
Il était 5h55 quand j’ai ouvert les yeux, horaire tout à fait inattendu pour un dimanche matin. Il était encore trop tôt pour me lever aussi, inspiré par l’actualité de la veille, j’ai retrouvé L’amour n’oublie jamais, l’autobiographie d’Ari parue en 2001 chez Pauvert. L’ouvrage a la particularité de n’être signé que son prénom, ce dont il s’explique en préambule : “Finalement, de Päffgen ou de Boulogne – mon nom d’adoptivité – seul celui d’Ari est resté, comme si même les noms de mes familles pouvaient résister à la corrosion de mon existence.” En page 18, j’ai lu : “Le 11 août 1962, à 5h55 du matin, je suis mis au monde par césarienne, cicatrice sur un corps parfait”. 5h55, l’heure précise de mon réveil. J’ai été réveillé par le fantôme d’Ari. Continuer la lecture de « J’ai été réveillé par le fantôme d’Ari »




The Wireless Revolution n’est sorti que depuis quelques jours et le constat s’impose avec la même évidence implacable qu’à l’accoutumée : il est déjà devenu difficile d’écouter autre chose que ces chansons incrustées tout près du cœur. Pourtant, en dépit de cet intitulé trompeur qui évoque ironiquement le Grand Soir technologique, rien n’a vraiment changé dans l’univers désormais délicieusement familier d’
Nombreux sont les artistes qui, après avoir réalisé un ou deux albums remarquables, ne tiennent pas la distance et, abandonnés par l’inspiration, perdent leur magie, tombant dans la banalité. 