« Je travaille dur sur la musique, beaucoup moins sur ma personnalité » confiait Alex Giannascoli à Pitchfork dans l’une de ses dernières interviews. A presque 30 ans, le Philadelphien reste un garçon discret, peu enclin à mettre des mots sur sa musique ou à éclairer ses textes, ce dont se charge sa communauté qui, particulièrement assidue sur Youtube et Reddit, s’empresse de retranscrire et de disséquer les paroles de chaque inédit capturé sur scène. Comme Kurt Cobain qui, en 1993, déclarait sans scrupules que ses chansons n’avaient aucune signification, Giannascoli, interrogé sur le sens du titre de son dernier album, God Save the Animals, répond que non, il ne croit pas particulièrement en Dieu, n’aime pas les animaux plus que quiconque, mais a simplement éprouvé quelque-chose en combinant ces termes. Ce qui donne envie, pour une fois, de prendre son exemple et de se fier à l’impression spontanée plutôt qu’à l’interprétation, au ressenti comme seul guide d’écoute de cette nouvelle sortie.
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On est le 21 avril 2006, aux alentours de 8h30 dans la cour de mon collège de Haute-Savoie. J’ai 14 ans et ce matin-là, je suis surexcitée au moment de faire la bise à mes copines. Je leur raconte que la veille au soir, j’ai regardé en direct sur Canal+ 



Satanée chaleur. On a beau vivre le présent comme on peut, elle vient tout écraser sans prévenir. A-t-on le choix de se libérer d’elle ? Pas vraiment, à moins d’actionner des aides qui ne feront qu’accentuer sa présence à l’avenir. Le serpent qui s’avale tout seul au fil du temps… Nous choisissons de nous aérer la tête avec des nouveautés pop moderne. Voici notre salve pour les beaux jours, cent pour cent fraîche, ma bonne dame. En espérant qu’on ne nous rejoue pas en boucle L’Été Meurtrier.