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FAME 2019 : Daniel Darc, Pieces Of My Life de Marc Dufaud et Thierry Villeneuve

Daniel Darc : Pieces Of My Life
« Daniel Darc : Pieces Of My Life » de Marc Dufaud et Thierry Villeneuve
FAME 2019
En partenariat avec le festival FAME

Le tweet m’a été adressé le 28 février 2013 – ou peut-être le 1er Mars. Le compte venait d’être créé et l’utilisateur n’avait pas pris la peine de mettre une photo de profil. “Lorsque j’ai appris la mort de Daniel Darc, j’ai tout de suite pensé au concert où nous étions allés”.

Nous, c’est elle et moi. Une aventure de courte durée — dont je me souviens très bien car, une fois n’est pas coutume, c’est moi qui y avais mis terme (au retour de mon périple australien, pour ceux qui suivent). Nous ne nous sommes jamais revus – mais j’ai appris après cette (re)prise de contact éphémère qu’elle était sociologue et chercheuse au CNRS.

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Selectorama : Olivier Martinelli

Olivier Martinelli, « Mes nuits apaches » / Illustrations : Topolino

Nous ne nous sommes jamais rencontrés. Mais nos routes se sont déjà croisées. Il y a plus d’une dizaine d’années. J’avais reçu au bureau un petit roman (par le nombre de pages) d’un auteur dont je n’avais jamais entendu parler mais dont le titre, Fanzine, avait suffisamment éveillé ma curiosité pour que je prenne la peine d’en lire les premières pages. J’avais été ensuite incapable de le reposer, le terminant d’une traite, emballé par tout ce qui s’en dégageait : l’histoire, le style, les références, les ascendances… Il y était question “d’émois et de mort, de regards fiévreux et de découvertes, de regrets et d’espoirs”, avec le rock et John Fante en toile de fond. Autant dire que par ici, on n’était pas loin du sur mesure.

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Quiet art – Quelques souvenirs autour des Go-Betweens

Australie, 1989 / Photo : Florence Dyan

C’est le 15 août. Un mardi. Je m’en souviens, car sur l’une des photos prises ce jour-là dans le hall de l’aéroport de Roissy, deux amis et moi (je suis le seul à partir), tout sourire dehors, posons fièrement avec un exemplaire de France Football (c’était le jour de parution du magazine). Partir ? Oui, pour l’Australie, avec un couple – couple qui se défera pendant le voyage aller, mais tout s’est bien passé. Une idée qui nous était venue pendant l’année universitaire, après avoir rencontré deux Australiennes à Paris (Alicia et Carolyn – entre nous, j’étais plus Carolyn, mais j’appris plus tard que j’aurais dû être plus Alicia). Pour moi, ça tombait bien. Car j’étais en pleine période australienne. The Saints, The Aparments (qui n’ont sorti alors qu’un seul album), The TriffidsThe Church, Crime & The City Solution, Nick Cave & The Bad Seeds et tout en haut de mon affiche, The Go-Betweens.

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Elefant Records 30 : Le Mans

Elefant Records Le Mans
Benicassim août 95 / Photo : Michelle Pavlou

Pour mieux fêter cette année les 30 Ans d’Elefant Records (petit label madrilène devenu grand, dirigé par l’infatigable Luis Calvo, soutenu depuis toujours par Montse Santalla), Section26 va multiplier cette année les articles racontant les destinées improbables de certains artistes, disques et autres petites choses liées à la passion musicale. Il était a priori impensable de ne pas commencer cette série par Le Mans, qui fut longtemps le groupe totémique de la structure ibérique. Continuer « Elefant Records 30 : Le Mans »

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Les treize coups de minuit

Treize à la douzaine… Plus que des albums – exception faite du tourneboulant Chemin Vert de Joseph Fisher –, ce sont des chansons qui ont marqué mon année 2018. Des coups de foudre, des retrouvailles, des questions sans réponse, des réponses sans question, quelques larmes, des hochements de têtes et des envies de tapoter du pied : c’est un peu de tout cela que l’on retrouve ici – mais surtout, à chaque fois, des mélodies qui visent droit au cœur. A vous de (les) jouer, désormais.

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Selectorama : Lisa Balavoine

Lisa Balavoine

Deux coups de cœur en une seule année, ça fait quand même beaucoup penseront certains… Du premier, qui dure trois minutes et quelque et s’intitule Swimming – première chanson de jeunots australiens cachés sous le nom d’Ultracrush (mais tellement) –, j’ai déjà beaucoup parlé. Sur le second, je suis resté jusque-là plus discret. Paru en début d’année 2018 – mais découvert il y a à peine quelques semaines –, Éparse est le premier roman de Lisa Balavoine – enseignante de jour, écrivaine de nuit (c’est rarement l’inverse) –, responsable d’un livre dont la forme est aussi personnelle (une succession de scènes et flashes de son existence évoqués dans le désordre forment un drôle de puzzle que le lecteur tente de reconstituer) que le fond est universel – comment (sur)vit-on après une séparation et ce qui en découle… Universel à tel point qu’on a l’impression de se retrouver parfois face à son propre portrait. Contrairement à Dominique A (Le Courage Des Oiseaux fait une brève apparition dans le livre) qui conte sa Vie En Morceaux, la jeune femme, dont on jurerait qu’elle est la fille de Nick Hornby (une certaine tendresse pour les listes) et Annie Ernaux (le quotidien en guise de seul décors), dévoile, elle, des morceaux de sa vie, armée d’une intrigante “impudeur pudique”…

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