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Playlist : Les enfants du Velvet

Sur le magnifique album Parce Que… signé Daniel Darc et Bill Pritchard et réédité ces jours-ci, figure sous le titre Je Rêve Encore De Toi une très belle adaptation de Stephanie Says – chanson du Velvet Underground restée inédite jusqu’en 1985 et la parution de VU. L’occasion était donc trop belle pour ne pas dépoussiérer quelques hommages au groupe new-yorkais, dont l’influence n’a épargné (presque) aucun acteur majeur de la pop moderne.

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Machines #1 – Roland TB-303 : The Acid Queen

L’histoire de la musique ne serait pas tout à fait la même sans les machines. Au vingtième siècle, les développements furent nombreux, les accidents heureux. Il continuent d’ailleurs de l’être aujourd’hui, à travers programmes (Fruity Loops et son effet Gross Beat dans la Trap) et plug ins (l’influence de l’Autotune d’Antares dans la musique pop radiophonique moderne). Il serait facile de ne voir les instruments que comme des outils répondant aux demandes des musiciens, car l’inverse s’est souvent produit : l’instrument a créé l’usage plus qu’il ne l’a accompagné. Un cas emblématique eut lieu au début des années quatre vingt. La compagnie Roland déboule en 1981 (ou 82 selon les sources) avec un bien curieux instrument: la TB-303 pour Transistor Bass. Un échec commercial, qui bouleverse pourtant la musique électronique quelques années plus tard.

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Sunset Rollercoaster, Cassa Nova (夕陽音樂產業有限公司)

Le 10 octobre dernier, nous débarquions au Supersonic voir le groupe taïwanais Sunset Rollercoaster dans le cadre d’une soirée La Veillée Pop (avec également Good Posture, évoqué ici-même dans un Sous Surveillance). Il n’est pas 21 heures, et déjà, une queue hallucinante longe le pâté de maisons de la rue Biscornet. Dans un lieu bondé et après des débuts timides sur scène, Sunset Rollercoaster livrait un set impeccable. Continuer « Sunset Rollercoaster, Cassa Nova (夕陽音樂產業有限公司) »

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Agnès Gayraud : « La dialectique que je décris, je l’ai constamment trouvée formulée dans la critique rock. »

Agnès Gayraud Dialectique de la pop
Agnès Gayraud / DR

Assurément, Dialectique de la pop est un livre important. Tant par son caractère inédit et novateur que par l’ampleur de son propos : élaborer une théorie de la pop,  qu’il faut ici comprendre non pas de manière étroite comme un genre particulier, mais dans son acception générale de « musique populaire enregistrée ». Car il s’agit pour Agnès Gayraud ‒ que nous connaissons aussi par son projet musical La Féline ‒ de penser l’objet « pop » en tant que philosophe. C’est-à-dire d’en définir le statut et la portée esthétiques, de tenter de cerner sa « singularité en tant qu’art », de cerner ses formes et ses conditions de production-diffusion. Autrement dit, s’attacher à prendre toute la mesure de ce qui s’est imposé comme l’une des formes culturelles majeures de ces soixante dernières années, de ses expressions les plus mainstream au plus pointues. Une entreprise importante, répétons-le, qui mérite donc bien de revenir avec l’auteure sur certaines de ses grandes thématiques.  Entretien. Continuer « Agnès Gayraud : « La dialectique que je décris, je l’ai constamment trouvée formulée dans la critique rock. » »

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The Apartments au Sonic à Lyon, le 12 octobre 2018.

The Apartments / Photo : Michel Valente
Peter Walsh & 49 Swimming Pools, 11/11/2009 à l’Européen / Photo : C. Basterra

Je me souviens très précisément du 11 novembre 2009. C’était un mercredi, le soleil avait joué avec les nuages toute l’après-midi avant de laisser la place à une fine pluie. Je m’en souviens très précisément car j’ai assisté ce jour-là à un des concerts qui a le plus marqué ma vie. Lorsque j’ai emprunté la rue Biot, après m’être trompé de sortie au métro de la Place de Clichy, j’ai tout de suite été saisi par ses lettres noires qui se détachaient sur le fond lumineux (blanche, la lumière) de l’enseigne : Peter Walsh  – & 49 Swimming Pools, le groupe sans qui… Continuer « The Apartments au Sonic à Lyon, le 12 octobre 2018. »

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Escape-ism, The Lost Record (Merge Records)

Escape-ism, Hi. I’m The Lost Record« Hi. I’m the lost record… »
Je suis vilain, crasseux, revêche et agressif. Je suis le fidèle témoin d’une vieille tradition de disques auréolés de sperme, de sueur et sang. Ceux qui prétendent me résumer au fruit de l’imagination de Ian Svenonius ne comprendront rien à ce qui m’anime. Il ne faudrait pas que mon génial inventeur joue les imposteurs et me fasse de l’ombre… Je sais feuler, mais je sais aussi griffer et mordre.  Continuer « Escape-ism, The Lost Record (Merge Records) »

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Low’s « Double Negative » by Jonathan Caouette

Jonathan Caouette

After 25 years as a band, Low have reached a new high. With theit formation, the married couple Alan Sparhawk and Mimi Parker broke new ground, bringing unparalleled slow and sad intensity to every note. And yet, Double Negative (Sub Pop), their latest album, is their most radical work, underlining the fact that the band is going through a full-scale metamorphosis. They teamed up with producer B. J. Burton (Bon Iver, Lizzie, and Francis and the Lights) to make an excruciatingly minimal, bare and powerful album. I discovered Low fourteen years ago thanks to Tarnation, by Jonathan Caouette, a mind-blowing and unforgettable documentary made in 2003. Back then, the band had already produced some of its most beautiful albums. For this first autobiographical home movie edited on IMovie, the filmmaker displayed intimate and tragic snippets of his life. His whole life was laid bare through the prism of his mother’s struggle with mental illness and the exploration of his sexual identity. His experience was recorded with a hypnotic mixture of snapshots and Super-8 videos sometimes sourced from his childhood. The soundtrack to these haunting images was beautiful. It featured Lisa Germano, the Cocteau Twins, Mavis Staples, Marianne Faithful and the Magnetic Fields. It also included three Low songs (Laser Beam, Embrace and Back Home Again), which appeared symbolically in the first and final frames, as well as in the middle of the film. When I first listened to Double Negative, I immediately thought of Jonathan Caouette, wondering how he would have reviewed this album. Here is his answer. Continuer « Low’s « Double Negative » by Jonathan Caouette »