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Naked Roommate – Do The Duvet (Upset! The Rhythm)

« Je suis le bébé. » C’est l’affirmation répétée tout au long du premier album des Californiens de Naked Roommate. Hommage au nain du roi Stanislas, à l’Epépé de Ferenc Karinthy, simple babille… ou revendication d’une innocence et d’un amour du jeu qui renvoie à toute une tradition de la pop et du post punk ? On ne saurait dire. De mémoire, on n’a jamais vu de bébé avec une si solide éducation, maîtrisant autant son propos et jouant avec tant de charme de sa candeur et de son espièglerie. Continuer la lecture de « Naked Roommate – Do The Duvet (Upset! The Rhythm) »

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Blind Test : Sylvie Simmons

Sylvie Simmons écoute des poèmes de Leonard Cohen au Jewish Museum de New York en 2019 / Photo Twitter

Alors qu’elle sort Blue on Blue, son superbe deuxième album qui, comme son prédécesseur, a été produit par Howe Gelb et dont elle nous a longuement parlé ici, Sylvie Simmons a accepté de se prêter au jeu d’une sorte de blind test. L’occasion de vérifier que parler de musique avec une personne qui, comme elle, a interviewé tout le monde ou presque, c’est, par exemple, commencer par parler de Tom Waits pour rebondir aussitôt sur ce que Johnny Cash prenait au petit déjeuner. Continuer la lecture de « Blind Test : Sylvie Simmons »

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Blind Test : Sylvie Simmons (English version)

Sylvie Simmons listens to poems by Leonard Cohen at the Jewish Museum, New York, 2019 / Photo Twitter

As she releases Blue on Blue, her superb second album which, as its predecessor, has been produced by Howe Gelb, Sylvie Simmons has indulged to do a mix between a blind test and a playlist for us. Which leads us to realize that chatting about music with someone who, like her, has interviewed almost everyone in rock music, is, for instance, starting to talk about Tom Waits to quickly sliding to what Johnny Cash used to have for breakfast. Continuer la lecture de « Blind Test : Sylvie Simmons (English version) »

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Rose City Band, Summerlong (Thrill Jockey)

Rose City BandUn aveu s’impose d’emblée : à tort, sans doute, on n’avait jamais fait grand cas des déclinaisons multiples de l’œuvre musicale de Ripley Johnson avant qu’il en inaugure l’an dernier cette version un peu décalée et nettement épurée. Un premier album autoproduit, confidentiellement diffusé à compte d’auteur en mai 2019 puis réédité aux premiers mois de l’année du Pangolin par Thrill Jockey – Rose City Band (2019) – puis, dans la foulée, ce Summerlong estival et discret qui confirme et prolonge une première impression saisissante : loin des stridences néo-psychédéliques de Wooden Shijps et de la pop synthétique de Moon Duo, c’est dans cette configuration pastorale et presque nonchalante que Johnson parvient à se rapprocher de l’essentiel. Continuer la lecture de « Rose City Band, Summerlong (Thrill Jockey) »

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Sylvie Simmons – Les Mots bleus

Sylvie Simmons
Sylvie Simmons

Six ans après le très sobrement nommé Sylvie, un premier album qui avait fait forte impression, Sylvie Simmons ressort son ukulélé (!) et présente Blue on Blue, un deuxième LP qui semble l’installer enfin comme une chanteuse à part entière, et plus seulement comme une “journaliste ayant enregistré un disque”. Mais, derrière cette réussite, il y a également l’histoire d’une gestation très mouvementée et marquée, notamment, par un grave accident, par une interruption de deux ans dans le processus d’enregistrement et, surtout, par l’idée que ce disque a vraiment failli ne jamais voir le jour. Continuer la lecture de « Sylvie Simmons – Les Mots bleus »

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Dump, That Skinny Motherfucker With The High Voice (Shrimper, 1998)

Tout l’été, les albums qui ont échappé aux radars des plateformes de streaming.

Il y a quelques jours, la chaîne de télé du net Cinephobe s’apprête à diffuser une version inédite du film I’ll Do Anything de James L. Brooks. Cette version, Graal des adeptes du cinéaste américain, serait le fameux mais invisible montage avec la musique composée à l’époque par Prince (dont neuf chansons) et rejeté au dernier moment. Alors que les communautés cinéphiles s’activent à planifier la récupération des données, quelques heures avant la programmation, tombe une malheureuse nouvelle : la chaîne fait part d’un message reçu en dernière minute. Il s’agit du redoutable cabinet Fredrikson qui gère, depuis la mort de la star, ses droits. Froidement, fermement, les juristes et avocats intiment l’ordre de ne pas diffuser ce programme, sous peine de poursuites dévastatrices. Avec un définitif : pouvez-vous nous joindre par courrier électronique pour signifier que vous avez bien compris ? Compris ? Continuer la lecture de « Dump, That Skinny Motherfucker With The High Voice (Shrimper, 1998) »

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Alain Bashung – Novice

Dans l’album de Bashung se cache la proposition d’un monde, celui créé par David Lynch dans « Twin Peaks ».

Laura Palmer dans Twin Peaks de David Lynch.

… Et tous ces artistes pourquoi chantent-ils ?
Pourquoi ? Peut-être parce qu’ils sont mal placés dans leur époque, parce qu’ils s’y sentent dépaysés. Tout simplement.
Comme le Alain Bashung de Novice ?
Oui. Continuer la lecture de « Alain Bashung – Novice »

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TJO reprend « Cruel Summer » de Bananarama

TJO, aka Tara Jane O’Neil

J’ai une hypothèse : on finit toujours, un jour ou l’autre, par croiser le chemin de Tara Jane O’Neil. Au hasard d’une performance, d’un film ou d’un concert plus ou moins confidentiel, ou bien au détour d’une compilation faite par un total inconnu, dont vous ne savez absolument rien mais que vous voudriez encore aujourd’hui remercier mille fois pour vous avoir un jour permis d’écouter obsessivement un seul et même disque une année toute entière ou presque.

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