas si loin de Yo La Tengo. (CG)

32. Bantam Lyons, Philatélie Frontale (Music From The Masses/Gezellig Records)

Un troisième titre du futur album des Brestois, Mardell, qui sortira le 15 octobre. Encore un qui donne furieusement envie d’écouter l’album en entier. (CM)

33. Don Nino, A Beautiful Cloud (Prohibited Records)

Depuis 20 ans, Nicolas Laureau passe avec autant de talent de NLF3 et Prohibition à son projet solo Don Nino. Son 7ème album, A Beautiful Cloud, a été élaboré pendant le confinement – superbe et envoûtant. (CM)

34. Injury Reserve, Knees (autoproduction)

Trio hip-hop venu d’Arizona, la trajectoire d’Injury Reserve avait été injustement brisée l’an passé suite au décès de l’un de ses membres, Stepa Groggs, à seulement 32 ans, laissant ses deux camarades avec un deuil impossible et des bribes d’un futur album à moitié enregistré. Un an plus tard, les survivants publient By the Time I Get to Phoenix, immense disque hanté par l’absence et la douleur, hip-hop malade et éparpillé dans l’espace, rongé par les glitchs et les larmes, magma émotionnel beau à pleurer. Sur Knees, enregistré avant la mort de Groggs, des explosions de guitares viennent faire trembler des monuments de silence. And that’s a tough pill to swallow. (EV)

35. Metronomy x Brian Nasty x Folly Group, Monday (Because)

Joseph Mount se lance dans un projet où il invite de nouveaux talents britanniques à chanter sur ses titres. Gorillaz va enfin avoir de la concurrence. (DJ)

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