
En 2019, Slumberland Records fêtera ses trente ans. À cette occasion, le label éditera un Singles Club en 45 tours. Ce réjouissant bond dans le passé prend des allures de baroud d’honneur pour un format dont la santé est vacillante, malgré le succès récent, non démenti jusqu’ici, du vinyle. Joignons-nous au label dans la célébration de ce lumineux support, celui des plus timbrés dans la secte des collectionneurs de disques.
Les années soixante furent ô combien prolifiques en termes de formations essentielles. Dylan, Beach Boys, Beatles,
Le Big Beat fut probablement, quelques années durant, la bande son des troisièmes mi-temps noyées sous les pintes de bières tièdes et des poutres d’amphétamines (selon ceux qui y étaient) dans les pubs du royaume britannique, pourtant le genre représente une sorte de parenthèse délirante et hédoniste dans les (assez) sérieuses quatre-vingt dix. Très loin du rock indépendant faisant une fixette sur le Velvet, tout aussi espacé des expérientations à la lisière de la Drum & Bass ambitieuse (pour ne pas dire chiante) de 
