
C’est la seconde fois que nous sommes amenés à faire un bilan de l’année écoulée, et ce sera peut-être la dernière car l’exercice brille souvent par son incapacité à retranscrire les sensations perçues au cours des douze derniers mois. De surcroît, à l’époque où des clips sur YouTube ont remplacé des singles dans des disquaires de briques et mortier, les albums ont-ils toujours autant de sens ? Chez certains artistes, qui rééditent leurs disques de nombreuses fois avec de nouveaux titres afin de booster les écoutes sur les sites de streaming, peut-être pas, pour ceux que nous défendons ici, somme toute, oui. Il y a toujours cette notion presque artisanale de créer une œuvre aux contours définis. Peut-être celle-ci – comme nos classements respectifs – prendra-t-elle un jour une autre forme. Il est d’ailleurs tout autant probable qu’avec le recul des années, cet exercice de style se modifiera et s’affinera. Pour l’instant, nous vous livrons les listes de chacun des auteurs ci-dessous sans filtre, brutes, histoire que vous puissiez identifier ceux avec lesquels vous avez le plus d’affinités (tout le monde fait ça, rassurez-vous, vous pouvez cliquer sur leurs noms) et que vous y découvriez un, soyons fou, plusieurs disque(s) à chérir et à votre tour. Une chose est cependant sûre : ces albums ont piqué notre curiosité en 2019, nous avons eu envie d’en défendre un certain nombre sur ce site et il n’y a pas de raison que cela soit différent en 2020.

La figure du musicien-théoricien a toujours été singulière dans le domaine des musiques populaires : de
Pourquoi lui plutôt qu’un autre ? Peut-être pour les quelques souvenirs qu’il m’avait laissés ou bien parce que ce soir, je n’(en) attendais pas grand-chose si ce n’est des moments de beauté qui viendraient se glisser entre les silences. Pourquoi l’avoir acheté à l’époque d’ailleurs ? Sûrement la pochette et les quelques histoires que j’avais lu sur lui. Ou peut-être ces mots lus récemment – « ….simplicité qui donne de la profondeur. » – ces mots qui m’ont fait penser à
Le disque de commande, ou plus précisément de résidence pourrait devenir un genre à part entière dans les prochaines années. Plutôt réservée aux arts plastiques, aux vidéastes ou aux écrivains, la résidence est devenue en effet un moyen pour les musiciens de préparer des concerts ou de futurs enregistrements dans de bonnes conditions. Ce glissement témoigne, d’un côté, de la nécessité pour les groupes de trouver des moyens de subsistance complémentaires aux concerts et à la vente de disque et de l’autre, de la nécessité pour les institutions (les fameuses SMAC notamment) de se diversifier et de rendre visible leurs actions auprès de leurs tutelles, communales ou régionales. Voilà pour la tambouille. 


