
Comme souvent avec moi, tout commence par une anecdote. Ou plutôt un souvenir. Un souvenir assez précis, pourtant vieux d’un tout petit plus de trente ans. Le souvenir d’une première fois, la première fois à New York, dans les frimas du mois de janvier 1994 (ou peut-être décembre 1993 – j’ai un léger doute) : neige un peu partout, la silhouette de Manhattan qui se découpe sur un fond gris anthracite, froid à couper au couteau, fumée qui s’échappe des gobelets en carton…
Depuis quelques mois, je suis pigiste à Rock and Folk dont la rédaction en chef a été confiée en début d’année 1993 à Philippe Manœuvre, déjà un peu star mais pas encore nouvelle. Il a un nom, un passé à la télé, à la radio et dans la presse écrite. On ne dirait pas comme ça mais il connait aussi bon nombre de ses collègues britanniques qui comme lui, ont vécu aux premières loges l’irruption du punk et l’éclosion de l’après-punk. Alors, il en met certains à contribution. Il embauche ainsi le photographe Dennis Morris, qui de plus vit à l’époque à Paris… Continuer la lecture de « Dennis Morris, l’homme qui tombe à PIL »

Profondément dylanophile depuis toujours ou presque (situons la scène primitive, blonde sur blonde, autour de 1970), 
Il est rare de demeurer, dix ans après la première rencontre, sous le coup d’une surprise dont l’intensité semble presque croître à chaque occurrence. Plus forte, même, à chaque rendez-vous. A l’étonnement initial – celui de tomber amoureux des 


