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Dans les terres d’Ecosse / Les oubliés #5 : One Dove

One Dove

Dans le monde des musiques dites actuelles (© mairies et collectivités territoriales), il existe un “avant” et un “après” la métamorphose de Primal Scream – amorcée avec les singles Loaded et Come Together en 1990 et parachevée avec l’album extasié Screamadelica un an plus tard – car le groupe de Bobby Gillespie a fait exploser les dernières frontières existant entre le rock et les musiques électroniques. Continuer « Dans les terres d’Ecosse / Les oubliés #5 : One Dove »

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Dans les terres d’Ecosse / Les oublié(e)s #3 : Rose McDowall

À peine plus haute que Minnie, rêvant d’ailleurs d’épouser Mickey alors qu’elle grandit dans l’un des quartiers les plus défavorisés de Glasgow, Rose McDowall voit sa vie basculer avec l’arrivée du punk et un concert des Ramones. Un soir de 1976, elle se fait donc la même réflexion que bon nombre d’adolescents britanniques de l’époque : “S’ils peuvent le faire, nous aussi !” Après avoir fondé The Poets, elle s’acoquine au début des années 1980 avec sa concitoyenne Jill Bryson : sous le nom de Strawberry Switchblade, cheveux crêpés à faire pâlir Siouxsie de jalousie et accoutrées de robes de poupées – de préférence à pois et aux frous-frous exubérants –, les deux jeunes filles glissent sous une couche de vernis pop chatoyant une jolie dose de mélancolie. Continuer « Dans les terres d’Ecosse / Les oublié(e)s #3 : Rose McDowall »

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Dans les terres d’Ecosse / Les oubliés #1 : Paul Haig

Paul Haig

Tout comme Davy Henderson, c’est à Édimbourg que Paul Haig passe à l’acte pour assouvir ses ambitions musicales à la fin des années 1970. À cette époque, en Écosse, presque tous les adolescents préfèrent la scène punk d’outre-Atlantique (Talking Heads en tête) et vénèrent le Velvet Underground. Le groupe que le jeune Haig forme avec son comparse guitariste Malcolm Ross n’échappe pas à la règle. Juste avant de sortir un premier single (Chance Meeting sur le label Absolute) en novembre 1979, TV Art se métamorphose en Josef K, d’après le nom de l’anti-héros du roman de Franz Kafka, Le Procès. Continuer « Dans les terres d’Ecosse / Les oubliés #1 : Paul Haig »

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Playlist d’été #1 : L’école des femmes

“Sans raison valable – je crois –, l’été m’a toujours semblé une saison mélancolique – la douceur des soirées, peut-être ? Sans raison valable, les voix féminines m’ont toujours semblé plus mélancoliques que celles de leurs homologues masculins – la douceur du timbre, peut-être ? Alors, j’ai imaginé la bande son – plus ou moins originale – qui pourrait accompagner n’importe quel songe d’une nuit d’été. Les miens, en tout cas. Et les vôtres aussi, peut-être”.

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Phoenix – Pour TTBC* au TINALS 2018

Ce que tu dois savoir pour épater voisine(s) et / ou voisin(s) au concert de Phoenix.

*TTBC = Trying To Be Cool
Phoenix live / Collection personnelle Phoenix

 

Que tu le veuilles ou non, que tu retournes le problème dans tous les sens, que tu les haïsses ou les vénères, il n’existe qu’une seule certitude : Phoenix est le groupe le plus übercool (© Paul Smith de Maxïmo Park) de la planète pop – ce qu’étaient par exemple les Beastie Boys à la fin du siècle dernier. Accueilli dans l’Hexagone avec suspicion à la sortie du pourtant inusable United en 2000 (trop jeune, trop beau, trop french, trop versaillais blah blah blah), le groupe a fini par revêtir les habits (sur mesure, les habits) de fils prodigues après la sortie de l’irrésistible Wolfgang Amadeus Phoenix en 2009, couronné par un triomphe aussi gigantesque qu’international. Continuer « Phoenix – Pour TTBC* au TINALS 2018 »

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Dragon Rapide, See The Big Picture (Freemount Records)

C’était au siècle dernier. Dans les pages de feu l’hebdomadaire anglais Melody Maker (il me semble), le meilleur journaliste de sa génération (avec Bob Stanley) expliquait à quel point les trios offraient une dynamique différente des autres groupes, avaient cette obligation vitale de trouver « l’équilibre parfait », citant entre autres exemples Young Marble Giants, The Go-Betweens des origines ou les stars de l’époque, Nirvana. Continuer « Dragon Rapide, See The Big Picture (Freemount Records) »

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John Moore, Knickerbocker Glory (The Germ Organization)

Cet homme-là a déjà vécu mille vies. Et je me demande bien pourquoi il n’a jusqu’alors jamais pris le temps de les raconter par écrit – note pour plus tard : lui poser un jour la question. Membre de The Jesus & Mary Chain à l’époque où ça avait vraiment de la gueule (Darklands, 1987), prêt à devenir Idol à la place de Billy le temps d’une carrière solo expéditive placée sous le signe du cuir noir, à la recherche de la rédemption sous un nom peu engageant (Revolution 9, quand même), éminence grise avec l’Auteur Luke Haines du trio mixte et caustique Black Box Recorder, importateur d’absinthe en Grande-Bretagne, ventriloque, père, peintre, dandy adepte d’une vie bohème : John Moore a été / est tout cela à la fois – je dois même oublier quelques lignes à ce CV extravagant. Continuer « John Moore, Knickerbocker Glory (The Germ Organization) »

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Sr. Chinarro

Ce n’est pas le genre de la maison, et pourtant… Antonio Luque, unique tête pensante du groupe sévillan Sr Chinarro se retourne sur son passé et réunit sur une compilation cinq singles et EP depuis longtemps épuisés, vestiges de sa première vie artistique, alors que l’homme donnait l’impression d’ériger, à chaque nouvelle chanson, le spleen en idéal.

Peut-on décemment broyer du noir sous le soleil andalou ? À l’écoute des dix-huit titres de la compilation Balones Fuera – Epés reunidos (1993-2002), disque “virtuel”, uniquement disponible pour le moment en téléchargement ou streaming – mais je m’occupe d’une pétition et d’une page Facebook pour changer fissa cette situation absurde –, il semblerait que oui.
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Felt : une déclaration

Projet né de l’imagination d’un seul homme à la fin des années 1970, Felt reste une sorte d’OVNI dans l’histoire de la pop indépendante britannique. Entre autres raisons à cause de la légende qui voudrait que l’énigmatique Lawrence, qui rêvait de se faire un nom à partir de son seul prénom, ait planifié l’existence de son groupe à géométrie très variable : 10 ans, 10 albums, 10 singles. Dont acte. Ainsi, depuis un dernier concert donné le 19 décembre 1989, Felt continue de susciter passions et vocations, alors que son mentor, réincarné entre temps en Denim puis Go-Kart Mozart, se refuse à toute reformation. Mais peaufine de temps à autres des rééditions, comme en témoignent les… six années passées sur de nouvelles versions à paraître en 2018.
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