
Membre éminent de la scène clermontoise, Olivier Perez donne libre cours, depuis un peu plus d’une décennie, à son imagination musicale souvent teintée de mélancolie, entre folk ouvragé et pop orchestrale pleine de nuances. Les deux albums – et le premier Ep – de Garciaphone ont ainsi démontré l’originalité de son talent ainsi que son affection nullement déférente pour quelques-uns des grands maîtres de l’écriture intime à l’américaine (Elliott Smith, Mark Linkous, Jason Lytle). Alors qu’il prépare pour la fin de l’année un troisième album attendu, il se produira ce week-end pour deux concerts franciliens en format plus intime. Et revient pour l’occasion sur quelques-unes de ses passions anciennes ou récentes. Continuer la lecture de « Selectorama : Olivier Perez (Garciaphone) »
Quatre albums de
Il n’y a pas si longtemps, j’ai réalisé avec tristesse et désespoir que je ne verrai plus jamais
Elles sont sept et viennent d’un entremonde aux nuances bleutées. Ce sont des chansons de mirage aux contours flous. Elles s’apparentent à une rêverie d’où surgiraient des notes de musique posées par petites touches et ondulant dans des nappes de brumes. À chaque écoute, elles me laissent comme figé, enveloppé d’un silence mélancolique. Elles sont empreintes d’une saudade aux nuances délicates et profondes, nuances qui leur donnent un arrière-fond énigmatique où l’on pressent que derrière ces chansons, il y a des passages secrets qui pourrait, si on le voulait, nous amener vers nos vies passées, présentes, futures. Derrière l’apparente immobilité qui se dégage de ces sept chansons, il y a comme l’amorce d’une grande respiration, d’une vie qui renaît et ne demande qu’à remplir nos âmes. Comment s’appellent-elles ? Ou plutôt, comment s’appelle ce disque ? 

C’est comme une montre calculatrice que ta grande tante te ramène de l’empire du milieu au mitan des 80’s. Sauf qu’elle est possédée et enrichie par tout ce qui est arrivé depuis. Et que tu es prêt à défoncer des cartons de déménagement pour en retrouver immédiatement la trace. Où comme le jour de la mort d’