
C’est comme ça. Il y en a qui n’aiment pas Casillas, il y en a qui n’aiment pas Coppola, il y en a qui n’aiment pas Joy Division (et encore moins New Order), il y en a qui n’aiment pas Godard, il y en a qui n’aiment pas Camus, il y en a qui n’aiment pas Leiter, il y en a qui n’aiment pas Madame Bovary, il y en a qui n’aiment pas Huguenin… Moi, je n’aime pas Patti Smith. Ou plutôt, je n’aime pas ses disques, ses chansons. Ou plutôt, je n’aime pas la grande majorité de ses chansons – parce que comme souvent, il y a une exception, et cette exception est ici son plus grand hit – “le seul”, peut-on entendre au début du documentaire et je dirais que ce n’est pas tout à fait exact, en France en tout cas, tant je me souviens des passages en boucle de People Have The Power vers 1988 et exemple quand même assez parfait que le fond, aussi intéressant et pertinent soit-il, a (presque) toujours besoin de la forme. Son plus grand hit, donc ? Une histoire d’amour sur fond de piano entêtant, à la musique composée par Bruce Springsteen, qui en a aussi coécrit le refrain. Because The Night est une belle chanson, une chanson qui fédère, une chanson qui colle des frissons. Et pour moi, ça s’arrête un peu là. Continuer la lecture de « Patti Smith, La Poésie du Punk »

On n’y croyait plus. Trop longtemps, ce groupe est resté le secret le mieux gardé de la scène musicale américaine : concerts distillés au compte-goutte, disques livrés avec parcimonie. Depuis ses premiers balbutiements en 2001, il n’en avait sorti que deux – Un CD constitué de cinq morceaux, débarqué sans crier gare au crépuscule de l’année 2003 (et remerciements éternels à
Où il sera forcément question de réinvention. Un art qu’ils ne sont pas si nombreux à dominer dans le milieu de la musique moderne. Sans prendre trop le temps de la réflexion, on pense immédiatement à
2024 commence à peine et c’est déjà l’heure du bilan des bilans. A peine achevé l’exercice rituel des palmarès de fin d’année, les doutes et les regrets affluent inéluctablement. On en revient à tous ces albums que l’on n’a mal écoutés ou pas assez, ceux qui ont mis un peu plus de temps que les autres à parvenir jusqu’au cœur parce qu’ils ont débarqué tardivement – fin octobre pour celui-ci – et qu’ils réclament davantage d’attention pour que leur importance cruciale finisse par s’imposer clairement. Un brasier à combustion lente, donc. Mais, après tout, 

