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Morning Dews

Depuis plus d’un an, ce couple de mélomanes poste chaque jour sur les réseaux la reprise d’une de ses chansons fétiches.

Morning Dews
Morning Dews (Richard Robert et Marguerite Martin)

Hier, nous avons publié dans notre série Cover la très belle version de Just One Kiss de The Cure par Richard Robert. Cette reprise n’est pas un acte isolé. Elle est le maillon d’une série débutée par son interprète il y a plus d’un an, un peu par hasard, beaucoup par nécessité. Alors qu’aujourd’hui une chaîne YouTube abrite toutes les relectures imaginées par Richard et / ou sa compagne Marguerite Martin, il était temps de présenter ce projet pas tout à fait comme les autres, avec les mots de son initiateur. Parole à Richard Robert, donc. 
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Richard Robert reprend “Just One Kiss” de The Cure (inédit)

Je ne sais plus quel artiste avait déclaré cela, mais c’était dans un vieux numéro des Inrockuptibles – la formule bimestrielle, je crois : pour résumer, il affirmait que les chansons réussies étaient celles que l’on pouvait jouer à l’aide d’une simple guitare acoustique, débarrassées des enluminures de la production, libérées des arrangements, toujours splendides même quand elles s’offraient ainsi dans toute leur nudité. Sans bien savoir pourquoi, je trouvais cette image très belle, d’autant plus que, quelques semaines ou mois plus tard, je découvrais l’immense reprise de Bizarre Love Triangle par Devine & Statton : une guitare, donc, et la voix si blanche d’Alison métamorphosaient un maelstrom des dancefloors en une comptine d’une fragilité exquise, destinée à celles et ceux dont le cœur doute toujours un peu. 

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Alain Bashung – Novice

Dans l’album de Bashung se cache la proposition d’un monde, celui créé par David Lynch dans « Twin Peaks ».

Laura Palmer dans Twin Peaks de David Lynch.

… Et tous ces artistes pourquoi chantent-ils ?
Pourquoi ? Peut-être parce qu’ils sont mal placés dans leur époque, parce qu’ils s’y sentent dépaysés. Tout simplement.
Comme le Alain Bashung de Novice ?
Oui. Continuer la lecture de « Alain Bashung – Novice »

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Supermalprodelica LP

Tout l’été, les albums qui ont échappé aux radars des plateformes de streaming.

Supermalprodelica
Photos : Philippe Dumez

Il y a vingt-et-trois ans, un fou de musique publie à 300 exemplaires un premier album qui n’a pour ambition que de faire copuler les fans du label Mo’Wax et ceux de Thrill Jockey. Sa sortie ne passe pas inaperçue et, porté par une critique dithyrambique, Supermalprodelica est courtisé par les labels. La filiale française d’une multinationale mise sur lui. Et alors qu’un avenir radieux lui semble promis, l’affaire s’enlise… Supermalprodelica ne donnera plus de nouvelles pendant 10 ans, silence auquel Michel Wisniewski mit un terme en lançant son propre label. Continuer la lecture de « Supermalprodelica LP »

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Sous Surveillance : S!CK

Pochette de la cassette « Lenitive Seizure » de S!CK (Urticaria Records)

Qui ?

Théo (Batterie)
Dorian (Guitare et Voix)
Emma (Basse)
Dorian et Théo partagent aussi une passion pour le hardcore et viennent de monter avec Robin et Tom du groupe Cagette un projet répondant au nom de Néron. Théo et Emma jouent ensemble dans Terje Vigen, un orchestre post rock de chambre. Dorian fait ses études à Bordeaux, et joue en solo dans un projet bruitiste, Lauren Ville.

Où ?

Nantes, Loire Atlantique

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Les Coronados, N’importe Quoi (Romance)

Tout l’été, les albums qui ont échappé aux radars des plateformes de streaming.

Au panthéon des groupes rock français, les Coronados se situent quelque part entre Marie et les Garçons, les Dogs ou les Olivensteins. S’inscrivant dans cette tradition bien française des groupes élégants et sauvages, le dandysme électrique des Coros a marqué durablement la scène underground hexagonale à défaut de connaître un succès grand public. Aujourd’hui encore absent des sites de streaming, la discographie (deux albums) du groupe francilien est rééditée par les Niçois de Mono-Tone. Ils ont démarré en 2019 avec Un Lustre (1989), le second album de la formation, reste N’importe Quoi initialement paru en 1984 chez Romance Records, éphémère labels qui ne produisit qu’une dizaine de références (Les Injectés, Civils Radio entre autres). Continuer la lecture de « Les Coronados, N’importe Quoi (Romance) »

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Cosmic Trip, la musique à la conquête de l’espace de Gaëtan Chataigner et Christophe Conte

Cosmic Trip, la musique à la conquête de l’espace de Gaëtan Chataigner et Christophe Conte
Cosmic Trip de Gaëtan Chataigner et Christophe Conte

Ce n’est pas tous les jours qu’on voit les Spacemen 3 à la télévision. Et pourtant, cela arrivera avec la diffusion probable et prochaine de Cosmic Trip, la musique à la conquête de l’espace sur une chaîne culturelle franco-allemande bien connue. En attendant, cette somme imposante mise en forme et composée par Christophe Conte (ex-Inrocks, Libération) et Gaëtan Chataigner (The Little Rabbits, les clips de Katerine et un peu plus que ça…) est à découvrir en avant-première dans le cadre de cette nouvelle édition du FAME. Continuer la lecture de « Cosmic Trip, la musique à la conquête de l’espace de Gaëtan Chataigner et Christophe Conte »

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« He went in the piano » : note sur l’obsession, note sur une démo de « Surf’s Up »

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Brian et son piano, 1971.

Grâce au mode aléatoire qui agite le quotidien — rencontres impromptues de telle heure et telle œuvre —, il se trouve que je découvrais pour la première fois la démo de la piste des Beach Boys, Surf’s Up, dite « solo version » — ce qualificatif…  — alors que je tournais les dernières pages de l’essai Pierre Sky l’Enchanté de Sébastien Smirou (Marest Éditeur). Le soleil se posait en fines bandes sur le gazon en filant dans la dentelle des frondaisons. C’était le Jardin du Luxembourg et au loin, les sifflets des gardiens du Sénat résonnaient. C’était un soir d’été. J’ai voulu pleurer. Je n’y suis pas parvenu. C’est resté à l’intérieur. La voix, qui ressemble à la voix que j’avais dû avoir avant de muer, terminait : « a children song… » Il s’en suivait des vocalises qui assuraient ensuite l’intégralité de la mélodie. Le piano, sur Surf’s Up, n’offre qu’une variation d’accords en boucle, une stricte modulation qui constitue le cercueil de la chanson. Un nuage fin passe dans le ciel de Paris, c’est quasiment du répit. Et enfin, Brian, qui dit, penaud, let’s hear that : l’accident est gravé sur les sillons du studio. Continuer la lecture de « « He went in the piano » : note sur l’obsession, note sur une démo de « Surf’s Up » »