« Connais-tu un produit chimique pour me détacher de toi ? »
L’histoire, c’est que j’ai vu Colombey fin du printemps début de l’été, j’avais été invité pour une plancha chez un copain, c’était super bon, un truc un peu fantasmatique de nourriture hybride cajun créole. Et puis, c’était la première fois que je venais seul à un repas, depuis plus de 20 ans que ça m’était pas arrivé, ça faisait bizarre. En fin d’aprèm, j’étais finalement soulagé de partir de cet endroit pourtant accueillant, où tout le monde était si heureux et que j’étais triste à mourir. Le prétexte, c’était d’aller à un concert dans la rue à côté de chez moi. Rebecca Bonté (qu’on retrouve sur Les yeux fermés d’ailleurs) ouvrait le bal et puis Colombey fermait le ban. Autant la jeune femme me perdait – et ça faisait du bien – avec son électro abstraite et sa chanson destructurée, autant le gars m’a ramené dans un état proche de l’Ohio, j’ai le moral à zéro, comme disait Isabelle. Continuer la lecture de « Colombey, Les yeux fermés (Jelodanti) »

« Que de la chanson » … mon œil !
En procrastinateur 100% perdu dans le flux costaud de sorties, il se peut que des disques m’échappent à force de repousser leur micro analyse pour 


La musique électronique et la pratique du live ont toujours entretenu des relations complexes. Un certain cliché irait même jusqu’à en opposer les termes : quoi de plus éloigné de la plus ou moins grande spontanéité de l’interprétation instrumentale que la soi-disant froideur des séquenceurs et autres systèmes de programmation. Évidemment, comme tout cliché, c’est sa part de fausseté qu’il convient de souligner. On pourrait même établir une histoire passionnante du live électronique et de ses singularités : du concert d’enceintes avec la musique acousmatique à l’impro live néo-psych du côté de la free party, en passant par les expérimentations de la scène indus ou de la scène laptop/Extreme Computer Music. Ou encore plus précisément, ces quinze dernières années, du côté du revival analogique.