
Même ses admirateurs les plus inconditionnels ont dû, au fil des ans, finir par s’incliner devant le poids écrasant des évidences. Cela fait bientôt dix-sept ans – Rockin’ The Suburbs, 2001 – que Ben Folds n’est pas fichu d’enregistrer un album intégralement réussi. Entre facilités d’écriture et fausses bonnes idées inabouties (les collaborations successives avec Nick Hornby ou Neil Gaiman, la reformation du trio des origines, la tentative à moitié convaincante de fusion néoclassique avec yMusic en 2016), le pianiste surdoué est devenu une sorte de spécialiste du mi-cuit, un prince du verre à moitié vide. Alors que sa discographie semble de plus en plus s’enliser dans une forme de routine, quelles raisons reste-t-il de s’enthousiasmer à l’approche d’un de ses rares concerts parisiens ? Continuer la lecture de « Ben Folds – J’entends plus la guitare »

La trajectoire de
Depuis Los Angeles, cité des rêves déchus, épicentre de l’industrie du film et en partie de la musique, The Nerves n’auront, en quatre années d’existence (1974-1978), sorti qu’un unique EP 4 titres, auto-publié en 1976. S’ils n’ont guère laissé une discographie pléthorique, il serait cependant malheureux de s’en tenir à ce court curriculum vitae tant le groupe marqua les esprits, a posteriori de son existence.
Tout est joué depuis bien longtemps, c’est entendu. Et alors ? Pour qui refuse de restreindre son inextinguible soif de découverte musicale dans un monde et une époque où l’inouï est en voie de disparition, les solutions ne sont pas nombreuses. En l’occurrence, il n’y en a probablement que deux – pas forcément incompatibles d’ailleurs : investir dans une énième réédition modérément augmentée de 
Day one. 