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La Mirastella, Girasonico (autoproduit)

L’été dernier, j’avais préparé deux sélections musicales autour de la coupe du monde de Football, le parallèle entre 1998 et 2018 étant particulièrement attirant. Étant du genre à aimer le rock d’origine variée, c’est à dire autre qu’américaine ou britannique, j’avais associé cette idée à une autre : trouver des morceaux aux provenances les plus diverses. Honnêtement, j’avais eu quelques difficultés pour le Chili, sélectionné (et sensation) en 1998. Le pays possède pourtant désormais une jolie scène psychédélique autour de formations telles que Holydrug Couple, Föllakzoid et Chicos de Nazca, mais honnêtement, en dehors de Pànico, qui eut ici un certain succès critique il y a une quinzaine d’années, je ne pense pas avoir été capable de citer de tête autant de formations issues du pays sud américain. Continuer « La Mirastella, Girasonico (autoproduit) »

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Selectorama : Antoine Kogut

Antoine Kogut / Photo : Rebekka Deubner
Antoine Kogut / Photo : Rebekka Deubner

Après avoir fait ses armes au sein de Bon Voyage Organisation, Antoine Kogut avait marqué les débuts du label éclectique Antinote de sa touche instrumentale ambitieuse, comme sur le génial single Lovventura / Latomia. Sur Liquid Silver Dream (2015), l’unique album de Syracuse, le duo qu’il formait avec Isabelle Maitre (qui désormais se fait appeler Epsilove), délivrait une synthpop aux touches house que n’auraient pas renié les seigneurs de la scène baléarique. Seul maître à bord désormais, il refait parler de lui avec Sphere Of Existence sur Versatile, un songe en sept morceaux aux volutes référencées. Continuer « Selectorama : Antoine Kogut »

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Selectorama : Xavier Boyer

Xavier Boyer
Xavier Boyer / Photo : JB Ambrosini

Ce week-end, les indie kids avertis seront (presque) toutes et tous au Paris Pop Fest au Hasard Ludique. Samedi, gardez un peu de votre attention et de votre passion pour Xavier Boyer. Si Lawrence est la tête d’affiche, il serait dommage de passer à coté du Normand, l’un des plus beaux orfèvres de la pop d’ici, dont les deux albums nous ravissent. Une carrière solo plus succincte que celle de son autre groupe (Tahiti 80), mais au charme unique qui depuis vingt ans nous séduit toujours. Après avoir discuté avec lui du Mot‘ il y a quelques mois, nous sommes ravis de l’accueillir pour un second Selectorama, fort du différent du précédent mais certainement tout aussi attachant et intéressant. Continuer « Selectorama : Xavier Boyer »

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Grand Blanc, Image au Mur (Entreprise/A+LSO)

Grand Blanc suscite dégoût ou excitation, et certains adjectifs fleurissent à son égard pour parfois formuler un rejet net. D’autres, en revanche, le voient comme la relève de la french pop (que l’on aime ici), le calant sur un piédestal à filer le vertige aux allergiques. Bref, à défaut d’un genre musical précis et comme tant d’autres, Grand Blanc réhabilite le pour et le contre, non pas dans les colonnes de sites ou magazines, mais dans la vie. Et c’est ça finalement qui est le plus étonnant. Continuer « Grand Blanc, Image au Mur (Entreprise/A+LSO) »

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François de Roubaix, Le Saut de l’Ange / R.A.S. (Transversales Disques)

L’œuvre de François de Roubaix (1939-1975) fait désormais partie des figures consacrées par toute une constellation de musiciens et artistes contemporains, au même titre que celle de Jean-Jacques Perrey, par exemple. A l’écart ou dans les marges de l’avant grade « officielle » et de son ambition radicalement moderniste, certains pionniers et expérimentateurs ont en effet pu façonner dès les années 1960/1970 les coordonnées esthétiques d’une pratique de l’électronique désormais omniprésente. Continuer « François de Roubaix, Le Saut de l’Ange / R.A.S. (Transversales Disques) »

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Melody’s Echo Chamber, Bon Voyage (Domino)

Plus de cinq ans après son remarquable prédécesseur, Bon Voyage, second album de Melody Prochet, voit le jour tel un miracle. Le miracle d’un nouveau printemps, recouvrant pour la provençale de longues années de peines et de désillusions. Parmi elles, une rupture avec le leader de Tame ImpalaKevin Parker, allié de vie et de travail, soldée par deux ans d’efforts solitaires sur des compositions débutées en duo ; avant le renoncement. L’annonce d’un retour l’an dernier puis, comme un coup du sort, un grave accident et des mois de convalescence. Continuer « Melody’s Echo Chamber, Bon Voyage (Domino) »

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Pastel Coast

Pastel Coast / Photo : Jessy Hochart

Qui ?

Quentin ISIDORE  (Voix)
Simon CADART (Basse)
Hugo ADAMSKI (Guitare)

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Restons Sérieux, trois ans de turbulences francophiles

Guerre Froide

Dans quelques jours, le Supersonic accueille pour la troisième année consécutive le festival Restons Sérieux, imaginé par l’équipe de programmation de la salle de concert du XIIe arrondissement. Créé initialement sur un coup de tête autour de la date du 14 juillet, histoire de trancher avec la fête nationale « militaire et républicaine » (dixit Romain Meaulard) , le festival – qui s’étale sur une semaine – est désormais un incontournable pour tous les amateurs de musique francophone « weirdo » hors des chapelles de genre (ou du moins toutes à la fois). Continuer « Restons Sérieux, trois ans de turbulences francophiles »

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Bernard Estardy – Le géant aux doigts d’or (2ème partie)

Bernard Estardy, le Baron, mettant au point sa formule.

On a déjà évoqué dans la première partie de cet entretien avec Julie Estardy, le côté anglo-saxon du génie de son père, Bernard Estardy, son éclectisme musical, cette aptitude à passer sans le moindre cynisme des musiques savantes ou ambitieuses (Manset, Ferrer) aux rengaines les plus populaires (Carlos, Jean-Pierre François…). On a longuement évoqué cette vitalité et cette générosité inépuisables qui lui permettaient, un jour, de sculpter des cathédrales sonores (La Mort d’Orion de Manset, Le Lac Majeur de Mort Shuman, La Veuve de Joe Stan Murray de Julien Clerc, L’Albatros de Joe Dassin…), et le lendemain, de façonner des tubes taillés pour les pistes de danse (Magnolias For Ever, Alexandrie Alexandra, apothéose de sa collaboration avec Claude François, le J’attendrai de Dalida avec sa rythmique disco imparable ou, dans un autre genre, le Jolie Poupée de Bernard Menez, le Papayou de Carlos). Mais justement, s’inspirait-il de modèles étrangers pour la prise de son ou le mixage ? Et plus largement, s’intéressait-il à la pop anglo-saxonne ? Continuer « Bernard Estardy – Le géant aux doigts d’or (2ème partie) »